Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
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13 Alors qu'ils s'en étaient retournés
voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, disant :
— Lève-toi, prends l’enfant et sa mère
et fuis en Égypte
et reste là-bas jusqu’à ce que je te dise
car il arrivera qu'Hérode cherchera l’enfant pour le faire périr
Vperdre.
1,18–2,19 Histoire de la Nativité Une intense poésie se dégage de ce film d'animation russe.
Mikhail , Noël (мультфильм Михаила Алдашина), (film d'animation, 1997)
musique : Johann Sebastian , Concerto en D minor pour clavecin, BWV 1052 (Clavecin: Jim Long) ; L. van , Symphonie No. 7 en A Major, Op. 92: II. Allegretto (Rafael Frühbeck de Burgos; Wyn Morris ; London Symphony Orchestra).
Prod. : Primoluz, Рождество © Licence YouTube standard, Mt 1,1-2,19 ; Lc 1,26-2,20
Le film Noël du réalisateur et artiste Mikhail Aldashin cherche à faire toucher au miracle de la naissance du Sauveur parmi les hommes. L'intrigue respecte le texte canonique, en y ajoutant bien des traits naïfs et émouvants tirés des récits apocryphes. Mikhail Aldashin est l'un des principaux réalisateurs du studio Pilot. Ses films ont remporté le succès dans de nombreux pays, dans divers festivals internationaux. Le film Noël, tourné en 1997 la même année, a reçu le prix de la meilleure réalisation et la première place dans une classification professionnelle au Festival panrusse d'animation de Tarus ; au Golden Fish International Film Festival à Moscou et de nombreuses autres récompenses.
La scène de l’appel des trois mages endormis dans le même lit et tirés de leur sommeil par un petit ange qui les touche du doigt vient directement d’un chapiteau du 12e s. de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, sculpté par maître Gislebertus : Arts visuels Mt 2,1s
13ss prit avec lui l'enfant et sa mère et se retira en Égypte ICÔNE Joseph et la Mère de Dieu fuient en Égypte « Lui, s'étant levé, prit avec lui l'enfant et sa mère de nuit et se retira en Égypte. » (Mt 2,14). Dans la fuite en Égypte Repères historiques et géographiques Mt 2,14–21 se révèle le mystère du Christ, vrai homme et vrai Dieu : vulnérable dans l’exil, mais guidé par la main divine. La Sainte Famille, à l’écoute du message céleste, s’élance dans la nuit sans hésiter. Leur marche devient une leçon silencieuse de confiance : l’écoute et la foi en sont les forces motrices.
Le manuel d’iconographie de Denys de Fourna, datant du 18ᵉ s., (→Iconographie orthodoxe dans la) nous donne le canon iconographie de la scène :
, La fuite de la Sainte Famille en Égypte, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, 18ᵉ s.)
icône, Le Musée Copte, Le Caire, Égypte © D R, Le Musée Copte→, Fair Use, Mt 2,13-15
La Fuite en Égypte constitue une fête majeure du calendrier liturgique copte, célébrée le 1er juin sous le nom d’« Entrée en Égypte ». Bien qu’il reste largement méconnu en Occident, l’itinéraire de la sainte Famille en Égypte est transmis avec grande dévotion par les Églises coptes. Cette tradition représente l’un des trésors spirituels des chrétiens d’Égypte, héritiers de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes. Jusqu’à l’invasion arabo-musulmane du 7ᵉ s., le parcours de la Sainte Famille dans la vallée du Nil faisait d’ailleurs partie intégrante du pèlerinage en Terre Sainte. Depuis 2022, cette célébration est inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, reconnaissant ainsi son importance historique et religieuse : cf. Repères historiques et géographiques Mt 2,14–21.
La Vierge Marie occupe le centre de la composition et se distingue par sa grande dimension. Contrairement à la tradition iconographique qui la représente habituellement montée sur un âne, elle apparaît ici à cheval. Saint Joseph, quant à lui, ne se tient pas à l’arrière comme le prescrit le canon grec, mais ouvre la marche. Il tient un bâton à la main, tandis que l’Enfant Jésus est porté sur son épaule, et non dans les bras de Marie. À l’arrière, un village se dessine, situant la scène dans un paysage habité. Marie esquisse un geste de la main. Enfin, l’inscription figurant dans le registre inférieur concentre la contemplation de l'icône en une prière :
(1980- ), L'Entrée en Égypte, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, 2004), 60 x 40 cm
Collection privée © photo :M.-G. Leblanc, D.R→, Fair Use
Cette icône est écrite par l’iconographe égyptien copte-orthodoxe Elia Youssef. Il est l’un des disciples du maître Isaac Fanous (1919-2007), initiateur, au Caire, du renouveau de l'iconographie copte.
Au centre de la composition se tient la Vierge Marie, portant le Christ dans ses bras ; tous deux échangent un regard. Joseph, quant à lui, est placé à l’arrière-plan, conformément au canon iconographique (et contrairement à l’icône copte du 18ᵉ s.). Il lève les yeux vers le ciel, où apparaît un ange semblant leur indiquer le chemin à suivre. Ce détail confère à la scène une forte dimension spirituelle, mettant l’accent sur l’écoute et la confiance en Dieu et en sa volonté. L’âne est le seul personnage à regarder directement le spectateur. Il joue ainsi un rôle admoniteur, invitant celui-ci à entrer dans la scène et à en méditer le sens. L’âne, Joseph, Marie et le Christ s’inscrivent dans une composition circulaire, forme parfaite et divine, qui les met naturellement en valeur. Dans le registre inférieur, quatre poissons tournés vers la scène, accompagnés d’ibis blancs, fleur emblématique de la vallée du Nil. Le fait que les fleurs et les poissons regardent vers le haut accentue l’effet de hauteur et de verticalité. Près de l’âne apparaît également un oiseau blanc, tandis qu’au registre supérieur, des palmiers s’élèvent vers le ciel, prolongeant ce mouvement ascendant et spirituel.
(Gondar, Amhara, Ethiopie), Scènes mariales, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, icône en diptyque, ca. 1630-1700)
Musée national d'art africain, Smithsonian Institution, Washington, États-Unis © Domaine public→
Le diptyque se lit de gauche à droite et de haut en bas :
, (Gondar, Amhara, Ethiopie), Scènes mariales, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, icône en diptyque, ca. 1630-1700), détail : La fuite en Égypte
Musée national d'art africain, Smithsonian Institution, Washington, États-Unis © Domaine public→
La scène s’organise autour de la Vierge Marie, placée au centre de la composition. Assise sur un âne, elle tient l’Enfant Jésus dans ses bras et allaite le Christ. En avant du groupe, saint Joseph, se retourne et désigne de deux doigts une femme, identifiée comme Salomé.
Allaitement : Une représentation allégorique de la charité, une des trois grandes vertus théologales. (→, 7). Il s’agit également d’un type iconographique appelé Galaktotrophousa ou Mlékopitatelnitsa, présent aussi bien dans les traditions occidentales qu’orientales (orthodoxes), qui représente la Vierge Marie allaitant l’Enfant Jésus.
Il existe de nombreuses représentations de la Fuite en Égypte en histoire des arts : Arts visuels Mt 2,27s ; Arts visuels Mt 2,13ss ; Arts visuels Mt 2,13.