La Bible en ses Traditions

Luc 20,20–26

Byz V S TR Nes

20 Et, l'ayant épié, ils lui envoyèrent des espions qui jouèrent les justes

pour surprendre de lui une parole

afin de pouvoir le livrer à l’autorité et au pouvoir du gouverneur.

21 Et ils l’interrogèrent en disant :

— Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture

et que tu ne fais acception de personne mais que selon la vérité tu enseignes la voie de Dieu.

Vmais tu enseignes la voie de Dieu en toute vérité.

22 Nous est-il permis de donner un tribut à César ou non ?

23 Pénétrant leur astuce

VConsidérant leur ruse, il leur dit :

Byz V S TR— Pourquoi me tentez-vous ?

24  Montrez-moi un denier.

De qui porte-t-il l'effigie et l'inscription ?

Ils dirent

VRépondant, ils dirent : — De César.

25 Et il leur dit :

— Ainsi donc, rendez

V— Rendez donc ce qui est à César, à César

et ce qui est à Dieu, à Dieu !

Byz S TR Nes
V

26 Et ils ne parvinrent pas à le surprendre sur un mot devant le peuple

et, étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence.

26 Et ils ne purent surprendre sa parole devant le peuple

et, étonnés de sa réponse, ils se turent. 

Texte

Procédés littéraires

4,16–24,52 an de grâce NARRATION Chronologie symbolique du ministère public du Christ comme année jubilaire Luc ne rapportant qu'une seule Pâque durant l'âge adulte de Jésus, il sous-entend que son ministère public correspond exactement à l'année jubilaire, depuis le discours dans la synagogue de Nazareth jusqu'à l'Ascension.

  • En déclarant « aujourd'hui » l'ouverture de l'année jubilaire, Jésus agit comme le grand-prêtre inaugurant l'an de grâce par le grand →Jour des Expiations. 
  • À l'autre extrémité de l'Évangile, l'Ascension de Jésus rappelle la célébration du même Jour des Expiations par le grand-prêtre Simon telle qu'elle est rapportée par l'Ecclésiastique :  Jésus lève les mains et bénit tandis que les assistants se prosternent devant lui (cf. Lc 24,50-52 // Si 50,17-20).