Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus.
Byz V TR :
eux qui ne marchent pas selon la chair mais selon l'Esprit.
Veux qui ne marchent pas selon la chair.
Nes∅
1 ...
2 Car la loi de l’Esprit de la vie dans le Christ Jésus
t
Byz V TRm’a libéré de la loi du péché et de la mort.
2 ...
3 Car ce qui était impossible à la loi, en ce qu'elle était affaiblie par la chair,
Dieu, en envoyant son propre Fils dans une chair ressemblant à celle du péché,
a condamné le péché dans la chair à cause du péché même
3 ...
4 afin que l'œuvre de justice
Vla justification de la loi fût accomplie en nous
qui ne marchons pas selon la chair
mais selon l’Esprit.
4 ...
5 Ceux en effet qui sont selon la chair
pensent aux
Vgoûtent les choses de la chair
mais ceux qui sont selon l’Esprit
aux choses de
Vsentent les choses de l’Esprit.
5 ...
6 Car la pensée
Vprudence de la chair, c’est la mort
mais la pensée
Vprudence de l’Esprit, c’est la vie et la paix
6 ...
7 parce que la pensée
Vsagesse de la chair est inimitié contre Dieu
car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu et elle ne le peut même pas.
7 ...
8 Or ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu.
8 ...
9 Mais vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l’Esprit,
si toutefois l’Esprit de Dieu habite en vous ;
mais si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ
celui-là ne lui appartient pas.
9 ...
10 Mais si le Christ est en vous
quoique le corps soit mort à cause du péché
l’Esprit vit à cause de la justice.
Vla justification.
10 ...
11 Et
VQue si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous
celui qui a ressuscité | d’entre les morts le Christ Jésus fera vivre [aussi] | le Christ d'entre les morts fera vivre aussi |
Byz TRle Christ d'entre les morts fera vivre aussi
VJésus-Christ d'entre les morts vivifiera aussi vos corps mortels
par son Esprit qui habite en vous.
11 ...
12 Ainsi donc
VDonc, frères
nous ne sommes pas redevables à la chair
pour vivre selon la chair
12 ...
13 car si vous vivez selon la chair, vous mourrez
mais si par l’Esprit vous faites mourir
Vmortifiez les oeuvres du corps,
Vde la chair, vous vivrez.
13 ...
14 Tous ceux en effet qui sont mus par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.
14 ...
15 En effet, vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour agir encore dans la crainte
mais vous avez reçu un Esprit de filiation adoptive
VEsprit d’adoption des fils
en qui nous crions : — Abba ! Père !
15 ...
16 L'Esprit lui-même rend témoignage avec
Và notre esprit
que nous sommes enfants
Vfils de Dieu.
16 ...
17 Or si nous sommes enfants
Vfils, nous sommes aussi héritiers ;
héritiers certes de Dieu
et cohéritiers du Christ
si toutefois nous souffrons avec lui pour être glorifiés avec lui.
17 ...
18 J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d'être comparées avec
Vde la gloire à venir qui sera révélée en nous.
18 ...
19 Car l'attente Byz TR Nesimpatiente de la création Byz TR Nesaspire à la révélation des fils de Dieu.
19 Car la créature attend d'une vive attente la révélation des fils de Dieu.
20 La création
Vcréature, en effet, a été soumise
Vest assujettie à la vanité
non pas volontairement, mais, à cause de celui qui l’y a soumise
Vassujettie avec
Vdans espérance
20 ...
21 parce que la création
Vcréature elle-même sera aussi délivrée de la servitude de la corruption
pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants
Vfils de Dieu.
21 ...
22 Nous savons, en effet, que toute la création
Vcréature Byz TR Nesensemble gémit et souffre les douleurs de l’enfantement jusqu’à présent.
22 ...
23 Or non seulement elle
Byz TR Nes[elle]
mais nous-mêmes ayant les prémices de l’Esprit
nous gémissons aussi en nous-mêmes
aspirant après la filiation adoptive
Vattendant l’adoption des fils, la rédemption de notre corps.
23 ...
24 Car c’est en espérance que nous avons été sauvés
or une espérance qu'on voit n’est pas une espérance
car ce que l’on voit, qui [l']espère
Byz TRcomment l'espère-t-on encore
Vcomment l'espère-t-on ?
24 ]...
25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas encore,
nous y aspirons
Vl'attendons par la patience.
25 ...
26 Or de même aussi l’Esprit vient en aide à notre faiblesse
car nous ne savons pas comment prier comme il faut ;
mais l’Esprit lui-même intercède
Vdemande Byz V TRpour nous avec des gémissements ineffables
Vinénarrables.
26 ...
27 Or celui qui sonde les cœurs
sait quels sont les désirs de
Vce que désire l'Esprit ;
et que
Vcar c'est selon Dieu qu'il intercède
Vdemande pour des saints.
27 ...
28 Nous savons d’ailleurs que, pour ceux qui aiment Dieu,
| [Dieu] | fait tout concourir au bien
Byz V TRToutes choses concourent au bien
de ceux qui, selon son dessein, sont appelés V« saints »
28 ...
29 parce que
Vcar ceux qu’il a connus d’avance
Vpar sa préscience,
il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils
afin que lui-même soit le premier-né parmi un grand nombre de frères.
29 ...
30 Or ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés
et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés
et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
30 ...
31 Que dirons-nous donc après cela ?
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
31 ...
5,1–8,39 Thème La seconde partie de Rm (ch.5-8) montre que le chrétien justifié (cf. ch.1-4) trouve dans l'amour de Dieu et le don de l'→Esprit la garantie du salut.
