La Bible en ses Traditions

Psaumes 111,1–118,29

M
G S
V

Alleluia !

Aleph. Je célébrerai YHWH de tout mon cœur

Beth. dans le cercle des justes et la communauté.

...

ALLELUIA. DU RETOUR D'AGGÉE ET DE ZACHARIE

Je te confesserai Seigneur de tout mon cœur

dans le conseil des justes et dans l'assemblée :

111,1 de tout mon cœur Dt 6,5 ; 2Ch 15,12 ; Mt 22,37 ; Mc 12,30 ; Lc 10,2

Guimel. Grandes sont les œuvres de YHWH

Daleth. recherchées de tous ceux qui les aiment.

...

grandes sont les œuvres du Seigneur,

exquises selon toutes ses volontés ;

Hé. Magnificence et splendeur, son œuvre

Waw. et sa justice subsiste pour toujours.

...

confession et magnificence, son œuvre

et sa justice demeure pour les siècles des siècles !

111,3 sa justice subsiste pour toujours Ps 112,3.9 ; 119,142

Zaïn. Il a fixé le souvenir de ses merveilles

Het. compatissant et miséricordieux, YHWH.

...

Il fit un mémorial de ses merveilles

 sensible à la misère, le miséricordieux Seigneur :

111,4 Les attributs divins Ps 103,8; 112,4

Tet. Il a donné une nourriture à ceux qui le craignent

Yod. il se souvient à jamais de son alliance.

...

il donna une nourriture à ceux qui le craignent !

Il fera mémoire à jamais de son alliance :

Kaph. Il a manifesté à son peuple la puissance de ses œuvres

Lamed. en lui donnant l’héritage des nations.

...

il annoncera la puissance de ses œuvres pour son peuple

Mem. Les œuvres de ses mains sont vérité et justice

Noun. sûrs, tous ses préceptes

...

afin de lui donner l'héritage des nations !

Les œuvres de ses mains sont vérité et justice

Samek. affermis pour l'éternité et à jamais

Aïn. institués selon la vérité et la droiture.

...

dignes de foi, tous ses commandements 

affermis pour les siècles des siècles

faits en vérité et en équité !

Phé. Il a envoyé la délivrance à son peuple

Sadé. il a prescrit à jamais son alliance 

Qoph. Saint et terrible, son nom.

...

Il envoya la rédemption à son peuple

promulgua pour l'éternité son alliance :

saint et terrible, son nom !

10 Rech. Le principe de la sagesse est la crainte de YHWH

Chin. bien avisés tous ceux qui la pratique

Taw. sa louange demeure à jamais.

10 ...

10 Commencement de la sagesse : la crainte du Seigneur 

bon discernement pour tous ceux qui la pratiquent !

Sa louange demeure pour les siècles ÷des siècles:

112,1 Alleluia !

Aleph. Heureux l’homme qui craint YHWH

Bet. en ses commandements il met toute sa joie !

...

ALLELUIA. DU RETOUR D'AGGÉE ET DE ZACHARIE

Heureux l'homme qui craint le Seigneur

en ses commandements il se plaîra extrêmement

112,1 Bonheur de l’homme qui se plaît à la Loi de YHWH Ps 1,1-2

112,2 Guimel. Puissante sur terre sera sa descendance

Dalet. La race des justes sera bénie.

...

puissante sur terre sera sa descendance

la race des hommes droits sera bénie

112,3 Hé. Biens et richesses sont dans sa maison

Waw. et sa justice subsiste à jamais.

...

gloire et richesses dans sa maison

et sa justice demeure dans les siècles des siècles

112,3 sa justice subsiste à jamais Ps 111,3 ; Ps 112,9 ; 119,142

112,4 Zaïn. Il s'est levé dans les ténèbres une lumière pour les [hommes] droits

Het. il est clément, miséricordieux et juste.

...

Il s'est levé dans les ténèbres une lumière pour les [hommes] droits

il est miséricordieux, compatissant et juste

112,4 Lumière pour le juste Ps 37,6; 97,11; Pr 13,9; Is 58,10 Tendresse et pitié, attributs de YHWH Ps 111,4

112,5 Tet. L’homme bon prend pitié et prête

yod. il mène ses affaires suivant le droit.

...

agréable l'homme qui compatit et qui prête

il réglera ses discours avec jugement

112,6 Kaph. Car il ne sera jamais ébranlé

Lamed. Le juste sera en mémoire éternelle.

...

parce que jamais il ne sera ébranlé

112,6 Mémoire du juste Pr 10,7 ; Mt 26,13 ; Mc 14,9

112,7 Mem. Il ne craint pas de mauvaises nouvelles

Noun. son cœur est ferme, confiant en YHWH.

...

en mémoire éternelle sera le juste

une mauvaise nouvelle il n'en aura crainte

son cœur est prêt à espérer dans le Seigneur

112,8 Samek. Son cœur est inébranlable, il ne craint pas

Aïn. jusqu’à ce qu’il jouisse de la vue de ses ennemis.

...

son coeur est affermi il ne sera pas ébranlé

jusqu'à ce qu'il considère ses ennemis

112,9 Phé. Il fait largesse, il donne aux pauvres

Sadé. sa justice subsiste à jamais

Qoph. sa corne s’élève dans la gloire.

...

il répandit, donna aux pauvres

sa justice demeure pour les siècles des siècles

sa corne sera exaltée en gloire

112,9 Vigueur exaltée par YHWH Ps 89,18

112,10 Rech. Le méchant le voit et s’irrite

Chin. Il grince des dents, se dissout

Taw. Le désir des méchants périra.

10 ...

10 le pécheur verra et s'irritera

il grincera des dents et séchera de dépit

le désir des pécheurs périra.

113,1 Alleluia !

Louez, serviteurs de YHWH

louez le nom de YHWH

...

ALLELUIA !

Louez le Seigneur, enfants

louez le nom du Seigneur

113,2 Béni soit le nom de YHWH

dès maintenant et à jamais !

...

béni soit le nom du Seigneur

dès ce moment et jusque dans les siècles !

113,3 Du lever du soleil à son couchant

loué soit le nom de YHWH !

...

du lever du soleil jusqu'à son coucher digne de louange est le nom du Seigneur !

113,4 Élevé au-dessus de toutes les nations, YHWH

au-dessus des cieux, sa gloire.

...

élevé au-dessus de toutes les nations, le Seigneur

au-dessus des cieux, sa gloire

113,5 Qui est comme YHWH, notre Dieu ?

Il siège dans les hauteurs

...

qui est comme le Seigneur notre Dieu

qui habite dans les hauteurs ?

113,5 Prééminence de Dieu Ex 8,6 ; 9,14 ; 15,11 ; Dt 33,26 ; 2S 7,22 ; 1R 8,23 ; 1Ch 17,20 ; 2Ch 6,14 ; Ps 86,8 ; 89,7.9 ; Is 40,25 ; 42,8 ; 46,9 ; Jr 10,6s

113,6 et il regarde en bas

dans les cieux et sur la terre.

...

et il regarde ce qui est humble

au ciel et sur terre

113,7 Il relève l'indigent de la poussière

et du fumier il fait remonter le pauvre

...

il soulève de terre l'indigent 

et du fumier il relève le pauvre

113,7 Relèvement du faible et du pauvre 1S 2,8; Ps 107,41

113,8 pour le faire asseoir avec les princes

avec les princes de son peuple.

...

pour le placer avec les princes

avec les princes de son peuple

113,9 Il fait habiter la stérile dans sa maison 

mère joyeuse en ses fils.

Alleluia !

...

lui qui fait habiter la stérile dans la maison

joyeuse mère au milieu de ses fils.

113,9 Fils nombreux de la stérile Gn 30,22 ; 1S 2,5 ; Is 54,1
M V
G S

114,1 V= V—Ps 113 a. ALLELUIA

Dans la sortie d'Israël d’Égypte,

de la maison de Jacob du milieu d’un peuple barbare

...

M
G S
V

114,2 Juda devint son lieu saint

Israël son domaine.

...

Juda devint son lieu de sanctification

Israël sa puissance,

114,2 Un peuple saint Ex 19,6 ; Ps 78,54 ; Jr 2,3

114,3 La mer [le] vit et s’enfuit

le Jourdain retourna en arrière

...

la mer vit et s'enfuit

le Jourdain retourna en arrière

114,3 Passage de la mer et du Jourdain Ex 14,21 ; 15,8 ; Jos 3,13.16 ; Ps 66,6 ; 77,17
M V
G S

114,4 les montagnes bondirent comme des béliers

les collines comme des agneaux :

Vles petits du troupeau :    

...

114,4 Tremblement de la terre Jg 5,4; Ps 29,6; 68,9 Sortie d’Egypte en bondissant Sg 19,9
M
G S
V

114,5 qu’as-tu, mer, à t’enfuir ?

Jourdain, à retourner en arrière ?

...

qu'as-tu, mer, à t'enfuir

et toi, Jourdain, à retourner en arrière ?

114,6 montagnes, à bondir comme des béliers

collines, comme des agneaux ?

...

montagnes, à bondir commes béliers

et collines, comme agneaux de brebis ?

