La Bible en ses Traditions

Luc 23,5–7

Byz V S TR Nes

5 Mais ils insistaient

Scriaient, disant :

— Il soulève le peuple, enseignant à travers toute la Judée

commençant par la Galilée jusqu’ici.

Byz S TR Nes
V

6 Pilate, ayant entendu Galilée,

Sle nom de Galilée, demanda si l’homme était Galiléen.

6 Pilate, entendant « la Galilée »

demanda si l’homme était Galiléen.

Byz V S TR Nes

7 Et ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode

il le renvoya à Hérode

qui était lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.

Texte

Procédés littéraires

4,16–24,52 an de grâce NARRATION Chronologie symbolique du ministère public du Christ comme année jubilaire Luc ne rapportant qu'une seule Pâque durant l'âge adulte de Jésus, il sous-entend que son ministère public correspond exactement à l'année jubilaire, depuis le discours dans la synagogue de Nazareth jusqu'à l'Ascension.

  • En déclarant « aujourd'hui » l'ouverture de l'année jubilaire, Jésus agit comme le grand-prêtre inaugurant l'an de grâce par le grand →Jour des Expiations. 
  • À l'autre extrémité de l'Évangile, l'Ascension de Jésus rappelle la célébration du même Jour des Expiations par le grand-prêtre Simon telle qu'elle est rapportée par l'Ecclésiastique :  Jésus lève les mains et bénit tandis que les assistants se prosternent devant lui (cf. Lc 24,50-52 // Si 50,17-20).

Réception

Arts visuels

1–7 Le Christ devant Pilate

16e s.

Jacopo Robusti, dit le Tintoret (1518-1594), Le Christ devant Pilate,

(huile sur toile, 1566-1567), 515 x 380 cm

Scuola Grande di San Rocco, Venise, © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18 ; Ac 23

17e s.

dans l'art populaire

Anonyme, Calvaire de Saint-Thégonnec (granit, 1610)

Enclos paroissial de Saint-Thégonnec © Wikicommons→,

Gravure hollandaise

Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit Rembrandt (1606–1669), Le Christ présenté au peuple (eau-forte, 1655)

musée de la maison de Rembrandt, Amsterdam © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18

Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit Rembrandt (1606–1669), Le Christ devant Pilate

(gravure sur papier, 1636), 55 x 44,8 cm, Rijksmuseum, Amsterdam

© Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18 ; Ac 23

Peinture française

Philippe de Champaigne (1602-1674), Le Christ aux outrages, (huile sur toile, 1655), 186 x 126 cm

Musée national de Port-Royal des Champs © Domaine public→, Mt 27,27-31 ; Mc 15,16-20 ; Jn 19,2-3

19e s.

Antonio Ciseri (1821-1891), Ecce homo (huile sur toile, 1860-1880) 292 x 380 cm

Galleria dell'Arte Moderna, Palazzo Pitti, Florence, © Wikicommons→, Jn 19

Le peintre néoclassique représente dans une œuvre presque grandeur nature ce passage de l'Évangile. L'angle est original : nous sommes dans le palais de Pilate. Au premier plan, à droite, la femme de Pilate se détourne tristement : elle a tenté d'empêcher cela en racontant à son mari le rêve qu'elle a eu au sujet de Jésus, mais en vain. Les lignes de fuite, bien que discrètes parce que liées aux architectures de l'arrière plan, attirent le regard vers le point signifiant toute l'intensité dramatique du moment : l'espace situé entre le corps de Jésus et la main de Pilate, cette main qui livre, et qui prétend se laver du crime.