La Bible en ses Traditions

Cantique des cantiques 4,8–9

M G V
S

8 Avec moi,

G VViens du Liban, fiancée

Vpromise,   avec moi du Liban !

Gviens du Liban ! Tu viendras et tu traverseras

Vviens ! du Liban viens : tu seras couronnée !

MRegarde du sommet

Vde la tête de l’Amana, du sommet

Vde la cîme du Senir

G VSanir et de l’Hermon,

des tanières des lions, des montagnes des léopards...

8 …

M V
G S

9 Tu m’as ravi

Vblessé le cœur, ma sœur, ma promise, tu m’as ravi

Vblessé le cœur

par un seul de tes regards

Vyeux, par une seule des perles

Vun seul cheveu de ton collier

Vcou.

9 ….

Réception

Arts visuels

7s Interprétation mariale

Biblia Pauperum

Albrecht Pfister (1420-ca. 1466) , impr. et éd., Biblia pauperum (Bible des pauvres), (gravures sur bois et texte imprimé avec des caractères mobiles, 1462-1463), 18 folios, Bamberg, Allemagne,

Bibliothèque d’État de Bavière→ : Rar.4, © CC BY-NC-SA 4.0

 Ct 4,7-8 ; Is 45,7 ; Si 17,11 ; Jb 29,20 ; 1R 1,15-21 ; Est 2,16-17 

Panneau central : Marie est couronnée par son Fils dans la gloire du Ciel. La légende dit : Virgo coronata fruitur jam luce parata (La Vierge couronnée jouit désormais de la lumière préparée [de toute éternité].)

À sa gauche, Salomon (Ct 4,7-8) dialogue avec Isaïe (Is 45,7) ; à sa droite, ben Sira (V—Si 17,11) avec ... Job (Jb 29,20) ! 

En-dessous, à gauche : la reine Bethsabée intercède auprès du roi David pour qu'il désigne Salomon pour successeur (1R 1,15-21). L'imagier souligne le fait que Marie est la mère sans péché du nouveau Salomon.

En-dessous, à droite : Assuérus choisit Esther et l'introduit dans la chambre du roi de préférence à toutes les femmes (Est 2,16-17). De même, poursuit le texte, Marie accède au roi des Cieux, son époux et le fils unique du Père céleste... 

Musique

1,1–8,15 Écoutez le Cantique Un comédien interprète notre texte

Lecture du Cantique des cantiques, dans la traduction de BibleArt, Nicolas Geny, lecteur ; O.-Th. Venard, traduction

(enregistrée par David Bérard le 23 mars 2024, Avignon)

© BEST a.i.s.b.l.

Donnée en première mondiale le 1er février 2024 devant une trentaine de spectateurs réunis dans la « Salle d'embarquement » de la Galerie Hus→ à Montmartre, Paris, cette lecture par Nicolas Geny→ permet à l'auditeur un contact subtil avec notre traduction du Cantique en ses habits latins.

9 Au cœur

17e s.

Dieterich Buxtehude (1637/1639-1707), Membra Jesu Nostri -BuxW75- (6) "Ad cor", 1680

John Eliot Gardiner (dir.), Monteverdi Choir, English Baroque Soloists

© Licence YouTube standard→, Ct 4,9

Paroles

VI. Ad cor 1. Sonata 2. Concerto a 3 voci (SSB) Vulnerasti cor meum, soror mea, sponsa, vulnerasti cor meum. 3. Aria (Soprano 1) Summi regis cor, aveto, te saluto corde laeto, te complecti me delectat et hoc meum cor affectat, ut ad te loquar, animes. 4. Aria (Soprano 2) Per medullam cordis mei, peccatoris atque rei, tuus amor transferatur, quo cor tuum rapiatur languens amoris vulnere. 5. Aria (Bass) Viva cordis voce clamo, dulce cor, te namque amo, ad cor meum inclinare, ut se possit applicare devoto tibi pectore. 6. Concerto a 3 voci (SSB) Vulnerasti cor meum, soror mea, sponsa, vulnerasti cor meum.

VI. Au cœur : 1. Sonata 2. Concerto à 3 voix (2 sopranes, 1 basse) : Tu m'as blessé le cœur, ma sœur fiancée, tu m'as blessé le cœur. 3. Aria (Soprano 1) Salut à toi, cœur du plus grand des rois, je te salue d'un cœur joyeux, je me réjouis de t'étreindre et cela atteint mon cœur, inspire-le à te parler. 4. Aria (Soprano 2) Que ton amour se porte jusqu'à la moelle de mon cœur, ce cœur de pécheur et de roi, à l'endroit où ton cœur ravi se languit, frappé d'amour. 5. Aria (Basse) Avec la vive voix de mon cœur je crie : « cher cœur, puisque je t'aime, penche-toi vers mon cœur, afin qu'il puisse se coller contre toi, entièrement dévoué à toi. » 6. Concerto à trois voix (2 sopranes, 1 basse) : Tu m'as blessé le cœur, ma sœur fiancée, tu m'as blessé le cœur.

Composition

Membra Jesu nostri (en français « les membres de notre Jésus »), BuxWV 75, est un cycle de sept cantates composées par Dietrich Buxtehude, sur des poésies spirituelles du Moyen Âge, déplorant l'une après l'autre les plaies du Christ.