La Bible en ses Traditions

Jean 19,23–24

Byz V TR Nes
S

23 Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus

prirent ses vêtements et firent quatre parts

une part pour chaque soldat

et la tunique.

Or la tunique était sans couture, tissée depuis le haut d'une seule pièce.

23 Les soldats ,donc lorsqu'ils eurent crucifié Jésus

prirent ses vêtements et firent quatre parts

une part pour chaque soldat

mais la tunique était sans couture

depuis le haut tissée d'une seule pièce.

Byz V S TR Nes

24 Ils se dirent donc entre eux :

— Ne la déchirons pas

mais désignons par le sort à qui elle sera.

 C'était afin que l'Écriture se réalisât,

Ss'accomplît, V TRdisant :

« — Ils se sont partagé mes vêtements et sur mon habit ils ont jeté le sort. »

Les soldats firent donc cela.

Réception

Arts visuels

17–34 Représentations de la croix

Relique de la passion

→PARALITURGIE Reliques de la passion : la vraie croix

Avec la lance et l'éponge

Art populaire, Croix avec la lance et l'éponge à l'extrémité de la branche d'hysope (18e s.), reliquaire à papiers roulés, France

© Photo : Trésors de ferveur→

Le crucifix, image de la mort du Christ

Art populaire, Crucifix entouré des instruments de la Passion (début 18e s.), 33,7 x 24,4 x 1,5 cm, Clarisses de Chambéry

© Photo : Trésors de ferveur→ 

Naissance d'un symbole : la croix de Jérusalem

Art populaire, Croix de Jérusalem sculptée dans une tranche d'olivier (19e s.), 9,5 x 11,2 x 2,6 cm, Jérusalem

© Photo : Trésors de ferveur→

Liturgie

23s Vêtements de Jésus PARALITURGIE Chemin de croix : dixième station

CONTEMPLATION Jésus dépouillé de ses vêtements

Jerzy Duda-Gracz (1941-2004), 10 — Jésus est dépouillé de ses vêtements, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cm

Chemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)

© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N. , Ph 2,5-11 ; Mt 27,35-36 ; Mc 15,24 ; Lc 23,34 ; Jn 19,23-24

Une station absolument remarquable, qui remet dans un sens véritable l’adoration du Saint Sacrement : Jésus est dépouillé de ses vêtements, totalement. Le corps du Christ est associé au dépouillement total, de toute vie. Le Christ, lorsqu’il a été crucifié, était totalement nu. C’est la pudeur qui l’a fait représenter à travers les âges, avec ce qu’on appelle le perizonium, le pagne. Mais tous ceux qui étaient crucifiés étaient totalement nus. Il n’était pas question de pudeur. Cette nudité veut dire qu’il porte toutes les nudités des hommes, il porte toute la réalité de notre humanité. S’il est corps, il est corps dénudé, c’est-à-dire il est corps enfanté, il est corps de Dieu : un corps qui se présente à nous. Et le rapport entre l’hostie, le corps blanc, de cet ostensoir doré, ce qui est vénéré à travers le Corps du Christ, c’est sa Passion et le don de sa vie. De ce corps qui fut bafoué, au coeur de cette Fête-Dieu représentée sous le dais, l’artiste a associé à la fois la Passion et le Corps glorieux. Le Corps de Lumière, ce rayonnement qui préfigure déjà la résurrection, le soleil du petit matin du corps nu enseveli dans le tombeau. C’est le corps dénudé où s’accomplit l’enfantement de toute l’humanité ; c’est le corps dénudé du Christ. Comme le disait le cardinal Wojtyla devant le pape Paul VI lors de la retraite de 1976, « le Corps du Christ révèle la souffrance, il nous met face à nos douleurs et à nos souffrances pour participer pleinement et totalement à sa résurrection ». Effectivement, Jésus passe dans les processions de la Pologne, au milieu de ces bannières, pour qu’on n’oublie pas Celui qui a donné sa vie. (J.-M. N.)