114,7 Tremble, terre, devant la face du Seigneur

devant la face du Dieu de Jacob

...

devant la face du Seigneur, la terre a tremblé

devant la face du Dieu de Jacob

114,7 Tremblement de la terre à l’arrivée de YHWH Jg 5,4 ; Ps 68,9

114,8 qui change le rocher en étang

le silex en source d’eaux.

...

lui qui change la pierre en étangs d'eaux

et le rocher en sources d'eaux.

114,8 L’eau jaillie du rocher Ex 17,1-7 ; Ps 78,15s ; 107,35 ; 105,41 ; 1Co 10,4

115,1 Non pas à nous, YHWH, non pas à nous

mais à ton nom donne gloire

à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité !

...

= V—Ps 113b.

Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous

mais à ton nom donne gloire

115,1 Pour la gloire du nom de YHWH Ez 36,22-23 ; Ps 23,3

115,2 Pourquoi les nations diraient-elles : — Où donc est leur Dieu ? 

...

à cause de ta miséricorde et de ta vérité

de peur que les nations ne disent : — Où est leur Dieu ? 

115,2 = Ps 79,10

115,3 Notre Dieu est au ciel

tout ce qu’il veut, il le fait.

...

mais notre Dieu est dans le ciel

tout ce qu'il voulut il le fit

115,3 Dieu peut tout Gn 18,14 ; Jb 23,13 ; 42,2 ; Ps 135,6 ; Jr 32,17 ; Mt 19,26 ; Mc 10,27 ; 14,36 ; Lc 1,37 ; 18,27

115,4 Leurs idoles sont de l’argent et de l’or

œuvre de mains d'hommes.

...

simulacres des nations : argent et or

œuvres de mains d'hommes

115,4 Néant des idoles Is 44,9s ; Jr 10,1s ; Ba 6,3.7s

115,5 Elles ont une bouche et ne parlent  pas

elles ont des yeux et ne voient pas.

...

ils ont une bouche et ne parleront pas

ils ont des yeux et ne verront pas

115,6 Elles ont des oreilles et n’entendent  pas

elles ont des narines et ne sentent  pas.

...

ils ont de oreilles et n'entendront pas

ils ont des narines et ne sentiront pas

115,7 Elles ont des mains et ne palpent  pas

elles ont des pieds et ne marchent pas

et elles ne rendent aucun son avec leur gosier.

...

ils ont des mains et ne palperont pas

ils ont des pieds et ne marcheront pas

ils ne crieront pas avec leur gosier

115,8 Qu’ils leur ressemblent ceux qui les font

et quiconque se confie en elles !

...

qu'ils leur deviennent semblables ceux qui les font

et tous ceux qui se confient en eux !

115,9 Israël, mets ta confiance en YHWH !

Il est leur secours et leur bouclier.

...

La maison d'Israël a espéré dans le Seigneur

il est leur aide et leur protecteur.

115,9 Exhortation à trois classes de personnes Ps 118,2-4 ; 135,19-20;

115,10 Maison d’Aaron, mets ta confiance en YHWH!

Il est leur secours et leur bouclier.

10 ...

10 La maison d’Aaron a espéré dans le Seigneur

il est leur aide et leur protecteur

115,10 = Ps 33,20

115,11 Vous qui craignez YHWH, mettez votre confiance en YHWH !

Il est leur secours et leur bouclier.

11 ...

11 Ceux qui craignent le Seigneur ont espéré dans le Seigneur !

Il est leur aide et leur protecteur.

115,11 Faveur de YHWH pour ceux qui le craignent Qo 8,12 ; Ml 3,16

115,12 YHWH s’est souvenu de nous : il bénira !

Il bénira la maison d’Israël 

il bénira la maison d’Aaron 

12 ...

12 Le Seigneur s'est souvenu de nous et il nous a bénit :

il a béni la maison d'Israël

il a bénit la maison d'Aaron

115,13 il bénira ceux qui craignent YHWH

les petits et les grands.

13 ...

13 il a béni tous ceux qui craignent le Seigneur, les petits avec les plus grands

115,14 Que YHWH multiplie sur vous [ses faveurs]

sur vous et sur vos fils !

14 ...

14 Que le Seigneur ajoute sur vous [ses faveurs]

sur vous et sur vos fils !

115,14 YHWH donne des fils Dt 1,10-11 ; Ps 127,3

115,15 Soyez bénis de YHWH

qui fit les cieux et la terre !

15 ...

15 Vous, soyez bénis du Seigneur qui fit le ciel et la terre

115,16 Le ciel des cieux est à YHWH

mais il a donné la terre aux fils de l’homme.

16 ...

16 le ciel du ciel est au Seigneur

mais la terre il l'a donnée aux fils des hommes

115,16 Don de la terre aux humains Gn 1,28

115,17 Ce ne sont pas les morts qui louent YHWH

ni tous ceux qui descendent au pays du silence ;

17 ...

17 ce ne sont pas les morts qui te loueront, Seigneur

ni tous ceux qui descendent dans l'enfer

115,17 Pas de louange au shéol Ps 6,6 ; 30,10 ; 88,11ss ; 115,17 ; Is 38,18
M
G V
S

115,18 mais nous, nous bénissons Yah dès maintenant et à jamais. Alleluia !

18 Mais nous qui vivons, nous bénirons

Vbénissons le Seigneur

dès ce moment et jusque dans l'éternité.

18 ...

116,1 Je l’aime, car YHWH entend ma voix, mes supplications.

ALLELUIA

J'ai aimé, puisque le Seigneur exaucera la voix de ma prière 

...

116,1 Dieu écoute Ps 4,4 ; 6,9s ; 17,6 ; 34,16.18 ; 55,17s ; Pr 15,29 ; Mi 7,7
M
G S
V

116,2 il a incliné vers moi son oreille 

et toute ma vie  je l’invoquerai.

...

parce qu'il a incliné son oreille en ma faveur.

— Au long de mes jours je t'invoquerai :

116,3 Les liens de la mort m’enveloppaient

les affres du schéol m’avaient atteint

j’avais trouvé détresse et affliction.

...

les douleurs de la mort m'ont environné

les périls de l'enfer m'ont atteint

j'ai trouvé tribulation et douleur

116,3s Appel à l’aide dans le péril mortel Ps 18,5-7 ; Jon 2,3

116,4 Et j’ai invoqué le nom de YHWH :

— YHWH, sauve mon âme ! 

...

alors j'ai invoqué le nom du Seigneur :

— Ô Seigneur, libère mon âme !

116,5 YHWH est compatissant et juste

et notre Dieu fait miséricorde.

...

Le Seigneur miséricordieux et juste,

notre Dieu, prend pitié,

116,6 YHWH garde les petits

j’étais faible et il m’a sauvé.

...

il tient en sa garde les petits, le Seigneur :

j'ai été humilié et il m'a libéré !

116,7 Retourne, mon âme, à ton repos

car YHWH t'a fait du bien.

...

— Retourne, mon âme, à ton repos

parce que le Seigneur t'a fait du bien,

116,7 Le bien que m’a fait YHWH Ps 13,6

116,8 Car il a délivré mon âme de la mort

mes yeux des larmes, mes pieds du faux pas.

...

parce qu'il a arraché mon âme à la mort

mes yeux aux larmes

mes pieds à la chute !

116,8s = Ps 56,14 116,8 Gardé de la mort et des pleurs Is 25,8 ; Ap 21,4

116,9 Je marcherai devant YHWH

sur la terre des vivants.

...

Je plairai au Seigneur dans la région des vivants.

116,9 “Sur la terre des vivants” Ps 27,13 ; 52,7 ; 142,6 ; Is 38,11

116,10 J’ai confiance, lors même que je dis :  

— je suis malheureux à l’excès. 

10 ...

10 ALLELUIA

J’ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé

mais moi je fus extrêmement humilié 

116,10 Foi gardée dans l’épreuve 1Co 4,13

116,11 Moi qui disais dans mon trouble : 

— Tout homme est menteur. 

11 ...

11  moi j'ai dit dans mon excès :

— Tout homme est menteur.

116,11 Mensonge généralisé Ps 12,3 ; 62,10

116,12 Que rendrai-je à YHWH

pour tous ses bienfaits envers moi ?

12 ...

12 Que donnerai-je au Seigneur en retour tout ce qu'il m'a donné ?

116,13 J’élèverai la coupe du salut

et j’invoquerai le nom de YHWH.

13 ...

13 Je prendrai le calice du salut, je ferai appel au nom du Seigneur  

116,13 La coupe d’action de grâce 1Co 10,16

116,14 J’accomplirai mes vœux envers YHWH

en présence de tout son peuple.

14 ...

14 et mes vœux au Seigneur je les rendrai devant tout son peuple !

M
G V
S

116,15 Précieuse aux yeux de YHWH la mort de ses fidèles.

15 (Précieuse au regard du Seigneur est la mort de ses saints !)

15 ...

116,15 Vie précieuse aux yeux de YHWH Ps 72,14 ; Is 43,4
M
G S
V

116,16 Ah ! YHWH, parce que je suis ton serviteur

moi, ton serviteur, fils de ta servante

tu as dénoué mes liens.

16 ...

16 — Ô Seigneur, parce que je suis ton esclave

moi, ton esclave, le fils de ta servante,

tu as rompu mes liens :

116,16 Serviteur et fils de ta servante Ps 86,16

116,17 Je t’offrirai un sacrifice de louange

et j’invoquerai le nom de YHWH

17 ...

