La Bible en ses Traditions

Apocalypse 17,2.5.16

Byz V S TR Nes

avec qui les rois de la terre se sont souillés

et qui a enivré les habitants de la terre du vin de son impudicité.

 un nom mystérieux écrit au front :

« Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. »

16 et les dix cornes que tu as vues sur la bête

celles-ci haïront la prostituée

Vforniqueuse, elles la laisseront

Vrendront déserte et nue

en mangeront les chairs

et elle-même, la consumeront par le feu.

Réception

Arts visuels

1–18 la grande prostituée Regardez-moi

Enluminure du 8e s. 

Beatus de Liébana (ca. 730-798), Commentaire sur l'Apocalypse (ca. 784), manuscrit, Latin 8878, folio 52v

Bibliothèque Nationale de France, Paris (France) © Domaine public→

L'inversion mariale caractérise ici la « grande prostituée », très couverte de bleu comme Marie. Seuls son voile écarlate, sa posture arrogante qui sied mal à l'intériorité de la Vierge et surtout son regard mauvais (sans oublier sa monture grimaçante) renseignent son identité infernale.

Enluminure du 15e s. 

Anonyme, Apocalipsis in dietsche (enluminure sur parchemin, 1401-1500), 84 x 24 cm, manuscrit, folio 20r, Département des Manuscrits. Néerlandais 3

Bibliothèque Nationale de France, Paris (France) © Domaine public→

Le jeu de regards est intéressant : la « grande prostituée » est dans une attitude de défi face à Jean qui la considère, indigné et « saisi » (Ap 17,6). Le tout n'échappe pas au regard du Christ au ciel, qui demeure impassible.

Cinéma

1,1–22,21 Allusions à l'Apocalypse

  • Ingmar Bergman, Det sjunde inseglet [« le septième sceau »] (1957).
  • Vincente Minnelli, The Four Horsemen of the Apocalypse (1961).
  • Andrei Tarkovski, Offret [« le sacrifice »] (1985).
  • Peter Jackson, The Lord of the Rings (en particulier le 3e film, 2003).