La Bible en ses Traditions

Luc 18,9–14

Byz V S TR Nes

9 Il dit encore à certains, confiant en eux-mêmes d’être

Vqui se confiaient en eux-mêmes comme étant  justes

et qui méprisaient les autres,

Schacun, la parabole que voici :

10 — Deux hommes montèrent au temple pour prier,

l’un pharisien et l'autre publicain.

11 Le pharisien

VPharisien, debout, priait ainsi en lui-même :

— Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes

rapaces, injustes, adultères

ou encore

Set comme ce publicain.

12 Je jeûne deux fois la semaine

je donne la dîme de tout ce que je possède.

13 Le publicain, se tenant au loin,

ne voulait même pas lever les yeux au ciel

mais il se frappait la poitrine en disant :

Byz S TR NesO  Dieu, sois propice pour moi, le pécheur !

14 Je vous dis :

— Celui-ci descendit justifié dans sa maison, excepté celui-là

Vnon pas comme l'autre :

Splus que ce pharisien 

car tout homme qui s’élève sera humilié

mais celui qui s'humilie sera élevé.

Texte

Procédés littéraires

4,16–24,52 an de grâce NARRATION Chronologie symbolique du ministère public du Christ comme année jubilaire Luc ne rapportant qu'une seule Pâque durant l'âge adulte de Jésus, il sous-entend que son ministère public correspond exactement à l'année jubilaire, depuis le discours dans la synagogue de Nazareth jusqu'à l'Ascension.

  • En déclarant « aujourd'hui » l'ouverture de l'année jubilaire, Jésus agit comme le grand-prêtre inaugurant l'an de grâce par le grand →Jour des Expiations. 
  • À l'autre extrémité de l'Évangile, l'Ascension de Jésus rappelle la célébration du même Jour des Expiations par le grand-prêtre Simon telle qu'elle est rapportée par l'Ecclésiastique :  Jésus lève les mains et bénit tandis que les assistants se prosternent devant lui (cf. Lc 24,50-52 // Si 50,17-20).