17 à toi je sacrifierai une hostie de louange

et j'en appellerai au nom du Seigneur

116,18 J’accomplirai mes vœux envers YHWH

en présence de tout son peuple

18 ...

18 mes vœux au Seigneur je les rendrai

sous le regard de tout son peuple

116,18 Accomplissement d’un voeu Ps 22,26 ; Jon 2,10

116,19 dans les parvis de la maison de YHWH

dans ton enceinte, Jérusalem.

Alleluia !

19 ...

19 dans les parvis de la maison du Seigneur

au milieu de toi, Jérusalem !

117,1 Louez YHWH, toutes les nations

célébrez-le tous les peuples !

...

ALLELUIA

Louez le Seigneur toutes les nations

louez-le tous les peuples 

117,1 || Ps 67,4 ; Rm 15,11

117,2 Car fort est son amour pour nous

et la vérité de YHWH [dure] à jamais.

Alleluia !

...

maintenant qu'a été confirmée sur nous sa miséricorde

et que la vérité du Seigneur demeure pour les siècles !

117,2 Amour et vérité Ps 85,11
M V
G S

118,1  VALLELUIA

 Célébrez YHWH

VConfessez le Seigneur car il est bon

puisque  éternelle

Vpour les siècles est sa miséricorde

...

118,1 1Ch 16,34 ; Esd 3,11 ; Ps 106,1 ; 107,1 ; 118,29 ; 136,1s ; Jr 33,11
M
G S
V

118,2 Qu’Israël dise :

— Éternelle est sa miséricorde ! 

...

que maintenant le dise Israël : — Il est bon :

pour les siècles est sa miséricorde !

118,2ss Exhortation à trois classes de personnes Ps 115,9ss ; 135,19s

118,3 Que le dise la maison d’Aaron :

— Éternelle est sa miséricorde ! 

...

que maintenant le dise la maison d'Aaron puisque pour les siècles est sa miséricorde

118,4 Que le disent ceux qui craignent YHWH :

— Éternelle est sa miséricorde ! 

...

que maintenant le disent ceux qui craignent le Seigneur puisque pour les siècles est sa miséricorde :

118,4 ceux qui craignent YHWH Ps 22,24 ; 103,11 ; Ap 19,5

118,5 Du sein de ma détresse j’invoquai YHWH

YHWH m’exauça et me mit au large.

...

— Depuis la tribulation j'invoquai le Seigneur

et il m'exauça dans les grandes largeurs, le Seigneur !

118,5 = Ps 4,2

118,6 YHWH est pour moi, je suis sans crainte:

que peut me faire un homme ?

...

(Le Seigneur m'est un défenseur :

je ne craindrai rien que puisse me faire un homme

118,6 Pas de crainte des hommes avec YHWH Ps 27,1 ; 56,12 ; He 13,6

118,7 YHWH est mon aide

et moi je jouis de la vue de ceux qui me haïssent.

...

le Seigneur m'est un défenseur :

et moi je regarderai de haut mes ennemis

118,7 Secours de YHWH et spectacle des ennemis Ps 54,6.9

118,8 Mieux vaut s'abriter en YHWH

que de se fier à un homme.

...

c'est bon de se confier dans le Seigneur,

mieux que de se confier en un homme

118,9 Mieux vauts'abriter en YHWH

que de se fier aux princes.

...

c'est bon d'espérer dans le Seigneur,

mieux que d'espérer dans des princes !)

118,10 Toutes les nations m’entouraient 

au nom de YHWH, je les ai pourfendues.

10 ...

10 Toutes les nations m’encerclèrent 

et au nom du Seigneur ※de fait: je me vengeai d'elles !

118,11 Elles m’entouraient et m'enserraient,

au nom de YHWH, je les ai pourfendues :

11 ...

11 Pour m'encercler, elles m'encerclèrent bien !

mais au nom du Seigneur ※de fait: je me vengeai d'elles :

M V
G
S

118,12 elles m’ont entouré

Vm’encerclèrent  comme des abeilles

et se sont éteintes comme un feu d’épines

Vet s'enflammèrent comme un feu dans des épines :

    au nom de YHWH car je les ai pourfendues

Vet au nom du Seigneur ※de fait: je me vengeai d'elles !   

12 Elles m’ont entouré comme des abeilles un rayon de miel

et elles ont flambé comme un feu au milieu d'épines

et au nom du Seigneur je les ai écartées.

12 ...

118,12 Comme des abeilles Dt 1,44
M
G S
V

118,13 Tu m'as poussé, poussé pour me faire tomber

mais YHWH m’a secouru.

13 ...

13 Poussé, renversé, j'étais sur le point de tomber

mais le Seigneur me soutint

118,14 Ma force et mon chant, c'est YHWH

il a été pour moi le salut.

14 ...

14 ma force, et ma louange, le Seigneur

s'est même fait mon salut !

118,14 = Ex 15,2 ; Is 12,2

118,15 Cris de joie et de salut

dans les tentes des justes. La droite de YHWH a fait des prouesses

15 ...

15 Son de l'exultation et du salut

dans les tentes des justes :

118,16 la droite de YHWH s'est exaltée

la droite de YHWH a fait des prouesses.

16 ...

16 la droite du Seigneur a déployé sa puissance

la droite du Seigneur m'a exalté

la droite du Seigneur a déployé sa puissance !

M V
G S

118,17 Je ne mourrai pas mais vivrai

et je raconterai les œuvres de YHWH

Vdu Seigneur :

17 ...

118,17 Publier les œuvres de YHWH Ps 11,17-18 ; Is 38,19
M
G S
V

118,18 YHWH m’a durement châtié

mais il ne m’a pas livré à la mort.

18 ...

18 pour me châtier, il me châtia, le Seigneur

mais il ne me livra pas à la mort !

M V
G S

118,19 Ouvrez-moi les portes de la justice

par elles j'entrerai, je louerai YHWH,

V entré par elles, je confesserai le Seigneur.

19 ...

118,19s Liturgie d’entrée au sanctuaire Ps 24,7-10

118,20 Voici la porte de YHWH :

Vdu Seigneur :

les justes entrent

Ventreront par elle !  

20 ...

118,20 Ville où entrent les justes Is 1,26 ; 26,2
M
G S
V

118,21 Je te célébrerai, parce que tu m’as exaucé

et que tu as été pour moi le salut :

21 ...

21 Je te confesserai puisque tu m'exauças

et te fis pour moi le salut :

M V
G S

118,22 La pierre que rejetèrent

Vréprouvèrent les bâtisseurs

est devenue

Vla voici faite tête d'angle !

22 ...

118,22 Le Christ, pierre d’angle Mt 21,42p ; Ac 4,11 ; 1Co 3,11 ; Ep 2,20 Pierre d’angle Jb 38,6 ; Is 8,14 ; 28,16 ; Za 3,9 ; 4,7

118,23 C’est l’œuvre de YHWH

Vpar le Seigneur que ça se fit

et c’est une merveille à nos yeux !

23 ...

M
G S
V

118,24 Voici le jour qu'a fait YHWH

en lui jubilons, soyons joyeux !

24 ...

24 Voici le jour que fit le Seigneur

exultons, réjouissons-nous en lui !

118,25 Ah! YHWH, je te prie, accorde le salut!

Ah! YHWH, je te prie, accorde la prospérité!

25 ...

25 Ô Seigneur fais le salut, 

ô Seigneur fais prospérer :

118,25 Invocation pour le succés Ne 1,11

118,26 Béni celui qui vient au nom de YHWH!

Nous vous bénissons de la maison de YHWH 

26 ...

26 béni celui qui doit venir au nom du Seigneur !

Nous vous avons bénis depuis la maison du Seigneur

118,26 = Mt 21,9p ; 23,39p

118,27 YHWH est Dieu, il nous illumine

engagez la cérémonie avec des rameaux 

jusqu’aux cornes de l’autel.

27 ...

27 Dieu est Seigneur et il nous a illuminés :

établissez un jour de fête solennelle, dans les halliers

jusqu'aux cornes de l'autel !

118,27 Usage de rameaux lors de la fête des tentes Lv 23,40 ; Ne 8,15 ; 2M 10,7

118,28 C'est toi mon Dieu, et je te célébrerai

C'est toi mon Dieu, et je t’exalterai.

28 ...

28 Mon Dieu c'est toi et je te confesserai

mon Dieu ÷c'est toi: et je t'exalterai

je te confesserai puisque tu m'exauças

et te fis pour moi le salut

M V
G S

118,29    Célébrez YHWH

VConfessez le Seigneur, puisqu'il est bon

puisque éternelle

Vpour les siècles est sa miséricorde !

29 ...

Propositions de lecture

112,1 en ses commandements il mettra toutes ses délices V littéralement : il voudra extrêmement = il mettra toutes ses volontés (désirs) dans ses commandements

Texte

Vocabulaire

111,1a Je confesserai  (V) Confitebor Pour les sens de confiteor voir Vocabulaire Ps 118,1.19.21.28.29.

