La Bible en ses Traditions

Exode 9,1–7

M G V
S Sam

YHWH

G VLe Seigneur dit à Moïse :

— Va vers Pharaon et dis-lui :

Gtu lui diras :

— Ainsi parle YHWH

G Vle Seigneur le Dieu des Hébreux :

— Laisse partir mon peuple afin qu’ils me servent.

Vqu’il m'offre des sacrifices.

...

Si tu refuses

GSi donc tu ne veux pas

VOr si tu refuses de le laisser partir

Glaisser partir mon peuple

V mais

Vet si tu le retiens encore

...

voici que la main de YHWH

G que la main du Seigneur

V: ma main sera sur ton troupeau qui est au champ

Gtes troupeaux qui sont dans les champs

Vtes champs

sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur les bœufs et le petit bétail :

Vsur les brebis : une peste très grave.

Gmort très grande.

Vpeste très lourde.

...

Et YHWH distinguera entre

Gje distinguerai en cette occasion entre

Vle Seigneur fera un miracle [distinguant] les troupeaux

Vpossessions d’Israël

Gdes Egyptiens et les troupeaux

Vpossessions des Égyptiens

Gfils d'Israël

rien

Vde sorte qu'il ne mourra

Vpérira rien de tout ce qui a été dit

Vappartient aux fils

Venfants d’Israël.

...

YHWH

VDieu

GLe Seigneur fixa un terme

Vle moment en disant :

— Demain YHWH

G Vle Seigneur accomplira cette parole dans le pays.

Vsur la terre.

...

Et YHWH

G Vle Seigneur accomplit cette parole le lendemain

et tous les troupeaux des Égyptiens

Vtoutes les bêtes des Égyptiens moururent

et

Vmais des troupeaux des fils d'Israël, pas une [bête] ne

Vdes troupeaux des fils d'Israël, absolument rien ne mourut.

Vpérit.

...

M V
G
S Sam

Pharaon envoya Vvérifier :

et Mvoici que, Vpas un mort des troupeaux d’Israël, pas même un

Vparmi ce que possédait Israël ! Mpas une [bête] n'était morte !

Mais le cœur de Pharaon s’alourdit

Vendurcit et il ne laissa pas partir le peuple.

Pharaon vit que de tous les troupeaux des fils d'Israël, rien n'était mort;

le cœur de Pharaon s'alourdit et il ne laissa pas partir le peuple.

...

Texte

Procédés littéraires

7,8–13,16 NARRATION Les « plaies d’Égypte » ou les « signes » continués ? L'expression est consacrée, mais le texte ne l'applique vraiment qu'à la dixième plaie : 

  • Les neuf premières plaies sont des « prodiges » ou des « signes », comme les « signes » et « prodiges » d'Ex 4,1-9.30 ; 7,9.
  • De même que ces prodiges étaient destinés à accréditer Moïse devant les Israélites et devant le Pharaon, les « plaies » sont destinées à accréditer YHWH, c'est-à-dire à faire reconnaître son pouvoir par le Pharaon.

Réception

Littérature

7,8–13,16 FRANÇAIS BIBLIQUE Les plaies d'Égypte Dans l'usage littéraire ou proverbial, les tours les mieux assis sont « subir toutes les plaies d'Égypte » et « toutes les plaies d'Égypte se sont abattues sur… ». La formule nue, « toutes les plaies d'Égypte », suffit le plus souvent à dire l'accumulation des calamités.

  • L'expression « les plaies d'Égypte » remonte à  1274, dans les Grandes Chroniques de France (éd. J. Viard, t. IV, p. 269).
  • Littré→, à l'article Plaie, § 7, traite l'expression comme un terme de l'Écriture : « Les plaies d'Égypte, les fléaux dont Dieu punit l'endurcissement de Pharaon » et par extension, toute infliction venue du Seigneur et manifestée par une souffrance.
  • L'Académie, 9ᵉ éd.→, donne : « Les dix plaies d'Égypte, les fléaux que Dieu envoya aux Égyptiens pour pousser Pharaon à libérer les Hébreux retenus en captivité », sous le sens figuré « ce qui est préjudiciable à un État, à un groupe, à une personne ».
  • « Une plaie » au sens de personne ou de chose insupportable est tardif (cf. Courteline, Le Train de 8 h 47, I, 2, p. 20).

L'expression « Quelle plaie ! » ne descend donc pas en droite ligne des dix plaies bibliques. L'Académie→ le rattache plutôt, « par exagération », au sens figuré général : « Cet enfant est la plaie de sa famille », « Quelle plaie que ces bavardages ! » 

Drapeau de la francophonie→ © Domaine public

Musique

1,11 ; 3,18 ; 4,1–33 ; 5,1–23 ; 7,1–25 ; 8,1–32 ; 9,1–17 ; 10,1–29,13 Let my people go

20e s.

Louis Armstrong (1901-1971), Go Down Moses, 1958

 © Licence YouTube standard→, Ex 3,18.4,1-33.5,1-23.8,1-32.7,1-25.9,1,13.17.1,11.10,1-29.13,15.17,1-16.11,1-10

Composition

Go Down Moses est un negro-spiritual, inspiré par l'Ancien Testament de la Bible, (Exode 5:1 et 8:1). Israël représente les esclaves africains d'Amérique alors que l'Égypte et le Pharaon représentent les maîtres esclavagistes. Cette chanson a été popularisée par Paul Robeson. Le 7 février 1958, elle est enregistrée à New York par Louis Armstrong avec Sy Oliver's Orchestra.

Paroles

Go down, Moses, way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go. Now when Israel was in Egypt land (Let my people go) oppressed so hard they could not stand (Let my people go), so the Lord said : go down, Moses way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go. So Moses went to Egypt land (Let my people go), he made old Pharaoh understand (Let my people go), yes the Lord said : go down, Moses way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go. Thus spoke the Lord, bold Moses said, (Let my people go), if not I'll smite your firstborn dead (Let my people go), 'cause the Lord said : go down Moses way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go, tell old Pharaoh to let my people go.