28–39 Synthèse de toute la thèse de l’épître Au titre de l’immutabilité de l’amour de Dieu et du Christ à l’égard des chrétiens « la péricope Rm 8,28-39 doit être considérée comme la synthèse et l’application concrète de toute la thèse de l’Épître. Or cette ''théologie'' est celle de l’agapê tou Theou ! » ( → 1959, 1,247).
28a fait tout concourir ou « toutes choses concourent » (Gr) : Variantes
Il est alors le sujet des verbes qui suivent, coordonnés à sunergei.
« En grec panta sunergei est expliqué de deux façons, selon qu'on donne comme sujet à sunergei le neutre panta, ''tout concourt'' (V. omnia cooperantur), ou Ho Theos, Dieu collabore en tout'' (la plupart des modernes); le sujet ho Theos est exprimé dans plusieurs mss, P46, B, A. » (→ 1Co 307 note 2).
28 nous savons + « fait tout concourir » ou « concourent » (Gr) Lexicologie : connotations des verbes grecs
Le verbe oidamen indique qu'il s'agit d'une conviction profonde, d'une vérité de foi. (cf. → Agapè 1,248).
28c dessein (G) Connotation divine : un véritable plan de salut ?
28a pour ceux qui aiment Dieu Périphrase pour : les chrétiens
28b sont appelés Périphrase pour : les chrétiens
26s THÈME La prière À la suite d'une longue tradition scripturaire, Paul insiste beaucoup sur la →prière.
28 toutes choses concourent au bien + appelés « saints » : V | Gr Variantes entre textes grecs et latins
L'origine de ces variantes entre versions grecque et latine est déjà dans le grec : Critique textuelle Rm 8,28a
La bible latine ajoute le mot « saint » :
Il peut s'agir d'une variante intentionnelle.
Une synthèse n'est peut-être pas impossible si l'on se rappelle que l'imposition d'un nom dans les Écritures →Nom (onoma, šēm), est aussi l'appel à une destinée et si l'on comprend que le dessein ou plan de Dieu (Vocabulaire Rm 8,28c) est que le croyant en vienne à être appelé « saint ».
Frontispice de la bible Polyglotte d’Alcalà→ (1514-1517), (gravure sur bois) © Domaine public
28 toutes choses concourent au bien FRANÇAIS BIBLIQUE « Tout est bien qui finit bien » Ce proverbe populaire est comme une version naturelle ou laïque de l'espérance du croyant pour qui Dieu, dans sa Providence est capable de tirer du bien même du mal (cf. Gn 45,8 ; 50,20 ; cf. Ac 2,23 ; 3,17–18). Ce proverbe suggère que le résultat final importe davantage que le déroulement du parcours, laissant entendre qu’un chemin semé d’embûches peut conduire à une issue heureuse : tout est finalement rentré dans l’ordre, contre toute attente cela s’est bien terminé.
Il est intéressant de constater qu’un autre dicton populaire, qui affirme en quelque sorte l’inverse, peut lui aussi illustrer une confiance en la Providence divine
Le proverbe « Qui commence bien finit bien » signifie qu’un bon départ conditionne largement la réussite finale d’une action. Il s’est fixé en français dès la Renaissance comme maxime de sagesse pratique. Il exprime toutefois moins une certitude qu’une espérance, comme en témoigne l’existence de dictons variants, moins optimistes, tels que : « À moitié fait qui commence bien », voire plus pessimistes encore comme « N’a pas fait qui commence » (, Dictionnaire→), c’est-à-dire : il ne suffit pas de commencer, il faut poursuivre et persévérer.
Cette perspective rejoint l’affirmation paulinienne : « celui qui a commencé en vous une œuvre bonne la parachèvera » (Ph 1,6). En affirmant ici sa certitude que Dieu bénit ce qui est bien entrepris, saint Paul témoigne d’une sagesse biblique pleine de foi et d’espérance, qui vient accomplir de profondes observations de la sagesse populaire, bien connues des Anciens (Textes anciens Ph 1,6), concernant le déploiement de l’activité humaine dans le temps.
Et c'est sur cette espérance, à la fois naturelle et surnaturelle, que fait fond le croyant quand il se consacre tout entier à son Seigneur : Liturgie Ph 1,6.
Drapeau de la francophonie→ © Domaine public
1–39 la loi de l'Esprit de la vie dans le Christ Jésus m'a libéré de la loi du péché et de la mort Le Christ triomphant Le pied appuyé sur le crâne de la mort physique et le serpent de la mort du péché, le Christ a aussi en main le globe terrestre pour signifier que sa victoire sur la mort s'étend à tout l'univers.
Pierre Paul (1577-1640), Le Christ triomphant de la mort et du péché (huile sur bois, 1615), 175 x 153 cm
Musée des Beaux-Arts de Strasbourg (France) © Domaine Public→
26s L'Esprit vient en aide à notre faiblesse
Johann Sebastian (1685-1750), Der Geist hilft unsrer Schwachheit auf BWV226, 1729
Nikolaus Harnoncourt (dir.), Stockholm Bach Choir, Concentus musicus Wien
Composé à Leipzig en 1729, ce motet est le seul de dont on connaît précisément la destination et les circonstances de l'exécution : il a été écrit pour les funérailles de Johann Heinrich , recteur de la Thomasschule de Leipzig où était Thomaskantor à cette époque. C'est également un des seuls motets de à être doté d'un accompagnement instrumental, dont on a retrouvé les partitions, se contentant de doubler les voix, par des instruments à corde pour le premier chœur, et des bois pour le second. Le thème général du motet est la manière dont l'Esprit Saint influence nos vies, selon la volonté de Dieu.