111,5b.9b alliance V—IUXTA G Testamentum

  • En latin postclassique, le terme testamentum « testament » prend en plus les sens de « pacte, alliance entre l'homme et Dieu, document qui atteste cette alliance, les deux testaments, promesses, tables de la loi, ordre, disposition, loi, etc.
  • La V—IUXTA HEBR. a utilisé le terme pactum « pacte ».

Procédés littéraires

114,7 devant la face de (V) Sémitisme Dans la Vulgate et les auteurs qui s'en inspirent, le terme facies forme de nombreuses locutions. Entre autres, la locution a facie qui signifie « en face de, en présence de, devant » (apo prosôpou, epi prosôpou) : a facie aquilonis Jr 1,14 ; a facie ignis Ps 67,3 ; a facie irae tuae Ps 37,4. Cette locution peut encore signifier « de devant, hors de : eicere aliquem a facie terrae Gn 4,14 ; egredi a facie Domini Gn 4,16 ; fugere a facie arcus Ps 59,6 (cf. Blaise Dict.).

115,11a Vous qui craignez YHWH Périphrase Les « craignant-YHWH » sont les prosélytes : Intertextualité biblique Ps 15,4b.

Réception

Comparaison des versions

111,1 V—IUXTA HEBR. 

ALLELUIA | ALEPH Je confesserai le Seigneur de tout mon cœur | BETH dans la réunion des justes et dans l'assemblée

111,2 V—IUXTA HEBR.

  • GIMEL Grandes sont les œuvres du Seigneur | DELETH recherchées dans toutes ses volontés

111,3 V—IUXTA HEBR.

  • HE Gloire et beauté, son œuvre | VAV et sa justice dure toujours

111,4 V—IUXTA HEBR.

  • ZAI Il a institué le mémorial de ses merveilles | HETH clément et miséricordieux est le Seigneur

111,5 V—IUXTA HEBR. TETH il a donné une nourriture à ceux qui le craignent | IOTH il se souviendra à jamais de son pacte 

111,6 V—IUXTA HEBR.

  • CAPH Il annoncera la puissance fortitudinem de ses œuvres à son peuple

111,7 V—IUXTA HEBR.

LAMETH afin de leur donner l'héritage des nations | MEM l'oeuvre de ses mains, vérité et justice

111,8 V—IUXTA HEBR.

NUN fidèles, tous ses préceptes | SAMECH fermes pour l’éternité, à jamais | AIN faits selon la vérité et l'équité

111,9 V—IUXTA HEBR.

  • FE Il a envoyé la rédemption à son peuple | SADE il a prescrit pour l'éternité son pacte | COPH saint et terrible, son nom

111,10 V—IUXTA HEBR.

  • RES Le principe de la sagesse est la crainte du Seigneur | SEN une bonne doctrine pour tous ceux qui les pratiquent | THAV sa louange demeure à jamais.

112,1 V—IUXTA HEBR.

  • ALLELUIA
  • ALEPH Heureux l'homme qui craint le Seigneur | BETH en ses commandements il se plaîra extrêmement

112,2 V—IUXTA HEBR.

  • GIMEL puissante sur terre sera sa descendance | DELETH la race des justes sera bénie

112,3 V—IUXTA HEBR.

  • HE biens et richesses dans sa maison | VAV et sa justice subsiste toujours

112,4 V—IUXTA HEBR.

  • ZAI il s'est levé dans les ténébres une lumière pour les justes | TETH il est clément, miséricordieux et juste

112,5 V—IUXTA HEBR.

  • TETH l'homme bon est clément et il prête | IOTH il règlera ses paroles selon le droit

112,6 V—IUXTA HEBR.

  • CAPH parce que jamais il ne sera ébranté

112,7 V—IUXTA HEBR.

  • LAMETH en mémoire éternelle sera le juste | MEM une mauvaise nouvelle il n'en aura crainte | NUN prêt est son coeur, confiant dans le Seigneur

112,8 V—IUXTA HEBR.

  • SAMECH ferme est son coeur il ne craindra pas | AIN jusqu'à ce qu'il jette les yeux sur ses ennemis

112,9 V—IUXTA HEBR.

  • PHE il répandit, il donna aux pauvres | SADE sa justice demeure éternellement | COPH sa corne sera exaltée en gloire

112,10 V—IUXTA HEBR.

  • RES l'impie verra et s'irritera | SEN il grincera des dents et il séchera de dépit | THAV le désir des impies périra.

113,1 V—IUXTA HEBR.

  • ALLELUIA | Louez le Seigneur, serviteurs, louez le nom du Seigneur

113,2 V—IUXTA HEBR.

  • béni soit le nom du Seigneur dès maintenant et jusque dans l'éternité

113,3 V—IUXTA HEBR.

  • du lever du soleil jusqu'à son coucher, digne de louange est le nom du Seigneur !

113,4 V—IUXTA HEBR.

  • élevé au-dessus de toutes les nations, le Seigneur | au-dessus du ciel, sa gloire

113,5 V—IUXTA HEBR.

  • qui est comme le Seigneur notre Dieu ? lui qui, habitant dans les hauteurs,

113,6 V—IUXTA HEBR.

  • regarde ce qui est humble au ciel et sur terre

113,7 V—IUXTA HEBR.

  • il soulève de terre l'indigent et du fumier il élève le pauvre

113,8 V—IUXTA HEBR.

  • pour le faire asseoir avec les princes | avec les princes de son peuple

113,9 V—IUXTA HEBR.

  • lui qui place la stérile dans la maison | mère joyeuse au milieu de ses fils.

114,1–115,18  M G | V Disposition du texte et numérotation des psaumes La tradition hébraïque (M), dont on suit ici la numérotation, mais aussi  G, θ', Hie et S, fusionnent les  Ps 114 et Ps 115

© CC-BY-SA-4.0

114,1 V—IUXTA HEBR. ALLELUIA | Quand Israël sortit d'Égypte | la maison de Jacob d'un peuple barbare

114,2 V—IUXTA HEBR.

  • Juda devint son lieu de sanctification | Israël sa puissance

114,3 V—IUXTA HEBR.

  • la mer vit et s'enfuit | le Jourdain retourna en arrière

114,4 V—IUXTA HEBR.

  • les montagne sautèrent comme des béliers | les collines comme les petits du troupeau

114,4 V—IUXTA G

  • les montagens bondirent commes des béliers | les collines commes les agneaux des brebis

114,5 V—IUXTA HEBR.

  • qu'as-tu, mer, à t'enfuir ? | Jourdain, à retourner en arrière ?

114,6 V—IUXTA HEBR.

  • montagnes, à bondir comme des béliers, | collines, comme les petits du troupeau ?

114,7 V—IUXTA HEBR.

  • tremble, terre, à la face du Seigneur, à la face du Dieu de Jacob

114,8 V—IUXTA HEBR.

  • lui qui change la pierre en étangs d'eaux | le silex en sources d'eaux.

115,3 V—IUXTA HEBR.

  • mais notre Dieu est dans le ciel, tout ce qu'il voulut il le fit

115,4 V—IUXTA HEBR.

  • idoles des nations : argent et or, oeuvre de mains d'hommes

115,5 V—IUXTA HEBR.

  • elles ont une bouche et ne parleront pas | elles ont des yeux et ne verront pas

115,6 V—IUXTA HEBR.

  • elles ont des oreilles et n'entendront pas | elles ont un nez et ne sentiront pas

115,7 V—IUXTA HEBR.

  • elles ont des mains et ne palperont pas | elles ont des pieds et ne marcheront pas | et elles ne rendront aucun son dans leur gosier

115,8 V—IUXTA HEBR.

  • qu'ils leur deviennent semblables ceux qui les font | tout homme qui se confie en elles

115,9 V—IUXTA HEBR.

  • Israël mettra sa confiance dans le Seigneur il est leur aide et leur protecteur

115,10 V—IUXTA HEBR.

  • La maison d'Aaron mettra sa confiance dans le Seigneur  il est leur aide et leur protecteur

115,11 V—IUXTA HEBR.

  • Ceux qui craignent le Seigneur mettront leur confiance dans le Seigneur | il est leur aide et leur protecteur

115,12 V—IUXTA HEBR.

  • Le Seigneur s'est souvenu de nous : il nous bénira ! | il bénira la maison d'Israël, il bénira la maison d'Aaron

115,13 V—IUXTA HEBR.

  • il bénira ceux qui craignent le Seigneur petits et grands

115,14 V—IUXTA HEBR.

  • que le Seigneur multiplie sur vous [ses faveurs], sur vous et sur vos fils

115,15 V—IUXTA HEBR.

  • Vous, soyez bénis du Seigneur qui fit les cieux et la terre !

115,16 V—IUXTA HEBR.

  • Le ciel des cieux est au Seigneur mais la terre il l'a donnée aux fils des hommes

115,17 V—IUXTA HEBR.

  • ce ne sont pas les morts qui loueront le Seigneur | ni tous ceux qui descendent dans le silence

115,18 V—IUXTA HEBR.

  • mais nous nous bénissons le Seigneur dès maintenant et jusque dans l'éternité.

116,1  V—IUXTA HEBR.

  •  ALLELUIA | J'ai aimé puisque tu entendras, Seigneur, la voix de ma supplication

116,2 V—IUXTA HEBR.

  • il a incliné vers moi son oreille et en tous mes jours je l'invoquerai

116,3 V—IUXTA HEBR.

