La Bible en ses Traditions

Esther 2,15–18

M S
G
V

15 Et quand arriva le tour d'Esther, fille d'Ăbîḥaîl

SAbihayli/Abnhayil, oncle de Morᵉdŏkay qui l'avait prise pour fille, d'entrer chez le roi

elle ne demanda pas une chose/une parole que ce que dit Hēge’

SHégé, eunuque du roi et gardien des femmes ; mais Esther emportait la faveur aux yeux de tous ceux qui la voyaient.

15 Et à l'accomplissement du temps d’Esther la fille d’Aminadab, frère du père de Mardokhaïos, d’entrer auprès du roi, elle ne refusa rien de ce qu’avait ordonné l’eunuque gardien des femmes, Esther trouvant grâce parmi tous ses spectateurs.

15 Or, au moment venu, suivant l'ordre, se tenait le jour

où Esther, fille d'Abiaïl, frère de Mardochée, qui l'avait adoptée pour sa fille,

devait pénétrer près du roi.

Et elle ne demanda pour toilette de femme

que ce que voulut Égé, l'eunuque, gardien des vierges :

cela lui fut donné comme ornement.

Elle était en effet tout à fait séduisante, et par son incroyable beauté paraissait aux yeux de tous gracieuse et aimable.

16 Et Esther fut prise vers

S entra devant

le roi Assuérus vers la maison de sa royauté

S du roi

durant le dixième mois, c’est le mois Tébét,

S le dernier Kanwn (janvier)

dans l’année sept de sa royauté.

16 Et Esther entra chez le roi Artaxerxès le douzième mois, qui est Adar, la septième année de son règne.

16 Elle fut donc conduite dans la chambre du roi Assuérus lors du dixième mois, qui est appelé « Tebeth », en la septième année de son règne.

M V S
G

17 Et le roi aima Esther

Vl'aima plus que toutes les femmes

et elle emporta grâce et  faveur

Vmiséricorde

Sbonté en face de lui

Vdevant lui plus que toutes les vierges

Vfemmes,

et il posa

Selle reçut le diadème royal sur sa tête et la fit reine à la place de Vasthi.

17 Et le roi s'éprit d'Esther, et elle trouva grâce parmi toutes les jeunes vierges, et il lui mit le diadème des femmes.

18 Le roi donna

VIl ordonna que l'on préparât un banquet magnifique,

pour tous ses princes et ses esclaves, le banquet d’Esther,

Vpour célébrer l'union et le mariage avec Esther, 

il accorda une rémission aux

Vun repos dans toutes les

Sun congé pour les provinces

et fit des largesses selon la puissance royale.

Vselon une magnificence princière.

Sà main de roi.

18 Et le roi fit une réception pour tous ses amis et pour les puissants pendant sept jours et il célébra les noces d’Esther et il fit une exemption d’impôts pour ceux qui étaient sous son règne.

Réception

Liturgie

1,1–10,13 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Le livre d'Esther est récité en entier lors de la fête de Pourim, le soir et le matin. Le livre d'Esther doit être lu dans un rouleau de parchemin écrit à la main et non vocalisé (megilla). Un usage veut qu'on le lise en moins de vingt minutes.

17e s.

Moshe ben Avraham, Megilla d'Esther (détail), (encre sur parchemin, 1616), 27 X 400 cm, Fskarol de Ferrare, Italie

 Centre d'éducation de la Bibliothèque nationale d'Israël © CC BY-SA 3.0→

18e s.

Anonyme, Megillah d'Esther, (Encre et pigments sur parchemin, 18e s.), Alsace (France)

Joods Historisch Museum, Amsterdam © CC0 1.0→ 

La cantilaltion dure évidemment plus longtemps que la simple lecture : 

Traditionnel (rite sefarade), Meguillat Esther Sefaradi - מגילת אסתר נוסח ספרדי,

(enregistré à Rio de Janeiro, Brésil, le 18 janvier 2016,  édité et produit par Carlos Alberto Ramos-King) © Licence YouTube standard

Cette cantillation est en usage dans les synagogues de traditions iranienne, tunisienne, yéménite, irakienne, égyptienne, syrienne, marocaine, balkanique et libanaise.