Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Et je me suis tourné, moi, j'ai vu toutes les exploitations qui se font sous le soleil, et voici :
les larmes des exploités, et ils n'ont pas de consolateur ;
entre les mains de leurs exploiteurs est la violence, et ils n'ont pas de consolateur
Sd'assistant !
1 Je me suis tourné vers d’autres matières et j’ai vu les oppressions qui se commettent sous le soleil
et les larmes des innocents et personne pour les consoler
et j'ai vu qu'ils ne pouvaient pas s'opposer à leur violence, car ils sont privés de l'aide de tous !
2 Alors moi de louer les morts qui déjà sont morts plutôt que les vivants qui, eux, sont vivants encore.
2 Et j’ai proclamé les morts qui sont déjà morts plus heureux que les vivants qui sont encore vivants et plus heureux que les uns et les autres.
2 Et j’ai loué les morts plus que les vivants.
4 J’ai vu que tout travail et que toute habileté dans un ouvrage n’est que jalousie contre un homme de la part de son prochain : cela encore est vanité et poursuite du vent.
4 À nouveau j’ai examiné toutes les peines des hommes et je me suis rendu compte que leurs activités révèlent l’envie du prochain
et là encore se trouvent la vanité et le souci inutile.
4 …
7 Je me suis tourné et
VEn réfléchissant, j’ai vu
Vtrouvé encore une autre vanité sous le soleil :
7 …
8 Soit quelqu’un de seul, et qui n'a pas de successeur, même de fils ou de frère, il n’y en a pas pour lui
Gmême un fils et même un frère, il n’y en a pas pour lui ;
M G Sil n’y a pas de fin à toute sa peine ; M G Smême son œil ne se rassasie pas de richesses.
Alors, pour qui, moi, est-ce que je peine et prive mon être-de-désir de bonheur ?
Ceci aussi est absurdité et un souci mauvais cela.
8 Soit quelqu’un de seul, et qui n'a pas de successeur, ni fils, ni frère
et cependant il ne cesse de travailler et ses yeux ne se rassasient pas de richesses
et il ne réfléchit pas, disant : — Pour qui donc est-ce que je peine et prive mon âme de biens ?
En cela aussi il y a vanité et souffrance ultime.
1,1–12,14 LITURGIE SYNAGOGALE, LECTIONNAIRE : une des lectures principales de Sukkoth (Fête desTentes) De nos jours, à la synagogue, de nombreux Juifs lisent Qohélet (l'Ecclésiaste) à la fête des Huttes (Sûkkôt).
Simon , « Sukkah in Mea Shearim, Jewish ultra-othordox neighbourhood, Jerusalem », (photographie numérique, 2008)
Le temps de la fête, pieds des immeubles et balcons se transforment, avec des planches, en résidences plus frêles, où revivre l'expérience de la liberté et de la joie des nomades au désert ...
Simon , « Sukkah near Western Wall in Jewish Quarter, Jerusalem », (photographie numérique, 2008)
La proximité des éphémères constructions de Sukkot et du mur occidental, vestige du Temple résidence du Nom sur la terre, donne à méditer, dans l'esprit de l'Ecclésiaste, sur ce qui est stable et sur ce qui passe, dans la relation entre l'homme et Dieu...
1,1–12,14 Questions sur l’inspiration du livre (Séminaire des Sources Chrétiennes — HiSoMA→)
Qo a fait l’objet d’un nombre appréciable de commentaires, d’homélies et de citations chez les auteurs patristiques, qui reconnaissaient généralement le caractère inspiré, et même prophétique, du livre.
Le mot rêmata, « paroles » (Qo 1,1), amène en particulier des réflexions sur l’inspiration de l’Esprit Saint et le caractère prophétique de l’Ecclésiaste, par exemple
Le caractère déroutant de certaines affirmations a de fait conduit certains exégètes à les interpréter comme dites au nom d’autres personnes.
Selon plusieurs, Salomon aurait donc rapporté dans son livre maintes doctrines impies ou hérétiques afin de les combattre. Par exemple :
Cela peut conduire à élargir le propos à toute l’Église, sans remettre en question le bien-fondé des affirmations :
Les témoignages de rejet ou de prudence vis-à-vis du livre sont assez rares :
2s plus grand éloge des morts que des vivants Désespoirs bibliques La plus illustre figure du désespéré biblique évoqué ici par Qohelet est certainement Job qui finit lui aussi par maudire le jour de sa conception (cf. Jb 3,11-23)
(1757-1827), Le désespoir de Job (aquarelle préparatoire à → Job, 1805-1806), série Butts, Londres
Morgan Library and Museum, New-York (États-Unis) © Domaine public→
Les Illustrations du Livre de Job est un livre d'artiste de , publié en 1826, composé d'une série de vingt-deux gravures en taille-douce, qui illustrent le Livre de Job. Cette série, éditée à 315 exemplaires, est complétée par deux séries d’aquarelles préparatoires sur le même sujet (en 1805-1806 et en 1821), et par plusieurs autres œuvres. Considérée comme une des plus hautes réalisations de dans le domaine du livre d'art et l'un des chefs-d'œuvre de la gravure, cette série a été aussi un des rares succès commercial et critique pour
1–17 J'ai vu toutes les oppressions
Johannes (1833-1897), 4 Ernste Gesänge, Op.121 - 2. Ich wandte mich und sahe, 1896
Thomas Quasthoff (piano)
Brahms composa ce deuxième des quatre chants sérieux sur la phrase de l'Ecclésiaste: « J'ai vu toutes les oppressions ». Ce lied romantique poursuit sa méditation musicale sur la mort et la vanité du temps, l'année de la mort de son amie Clara Schumann.