  • les liens de la mort m'ont environné | et les fortifications de l'enfer m'ont trouvé | j'ai rencontré angoisse et douleur

116,4 V—IUXTA HEBR.

  • et le nom du Seigneur je l'ai invoqué | je t'en supplie, Seigneur, sauve mon âme

116,5 V—IUXTA HEBR.

  • clément et juste est le Seigneur et notre Dieu est miséricordieux

116,6 V—IUXTA HEBR.

  • Le Seigneur garde les petits | je fus exténué et il me sauva

116,7 V—IUXTA HEBR.

  • retourne, mon âme, à ton repos parce que le Seigneur te rendra [ton bien]

116,9 V—IUXTA HEBR.

  • je marcherai devant le Seigneur sur les terres des vivants

116,10 V—IUXTA HEBR.

  • J'ai cru c'est pourquoi j'ai parlé | moi je suis extrêmement affligé

116,11 V—IUXTA HEBR.

  • moi j'ai dit dans ma stupeur : — Tout homme est mensonge

116,12 V—IUXTA HEBR.

  • que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu'il m'a accordé ?

116,15 V—IUXTA HEBR.

  • glorieuse en présence du Seigneur la mort de ses saints

116,16 V—IUXTA HEBR.

  • Je t'en supplie, Seigneur, parce que je suis ton serviteur | moi, ton serviteur, fils de ta servante | tu as défait mes liens

116,17 V—IUXTA HEBR.

  • à toi j'immolerai une hostie de louange | et j'invoquerai le nom du Seigneur

117,1  V—IUXTA HEBR.

  •  ALLELUIA | Louez le Seigneur toutes les nations | comblez-le CONLAUDATE EUM de louanges tous les peuples

117,2 V—IUXTA HEBR.

  • parce qu'elle s'est fortifiée CONFORTATA EST sur nous sa miséricorde | et la vérité du Seigneur pour l'éternité !

118,1 V—IUXTA HEBR. 

  • ALLELUIA | Confessez le Seigneur car il est bon | puisque pour l'éternité est sa miséricorde !

118,5 V—IUXTA HEBR.

  • Lorsque j'étais dans la détresse, j'invoquai le Seigneur | et le Seigneur m'exauça [en me mettant] au large

118,6 V—IUXTA HEBR.

  • Tu es mon Seigneur :| je ne craindrai pas ce que peut me faire un homme.

118,7 V—IUXTA HEBR.

  • Le Seigneur est mon aide et moi je regarderai de haut ceux qui me haïssent.

118,8 V—IUXTA HEBR.

  • Mieux vaut espérer dans le Seigneur  que d'espérer en l'homme.

118,9 V—IUXTA HEBR. 

  • Mieux vaut espérer dans le Seigneur | que d'espérer dans les princes. 

118,10 V—IUXTA HEBR. 

  • Toutes les nations m’ont entouré | mais au nom du Seigneur je me suis vengé d'elles.

118,11 V—IUXTA HEBR. 

  • Elles m’ont entouré et assiégé | mais au nom du Seigneur, je me suis vengé d'elles

118,12 V—IUXTA HEBR. 

  • Elles m’ont entouré comme des abeilles | elles se sont éteintes comme un feu d’épines | au nom du Seigneur car je me suis vengé d'elles.

118,13 V—IUXTA HEBR. 

  • Heurté, j'étais poussé violemment pour me faire tomber | mais le Seigneur m’a soutenu.

118,14 V—IUXTA HEBR. 

  • Ma force et ma louange, c'est le Seigneur | il est devenu pour moi le salut

118,15 V—IUXTA HEBR. 

  • Cri de louange et de salut dans les tentes des justes 

118,16 V—IUXTA HEBR. 

  • La droite du Seigneur a déployé sa force | la droite du Seigneur est élevée | la droite du Seigneur a déployé sa force.

118,18 V—IUXTA HEBR. 

  • Le Seigneur, en me corrigeant, m’a blâmé | mais il ne m’a pas livré à la mort

118,24 V—IUXTA HEBR. 

  • Voici le jour qu'a fait le Seigneur | réjouissons-nous et tressaillons d'allégresse en lui

118,25 V—IUXTA HEBR. 

  • Je t'en supplie, Seigneur, accorde le salut ! je t'en supplie | Je t'en supplie, Seigneur, accorde la prospérité, je t'en supplie !

118,26 V—IUXTA HEBR. 

  • Béni celui qui vient au nom du Seigneur ! | Nous vous avons bénis depuis la maison du Seigneur 

118,27 V—IUXTA HEBR. 

  • Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu | Célébrez la solennité avec des branches garnies de feuilles jusqu’aux cornes de l’autel

Liturgie

111,1–10 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce psaume se dit après l'oraison silencieuse (amida) de l'office de l'après-midi du samedi. Il est également chanté lors de la cérémonie de la circoncision.

111,1 ; 119,7.10.34.58.69.145 de tout cœur C'est ainsi qu'on célèbre et confesse le Seigneur

Offertoire « Confitebor... in toto corde meo »

Traditionnel, Offertoire — Confitebor... in toto corde meo

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 111,1 ; 119,17.107

111,9–21 Il envoya la rédemption CHANT GRÉGORIEN Antienne « Redemptionem » 2e antienne des 2e Vêpres de Noël 

« Redemptionem »

Traditionnel, Antienne - Redemptionem (AM1,65)

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 111,9-21

Cette antienne de 7e mode chante avec enthousiasme et reconnaissance la venue du Rédempteur.

112,1s Heureux l'homme qui craint le Seigneur Graduel

« Beatus vir »

Traditionnel, Graduel — Beatus vir

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,1s

112,1 Heureux l'homme qui craint le Seigneur Alleluia

« Beatus vir »

Traditionnel, Alleluia Beatus vir qui timet

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,1

112,1 Le Seigneur dit ses paroles - Introït

« Dicit Dominus sermones »

Traditionnel, Introït - Dicit Dominus sermones

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Is 59,7.21 Ps 112,1

112,9.2 Il sème l'aumône Graduel

« Dispersit » Graduel

Traditionnel, Graduel - Dispersit

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,9.2

« Dispersit » Introït

Traditionnel, Introït - Dispersit

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,9.1

Paroles

Dispersit, dedit pauperibus; iustitia eius manet in saeculum saeculi.

Il a fait largesse, il a donné aux pauvres : sa justice demeure pour les siècles des siècles.

112,3 Gloire et richesses Offertoire

« Gloria et divitiae »

Traditionnel, Offertoire — Gloria et divitiae

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,3

112,4 Il s'est levé dans les ténèbres - Antienne

« Exortum est »

Traditionnel, Antienne - Exortum est

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,4

112,7 Requiem Graduel

« Requiem »

Traditionnel, Graduel — Requiem

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,7

112,9 Laurent le Lévite Alleluia

« Levita Laurentius »

Traditionnel, Alleluia — Levita Laurentius

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 112,9

Ce verset décrit la vertu de Saint Laurent, « semant l'aumône et donnant aux pauvres ».

113,1–118,29 Béni soit le Nom du Seigneur. Le grand Hallel. Ce psaume est le premier du Hallel, suite de psaumes de louange (113-118) chantée les matins des fêtes et des néoménies (Ros ḥōdeš, Liturgie Nb 28,11–15). Le Hallel complet se dit aux Cabanes, les huits jours de Hanoukka (Liturgie 1M 4,36–60), les deux premiers jours de Pâque, les deux jours de Pentecôte. Il est abrégé les six derniers jours de Pâque et les néoménies.

Les flammes qui montent de la hanoukkia (photographie, 2019)

© Domaine public→

113,1–9 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce psaume est le premier du Hallel, suite de psaumes de louange chantée les matins des fêtes et des néoménies (Ros ḥōdeš). Le Hallel complet se dit aux Cabanes, les huits jours de ḥanuka, les deux premiers jours de Pâque, les deux jours de Pentecôte. Il est abrégé les six derniers jours de Pâque et les néoménies.

113,1 Louez serviteurs du Seigneur - Introït et Alleluia

Introït « Laudate pueri Dominum »

Traditionnel, Introït - Laudate pueri

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, (enregistrement en direct)

© Abbaye du Barroux→, Ps 113,1.9.2

Alleluia « Laudate pueri Dominum »

Traditionnel, Alleluia - Laudate pueri Dominum

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, (enregistrement en direct)

© Abbaye du Barroux→, Ps 113,1

113,2ss LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce verset est inclus dans le centon commençant par Ps 104-31 qui introduit l'office dit des zemirot, suite de psaumes formant la seconde partie de l'office journalier du matin.

113,3 Du lever du soleil - Antienne

Antienne « A solis ortu »

Traditionnel, Antienne - A solis ortu

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 113,3

Antienne chantée pour l'Office de la fête du Saint Nom de Jésus, le Dimanche avant l'Épiphanie.

