Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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2 avec qui les rois de la terre se sont souillés
et qui a enivré les habitants de la terre du vin de son impudicité.
5 un nom mystérieux écrit au front :
« Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. »
16 et les dix cornes que tu as vues sur la bête
celles-ci haïront la prostituée
Vforniqueuse, elles la laisseront
Vrendront déserte et nue
en mangeront les chairs
et elle-même, la consumeront par le feu.
1–18 la grande prostituée Regardez-moi
(ca. 730-798), Commentaire sur l'Apocalypse (ca. 784), manuscrit, Latin 8878, folio 52v
Bibliothèque Nationale de France, Paris (France) © Domaine public→
L'inversion mariale caractérise ici la « grande prostituée », très couverte de bleu comme Marie. Seuls son voile écarlate, sa posture arrogante qui sied mal à l'intériorité de la Vierge et surtout son regard mauvais (sans oublier sa monture grimaçante) renseignent son identité infernale.
, Apocalipsis in dietsche (enluminure sur parchemin, 1401-1500), 84 x 24 cm, manuscrit, folio 20r, Département des Manuscrits. Néerlandais 3
Bibliothèque Nationale de France, Paris (France) © Domaine public→
Le jeu de regards est intéressant : la « grande prostituée » est dans une attitude de défi face à Jean qui la considère, indigné et « saisi » (Ap 17,6). Le tout n'échappe pas au regard du Christ au ciel, qui demeure impassible.
1,1–22,21 Allusions à l'Apocalypse