La Bible en ses Traditions

1 Timothée 6,3–6

Byz V TR Nes
S

3 Si quelqu’un enseigne autre chose

Vune autre doctrine et ne s’attache

Vn'acquiesce pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ

ni à l’enseignement

Vla doctrine Vqui est selon la piété,

3 ...

4 c’est un orgueilleux, ne sachant rien

Vet pourtant malade de questions et de disputes de mots,

d’où naissent envie

Venvies,

querelles,

blasphèmes,

mauvais soupçons,

4 ...

4 Faux docteurs et vains mots 1Co 8,2 ; 1Tm 2,23 ; 2Tm 2,14 ; Tt 3,9 
Byz S TR Nes
V

5 querelles

TRdiscussions sans fin d’hommes corrompus d’esprit

et dépourvus de la vérité

pensant que la piété est un avantage.

Byz TRÉloigne-toi de choses telles.

5 conflits d'hommes à l'esprit corrompu

et dépourvus de vérité,

qui prennent l'appât du gain pour de la piété.

Byz V TR Nes
S

6 De fait, c’est un grand avantage que la piété avec la satisfaction de ce que l'on a

6 ...

Propositions de lecture

1,1–6,21 Introduction →Timothée et Tite

Réception

Arts visuels

1–21 un grand avantage que la piété Foi et mépris des richesses 

Allégorie

Simon Vouet (1590-1649), La Richesse (huile sur toile, ca. 1640), 170 x 124 cm

Musée du Louvre, Paris (France) © Domaine Public→

Une femme imposante se tient assise devant un décor architectural ; vêtue de riches drapés aux couleurs chaudes, elle porte une couronne de laurier sur la tête et de grandes ailes d'ange. Certains y voient la figure allégorique de la foi.

Elle entoure fermement de ses bras un enfant posé sur ses genoux. D'un air presque boudeur, celui-ci regarde le ciel qu'il désigne de sa main potelée : il symbolise l'attachement aux réalités célestes. Les yeux résolument tournés vers le sol, la jeune femme semble cependant sous le charme d'un petit angelot qui, à sa droite, lui tend deux colliers de perles et de pierres précieuses, allégorie des richesses et biens terrestres. Les mots de Paul résonnent avec force : « car la racine de tous les maux, c'est l'amour de l'argent, et certains, dans cette convoitise, se sont égarés loin de la foi » (1Tm 6,10). 

À ses pieds, gisent deux natures mortes. À gauche, des vases d'orfèvrerie dont l'un est orné de l'histoire d'Apollon et Daphné, comme pour rappeler la vanité des plaisirs terrestres. À droite est posé un livre ouvert : est-ce une Bible ou un livre de prière, faisant écho à l'enfant désignant les réalités célestes ? Ou bien un livre profane symbolisant la vanité du savoir livresque au regard de la foi ?

Musique

1,1–6,21 Jésus-Christ notre espérance

17e s.

Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621), In te Domine speravi, 1619

Timothy Brown (dir.), The Choir of Clare College, Cambridge

© License YouTube Standard→, 1Tm 1,1-6,21

Ce motet du compositeur hollandais Jan Pieterszoon Sweelinck reprend les paroles du Psaume 31. Il convient particulièrement à la permière lettre de Saint Paul à Timothée, car l'Apôtre place celle-ci dès son commencement sous l'adresse de « Jésus-Christ notre espérance ». Les cinq voix se répondent allègrement pour montrer la joie naissante de la parole pleine de foi du psalmiste: « En toi Seigneur j'ai mis mon espoir ».