113,5ss Qui est comme le Seigneur - Graduel

« Quis sicut Dominus » Graduel

Traditionnel, Graduel - Quis sicut Dominus

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 113,5-7

113,8 Que le Seigneur le place avec les princes - Antienne

« Collocet eum Dominus »

Traditionnel, Antienne - Collocet eum Dominus

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 113,8

114,1–8 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce psaume est le deuxième du Hallel, suite de psaumes de louange chantée les matins des fêtes et des néoménies (Ros ḥōdeš) (voir Ps 113)

114,1 Quand Israël sortit d'Égypte Alleluia

« In exitu Israel »

Traditionnel, Alleluia - In exitu Israel

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 114,1

Composition

« Le texte de cet alleluia reprend le tout premier verset du psaume. Le contexte pascal de ce chant nous plonge dans la propre histoire de nos âmes. Israël en effet, ce n'est pas seulement l'Église, c'est aussi chacun de nous. Notre âme est invitée par Dieu à sortir d'Égypte, à s'extraire du peuple barbare (barbare ici signifie bredouillant, c'est-à-dire un peuple étranger qui ne parle pas la même langue) pour émigrer vers la cité de Dieu.

Au niveau musical, il s'agit plutôt d'une pièce contemplative de rumination de la parole de Dieu. La mélodie répond parfaitement à cette nécessité contemplative. Le jubilus de l'alléluia est long, très beau, très progressif. Le verset se compose quant à lui de deux phrases mélodiques correspondant aux deux phrases du texte. Le 2ème mode rend très bien ce mélange de nostalgie et d'espérance qui caractérise la vie sur terre, dans l'attente de la béatitude éternelle ».

Commentaire rédigé par un moine le 29 septembre 2018 dans l'Homme Nouveau→.

115,1–18 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce psaume est le troisième du Hallel, suite de psaumes de louange chantée les matins des fêtes. On l'omet lors des néoménies (Ros ḥōdeš) et autres jours où se dit le demi-Hallel (voir Ps 113)

115,11 Ceux qui craignent le Seigneur Alleluia

« Qui timent Dominum »

Traditionnel, Alleluia — Qui timent Dominum

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 115,11

115,15 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce verset est cité dans les prières d'actions de grâces après le repas.

115,18 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce verset est lu après chaque occurrence liturgique du Ps 145.

115,18 Mais nous qui vivons nous bénissons - Antienne

« Nos qui vivimus »

Traditionnel, Antienne - Nos qui vivimus

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 115,18

Antienne chantée aux vêpres du lundi dans l'Office bénédictin.

116,1–19 Ce psaume est le quatrième du Hallel, suite de psaumes de louange chantée les matins des fêtes. On omet la première partie (jusqu Ps 116,11 inclus) les néoménies (Ros ḥōdeš) et les six derniers jours de P^aque. (voir Ps 113)

116,1–19 Aujourd'hui je suis affligé Antienne

« Hodie afflictus »

Traditionnel, Samedi Saint — Vêpres: Antienne "Hodie afflictus" et Psaume 115

(CD, 2005) Dom Jean Claire, chœur des moines de l'abbaye de Solesmes

© Abbaye de Solesmes→, Ps 116

116,2 Il a incliné vers moi - Antienne

« Inclinavit »

Traditionnel, Antienne - Inclinavit

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 116,2

Antienne chantée aux vêpres du lundi.

116,10 J'ai confiance - Antienne

« Credidi »

Traditionnel, Antienne - Credidi

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 116,10

Antienne chantée aux Vêpres du lundi.

116,13 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce verset est cité dans les prières d'actions de grâces après le repas.

116,15 Précieuse aux yeux du Seigneur la mort de ses saints - Alleluia

Alleluia « Pretiosa in conspectu Domini »

Traditionnel, Alleluia - Pretiosa

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 116,15

Alléluia chanté au commun des martyrs hors du temps pascal.

116,16s Tu as dénoué mes liens - Antienne

Antienne « Dirupisti Domine »

Traditionnel, Antienne - Dirupisti Domine

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 116,16s

Antienne chantée aux deuxièmes vêpres du commun des Apôtres.

117,1s LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce psaume est le cinquième du Hallel, suite de psaumes de louange chantée les matins des fêtes et des néoménies (Ros ḥōdeš) (voir Ps 113).

117,1s Louez le Seigneur Trait

« Laudate Dominum »

Traditionnel, Trait — Laudate Dominum

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 117,1s

106,1 ; 107,1 ; 117,1 Célebrez le Seigneur - Alleluia de Pâques

« Confitemini Domino »

Traditionnel, Alleluia - Confitemini Domino

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, (enregistrement en direct)

© Abbaye du Barroux→, Ps 106,1.107,1.117,1

Alleluia de la nuit de Pâques.

118,1–29 JUDAÏSME Ce chant clôt le Hallel (Liturgie Ps 113,1–9).

Usage durant la fête des Tentes antique

L'ensemble a peut-être été utilisé pour la →fête décrite en Ne 8,13-18 ; cf. Esd 3,4 ; Za 14,16. Cf. aussi Esd 3,11.

Rite sephardi

Ce psaume est le sixième du Hallel, suite de psaumes de louange chantée les matins des fêtes et des néoménies (Ros ḥōdeš) (voir Ps 113). Les quatre premiers versets sont répétés chacun par l'assemblée après le ministre-officiant. 5-29 sont chantés en choeur par l'assemblée sur un air apparenté à celui du Cantique de Moïse.

118,24.1 Voici le jour + Confessez le Seigneur CHANT GRÉGORIEN Psaume pascal par excellence et leitmotiv du jour de Pâques et de toute l’octave pascale Dès les premiers temps de l’Église, ce psaume 118 (117) a été réservé pour la liturgie de Pâques. En effet pendant toute l’octave de Pâques, les graduels de la messe lui empruntent successivement l’un ou l’autre de ses versets. Les mots Haec dies quam fecit Dominus : exsultemus et laetemur in ea constituent le leitmotiv de toute l’octave, servant de verset et répons à toutes les Heures de l’office et dans les monastères de verset au réfectoire pour le bénédicité et les grâces. Il est même utilisé par l’excitateur pour réveiller les frères tôt le matin. On peut considérer l’expression Haec dies comme le pendant pascal de l’Hodie qui est employé de manière préférentielle dans la liturgie de Noël. 

Le graduel Haec dies comporte en fait 6 versets dont 5 sont tirés du Ps 118 sauf celui qui est attribué au mardi dans l’octave et qui est extrait du Ps 107,2 « Que le disent ceux qui ont été rachetés par le Seigneur, ceux qu’il a rachetés de la main de l’ennemi des régions il les a rassemblés. »

Pâques et les autres jours de l'octave : 

  • Pâques Ps 118,1 : « Confessez le Seigneur car il est bon, puisque pour les siècles est sa miséricorde. » Ce v. 1 sert de verset à l'alleluia de la Vigile pascale et à celui de l'alleluia du vendredi après l'Ascension.
  • Lundi Ps 118,2 « Que maintenant le dise Israël : Il est bon puisque pour l’éternité est sa miséricorde. »
  • Mercredi Ps 118,16 « La droite du Seigneur a déployé sa puissance, la droite du Seigneur m’a exalté. » Ce même verset est utilisé à l'offertoire de la Vigile pascale et de la 3e semaine ordinaire et pour l'alleluia de la 5e semaine du temps pascal (Liturgie Ps 118,116ab–17).
  • Jeudi Ps 118,22-23 « La pierre que réprouvèrent les bâtisseurs la voici devenue tête d’angle : C’est par le Seigneur que ça se fit et c’est une merveille à nos yeux. »
  • Vendredi Ps 118,26a-27a « Béni celui qui vient (venit) au nom du Seigneur ! Dieu [est] Seigneur et il nous a illuminés. »
  • Le v. 26a a donné la 2e partie du Sanctus de la messe « Benedictus qui venit in nomine Domini » et l’autre v. 27a rappelle le Lucernaire de la Vigile pascale en reliant la résurrection du Seigneur au thème de la lumière.

— Graduel « Haec dies... Confitemini » du Jour de Pâques

YouTube - Jour de Pâques - Graduel : Haec Dies - Chœur des moines de l'Abbaye de Solesmes (Grad. 196-197)

 Faisant suite à l’introït qui nous introduit dans l’intime action de grâces du Christ à son Père, le graduel constitue la manifestation grandiose de la joie pascale. C’est « le Jour que fit le Seigneur », signe de l’éternelle béatitude pour tous les croyants, membres du Christ. Ils exultent à cause du vainqueur de la mort qui leur a ouvert l’entrée dans la vie éternelle. « La sainte Église veut que nous nous regardions comme déjà ressuscités avec lui, comme déjà en possession de la vie éternelle. ». (Guéranger L'Année liturgique Temps pascal, 7,18). Après la célébration de la Passion et à la lumière de la grâce pascale, l’Église fait monter une immense action de grâces confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius, « cri du cœur qui monte spontanément aux lèvres », sachant tout ce qu’elle doit à la miséricordieuse bonté de Dieu. On a pu dire avec raison que Pâques est le vrai dimanche de la miséricorde, le 2e dimanche ne l’étant qu’en tant que jour de l’octave.

