Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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17 Puis le septième
TRseptième ange répandit sa coupe dans l’air
et il sortit du sanctuaire une grande voix du trône qui disait : — C’en est fait !
18 Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres
et un grand tremblement tel que jamais depuis que l’homme est sur la terre
il n’y eut tremblement de terre aussi grand.
19 La grande cité fut divisée en trois parties
et les villes des nations s’écroulèrent
et Dieu se souvint de Babylone la grande
pour lui faire boire la coupe du vin de son ardente colère.
20 Toutes les îles s’enfuirent
et l’on ne retrouva plus de montagnes.
21 Et des grêlons énormes de près d'un talent tombèrent du ciel sur les hommes
et les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle
parce que ce fléau était très grand.
1,1–22,21 NARRATION Construction d'un espace qui transcende l'espace
, Patmos, (photographie numérique, 2013)
Quand l’île a un relief aussi torturé que Patmos, elle s’avère à la fois solide et fragile: trouée vers le ciel par le vent et par l’eau et en constant contact avec les enfers à travers les séismes. À Patmos, le haut et le bas, l’ici et le là-bas se mêlent; on est assez suspendu entre ciel et terre. Et de fait, il est difficile de suivre les mouvements du Voyant de l’Apocalypse et de le situer précisément au fil du récit, entre rivage et mer, montagne et désert, ciel et terre :
Il monte ensuite deux étapes :
Le voyant semble alors entre ciel et terre, entendant des voix venant du ciel (Ap 14,2.13).
Il est donc bien difficile de situer le Voyant. Finalement, le lieu où l'on est toujours le plus certain de se trouver, c’est encore la page du livre. Et justement, l'apocalypticien ne cesse de comparer le monde à un livre Procédés littéraires Ap 6,12–16 ; 20,12–15 ; 22,7–10.18s
1–21 répandez les sept coupes La coupe est pleine
, Apocalipsis in dietsche (enluminure sur parchemin, 1401-1500), 84 x 24 cm, manuscrit, département des Manuscrits. Néerlandais 3, folio 17r
Bibliothèque Nationale de France, Paris (France) © Domaine Public→
Les morts sont partout, de la rivière jusqu'aux décombres des villes, en passant par les crevasses des montagnes. L'artiste pousse le soin du détail jusqu'à représenter ceux qui se « mord[ent] la langue de douleur » (Ap 16,10), dans ce groupe d'hommes au-dessus des eaux du premier plan.
1,1–22,21 Allusions à l'Apocalypse