Texte

Haec dies, quam fecit Dominus | exsultemus | et laetemur in ea | V/ Confitemini Domino | quoniam bonus | quoniam in saeculum | misericordia eius. (« Voici le jour que fit le Seigneur | exultons | et réjouissons-nous en lui | V/ Confessez le Seigneur | car il est bon | puisque pour l’éternité | est sa miséricorde. ») Seule différence : la V ajoute le verbe être entre haec dies. Le verset du graduel « Haec dies » du Jour de Pâques est le même que celui de l’alléluia de la nuit : « Confitemini Domino quoniam bonus : quoniam in saeculum misericordia eius »

Interprétation musicale
  • On retrouve la mélodie type du 2e mode proche des graduels des féries avant Noël. Mais ici comme dans le graduel de la Messe de minuit, l’auteur a composé pour le début un motif original tout à fait adapté à la joie de Pâques. Ce motif va jusqu’à Dominus et se soude ensuite naturellement à une formule commune au 2e et au 5e mode. À partir de la clivis initiale de Haec, le mouvement prend son élan et s’enroule autour du La avec souplesse. Les celeriter des manuscrits indiquent un mouvement alerte. Ensuite il s’appuie sur le podatus qui le lance sur le Do comme pour préparer l’entrée majestueuse de dies. La rencontre des deux consonnes « c » et « d » bien prononcées permet de mettre en valeur l’importance de ce mot qui se trouve enveloppé dans un vibrant enthousiasme et un « souffle d’exaltation qui ne va plus cesser, emportant tout dans un rythme admirable ». On remarque les 2 doubles Do de fecit – l’un est arsique sur l’accent et l’autre thétique sur la finale. L’élan de fe, amené par le podatus de quam, informe toute la vocalise de cit en rythmes binaires très joyeux. Le crescendo ample et enthousiaste de Dominus par le torculus et la tristropha qui élargissent le mouvement, enfin la cadence sur Do, évoquent la vénération émerveillée envers le Seigneur.
  • Les 2 autres phrases sont une invitation à la joie. La mélodie habituelle épouse l’ardeur communicative des mots. Elle exulte vraiment sur le mot exsultemus par son envolée spontanée et la détente de sa thésis en un gracieux balancement. Le motif de et laetemur est original et met en évidence le mot par une délicate nuance de gravité sur sa finale, préparant l’admirable vocalise du dernier membre in ea dans un rallentando progressif.
Le verset
  • Le verset reprend l’allégresse du début. Dès qu’elle aborde le nom divin Domino, avec une grâce légère elle laisse déborder sa reconnaissance. « Elle s’y complait en une vocalise qu’elle retient sur les notes les plus élevées ». On remarque aussi les notes allongées et les climacus très retenus de la fin en des inflexions de tendresse émue.
  • Enfin l’extraordinaire quoniam bonus. La joie attendrie continue d’abord sur les premières notes de quoniam. Mais peu à peu une ardeur unique s’empare de la mélodie qui se livre à une ivresse spirituelle rarement atteinte. Elle prend un accent d’admiration éperdue devant la merveille de l’œuvre rédemptrice, la folie de l’amour divin. Elle est menée dans un crescendo ininterrompu et vibrant, on peut dire unique : après le motif Do-Ré-Mi-Ré-Mi-Do-La répété presqu’à l’identique comme pour insister, le mouvement quelque peu retenu, monte par degrés conjoints en un magnifique crescendo, et soudain il bondit d’une quinte en s’appuyant sur la note pointée pour atteindre sans heurt avec tout le moelleux possible de la voix la double note du sommet. Puis il redescend délicatement sur bonus, mot essentiel, où il s’étend et s’élargit avec naturel dans une chaleur vocale expressive. Cette phrase s’achève comme à regret dans le calme revenu.
  • L’avant dernière phrase quoniam in saeculum est rapide et joyeuse. Elle reprend sur saeculum le motif de exsultemus avec la même joie exultante. Pour la dernière phrase, la mélodie se fait peu à peu recueillie dans la contemplation du mystère de l’éternelle miséricorde.

— Alleluia « Confitemini » de la Vigile pascale

Messe de la Vigile Pascale - Alleluia: Confitemini ... YouTube · Chœur des moines de l'Abbaye de Solesmes - Topic (Grad.. 191-192)

Texte

Alleluia V/ Confitemini Domino, quoniam bonus | quoniam in saeculum misericordia eius. (« Confessez le Seigneur | car il est bon | puisque pour l’éternité est sa miséricorde. »)

Interprétation liturgique et spirituelle
  • Après avoir été banni durant tout le carême, l’alleluia fait une entrée solennelle à la vigile pascale. Cet alleluia est entonné trois fois par le président de l’assemblée en montant graduellement le ton. Ce rite a un lien très fort avec celui de l’office de la Croix, le vendredi Saint, et celui du cierge pascal au début de la vigile pascale. Il exprime l’unité entre Passion et Résurrection qui culmine avec ce triple alleluia, acclamation solennelle de la résurrection du Christ, base de notre foi. Le vendredi saint, tandis qu’on élève la croix que l’on dévoile petit à petit, le célébrant chante 3 fois, en montant de ton chaque fois, l’Ecce lignum crucis in quo salus mundi pependit (Voici le bois de la croix sur lequel est pendu le salut du monde) et l’assemblée répond Venite adoremus (Venez, adorons). Au début de la vigile pascale, la flamme du cierge pascal s’élevant de plus en plus, le prêtre chante 3 fois sur des tonalités de plus en plus hautes le Lumen Christi (Lumière du Christ) et l’assemblée répond Deo gratias (Nous rendons grâces à Dieu) ! De même, après la lecture de l’épître, avant d’entendre l’Évangile de l’événement de la Résurrection, le triple alleluia introduit l’assemblée dans la louange de la liturgie céleste. S’ouvre alors le temps pascal d’action de grâce pour la libération dans un alléluia permanent ! Il est le chant nouveau du peuple des sauvés du ciel et de la terre qui communient à l’Agneau vainqueur et immolé (Ap 5,12). « Il n’y a qu’une liturgie ».
Interprétation musicale
Éveil progressif à la joie pascale
  • La mélodie de l’Alleluia a quelque chose de sobre, presque mystérieux, au début sur les 3 premières syllabes Allelu, mais à partir de ia, abréviation de YHWH, la joie se fait plus décisive sur le motif Sol-Do-La-Si-La-La-Sol, l’un des thèmes pascals. 
  • À la suite du 3e alleluia, « À peine avons-nous été introduits, non sans émotion, dans la joie du Christ ressuscité par le chant d’un triple alleluia que l’Église nous presse résolument de rendre grâces à la miséricorde divine : « Confessez le Seigneur, car il est bon et sa miséricorde est éternelle » (Flicoteaux 1952, 42), le verset, débordant de joie, se fait entendre. Dans un élan irrésistible entretenu jusqu’au bout, il rend grâces à la bonté ineffable du Seigneur. Les nuances demandées par les neumes descendants et les petites cadences élargies ne retiennent le mouvement juste ce qu’il faut, pour reprendre aussitôt avec un élan encore plus joyeux. La cantilène de Domino se remplit d’admiration, c’est le Seigneur ! Sur bonus, la mélodie se hisse par une quarte ascendante au Ré et s’y maintient quelque peu. C’est le sommet de toute la pièce « Car le Seigneur est bon ». Il se chante avec toute la chaleur possible. Une grande tendresse se fait sentir sur sa cadence Do-Si. Pour retrouver le sens fort du mot bonus, une tradition très ancienne transmise de génération en génération dit que saint Bruno aimait méditer sur la bonté de Dieu jusqu’à s’enivrer de joie en répétant : O bonitas !
  • Le 2e quoniam repart sur Si dans une vocalise joyeuse qui s’enroule autour de Si et Sol et qui finit par s’établir sur le Do. Le dernier motif de saeculum Si-Do-Ré-La-La-Sol reprend celui des dernières notes de Domino. Quoniam in saeculum se chantent dans un seul mouvement, un grand phrasé, comme dans un seul souffle. Misericordia repart avec un bel élan, l’intervalle de tierce majeure La-Fa sur la clivis de sa 1re syllabe et son bel accent mis en valeur par le groupe quilismatique et sa cadence en Sol ajoutent une note de tendresse émue, mêlée de sérénité. Eius reprend la clivis La-Fa de misericordia, mais se hisse à deux reprises sur le Do avec décision et termine avec le motif pascal de l’alleluia dans une joie expansive qui invite à reprendre une dernière fois l’alleluia.

— Alleluia Confitemini du vendredi après l’Ascension

(Grad. 239-240)

Même texte que celui de la Vigile pascale.

Interprétation musicale
  •  La mélodie de l’Alleluia et de son jubilus a l’ardeur d’une joie qui s’épanouit plutôt que d’une joie qui exulte. L’arsis du motif des premières notes Fa-Sol-La-Do a une allure vive sans précipitation, les 3 premières notes sont un peu allongées dans les manuscrits. Elle s’épanouit sur la tristropha et se détend en une thésis courte mais gracieuse qui est reliée à ce qui suit, à la fois joyeux et paisible.
  • La mélodie du verset est apparentée à celle de la Vigile. Dans son ensemble elle est moins ardente ou éclatante. Le début est le même, mais à partir de Domino la vocalise sur la finale est supprimée pour ne faire qu’une seule note qui forme une petite cadence. Celle-ci s’enchaîne avec le quoniam qui a perdu son bel élan. Les motifs de quoniam et de bonus sont plus réservés, peut-être plus intimes. La mélodie de quoniam in saeculum de la 2e phrase utilise des motifs habituels du 8e mode. Sur misericordia eius, reviennent les thèmes de la Vigile auxquels vient se greffer habilement celui de l’Alleluia avant la dernière syllabe de eius.

 

118,8s Il est bon d'espérer dans le Seigneur Graduel

« Bonum est confidere »

Traditionnel, Graduel — Bonum est confidere

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 118,8s

118,12 JUDAÏSME Ce verset est cité dans les rogations des prières journalières du matin.

118,16s La droite du Seigneur CHANT GRÉGORIEN Un chant pascal par excellence

 Calendrier

  • 1er Alleluia « Dextera Dei » de la 5e semaine du temps pascal
  • Offertoire « Dextera Domini » de la Vigile de Pâques et de la 3e semaine du temps ordinaire 

— Alleluia « Dextera Domini »

Cet Alleluia du temps pascal reprend les 1ers mots de l’offertoire de la grande Vigile de Pâques « Dextera Domini… » L’Église aime à se rappeler la joie de la Nuit très sainte entre toutes de la Résurrection de son Sauveur. Dans la contemplation, elle chante sa reconnaissance pour toutes les grâces qui en découlent pour elle-même et pour le monde.

Traditionnel, Alleluia - Dextera Dei (Grad. 226)

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 118,16

Texte

Dextera Dei fecit virtutem | dextera Domini exaltavit me (« La droite de Dieu a déployé sa puissance : la droite du Seigneur m’a exalté. ») Au v. 16a, Dei est lu à la place de Domini de la V. iuxta LXX.

Interprétation musicale

La mélodie de cet Alleluia — c’est le thème des derniers mots exaltavit me du verset — à cause de ses 2 cadences en Mi a quelque chose de mystérieux qui porte à la contemplation. Dès le départ de la 1re incise, la mélodie se dirige vers le sommet dans un élan exaltant. L’ayant atteint, elle effectue une descente en souplesse vers une petite cadence en Mi, exprimant une joie savourée qui se poursuit dans la 2e incise. Les neumes allongés de celle-ci dessinent une montée expressive au Si naturel. Ensuite la mélodie vient se poser sur le La qu'elle arrondit pour effectuer une chute délicate de quinte La-Ré, et remonter quelque peu et se diriger vers sa cadence finale en Mi. 

Verset
  • Les cadences de la 1re phrase sont en Ré. La mélodie très recueillie ne monte pas plus haut que le La. Elle est toute en descentes après quelques humbles montées. Dextera commence sur La, dominante du mode de Mi, et se courbe tout de suite en brodant autour du Sol. Sur Dei, elle fait une petite montée au La d’où elle redescend par une quarte impressionnante La-Mi qu'elle ralentit, suggérant peut-être la kénose du Fils de Dieu. Tout le mot a un certain poids causé par la mora vocis avant le changement de direction mélodique et le groupe quilismatique, par lesquels elle s'incline dans l'adoration qui convient au nom divin. La 2e incise part sur le Ré, corde d'arrivée de Dei et monte en notes conjointes au La, suivi d'une descente sur virtutem où domine le Ré. On reconnaît le même motif Ré-Mi-Fa-Mi-Fa-Mi-Ré de la fin de Dei. Le Do inférieur de passage de la clivis de sa 1re syllabe apporte une note de profondeur. Cette 1re phrase est bien campée dans l'ambiance sonore du mode de Ré. La mélodie semble exprimer la solidité paternelle de Dieu.
  • Dextera Domini de la 2e phrase part avec fermeté sur le Do inférieur. Sa mélodie s'appuie sur les cordes Ré-Fa et brode autour d'elles, atteignant le sol au passage. Sur exaltavi, mot de la résurrection, jaillit un magnifique élan vers le Do supérieur, expression de joie et de fierté. Tout de suite après la cantilène devient plus intérieure. Elle est symbolisée par une descente en souplesse vers sa cadence en Mi. Tout porte à croire que le verset fut composé avant le jubilus de l'Alleluia. 

— Offertoire « Dextera Domini »

Chant majestueux d’action de grâces.

Le Ps 118 (117) est par excellence le psaume pascal cf. Liturgie Ps 118,24.1. C’est pourquoi l’offertoire Dextera Domini a sa place privilégiée à la Vigile pascale où il est mis dans la bouche du Christ ressuscité. Chanté aussi durant la 3e semaine du temps ordinaire, c’est encore le Christ qui remercie et glorifie Dieu pour les merveilles qu’il a accomplies « par lui, avec lui et en lui » pour son corps mystique, l’Église.

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

Traditionnel, Offertoire — Dextera Domini (Grad. 194)

© Abbaye du Barroux→, Ps 118,16s

Texte Ps 118,16ab-17
  • Dextera Domini fecit virtutem | dextera Domini exaltavit me | non moriar, sed vivam, et narrabo opera Domini (« La droite du Seigneur a exercé sa puissance | la droite du Seigneur m’a relevé | je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur. ») Le texte omet Ps 118,16c qui répète Ps 118,16a Dextera Domini fecit virtutem
 Interprétation musicale

En dépit de l’indication de 2e mode transposé en La avec dominante Do, ce qui frappe l'auditeur c’est la mobilité modale de la mélodie. En outre, on remarque des motifs quasi parallèles. Il y a similitude entre fecit virtutem de la 1re phrase et le et narrabo opera de la dernière : les deux s’élèvent graduellement du Ré inférieur au Ré supérieur. La mélodie du 2e dextera Domini et de non moriar oscillent entre le La et le Do avec pour la 2e expression le Si comme note de passage, de même le dernier Domini qui de plus reprend le climacus de moriar.

Les mots dextera Domini qui désignent la main droite du Seigneur, symbole de sa puissance, reviennent deux fois :

  • La 1re fois, de façon très solennelle dans la grandiose intonation. Le mouvement assez large monte graduellement en un petit crescendo, la tristropha sur Sol en crescendo elle aussi, jusqu’à la fin du porrectus de la dernière syllabe de dextera. On en retient quelque peu la dernière note Si, pour indiquer la distinction verbale, de manière à pouvoir enchaîner en mettant en valeur Domini sur lequel la mélodie s’incline profondément avec une infinie reconnaissance imprégnée de vénération. La suite fecit virtutem occupe le sommet de cette 1re phrase. Partant sur la même note Ré qui terminait Domini, elle monte jusqu’à l’octave sur la 1re syllabe de virtutem, donnée avec conviction. La droite du Seigneur a montré sa puissance ! La mélodie ensuite se penche avec douceur dans un saut de quarte descendante Ré-La et brode autour de ce La pour se reposer enfin sur ce La sans presque ralentir.
  • Le 2e dextera Domini introduit la 2e phrase. La mélodie se revêt d’une ardeur pleine d’assurance en s’établissant sur Do. On note la fermeté de la ligne sur cette corde et les neumes qui insistent sur chaque syllabe de dextera Domini. Le motif d’exaltavit me dans son élan vers le Ré supérieur se termine dans une cadence pleine du 8e mode.
  • Non moriar revient au 2e mode transposé en La comme dans le dextera Domini de la phrase précédente. L’affirmation « je ne mourrai plus » est lancée avec une joie inébranlable, car la mort a été vaincue une fois pour toute, elle n’a plus d’emprise sur le Christ ressuscité. Sed monte avec fierté sur les Do tristropha par une quarte Sol-Do. Le mot vivam par ses rythmes ternaires indique un bonheur savouré. La finale narrabo opera Domini « je raconterai les œuvres du Seigneur » s’épanouit en « une louange paisible d’éternité ».

118,24.26 Voici le jour Alleluia et Graduel

Alleluia « Haec Dies » du Samedi dans l'octave de Pâques (Grad. 214-215)

Traditionnel, Alleluia — Haec Dies

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 118,24.2

Graduel « Haec dies... Benedictus » du Vendredi dans l'octave de Pâques (Grad. 212)

Traditionnel, Graduel — Haec dies... benedictus

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 118,24.26

118,26s Béni soit celui qui vient Offertoire

« Benedictus qui venit »

Traditionnel, Offertoire — Benedictus qui venit

Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

© Abbaye du Barroux→, Ps 118,26s

Tradition juive

113,4–7 Sommets de l'exaltation dans les abaissements de Dieu

  • Levinas Nations « Comme si l'exaltation atteignait les sommets dans ces abaissements mêmes ! Versets dont l'importance pour la pensée et la sensibilité juives est soulignée par leur entrée dans les textes liturgiques du judaïsme » (134).

115,16 Séparation irréductible entre la terre et les cieux

  • Levinas Nations « [... selon le] traité Souka 5a [...] jamais la "présence de Dieu" n'est descendue jusqu'au sol même de la terre, jamais ni Moïse ni Élie n'ont atteint, dans leur ascension, la hauteur même des cieux » (133).

116,6 Simplicité

  • Buber Récits « Parlant à ses disciples, le Baal-Shem leur dit une fois : "Tous les degrés qu'il m'a été donné de gravir dans le service de Dieu, je les lâche pour m'en tenir à la foi toute simple qui reçoit Dieu avec simplicité. Car s'il est écrit (Pr 14,15) que le simple croit tout, il est écrit aussi (Ps 116,6) que Dieu protège les simples" » (122).

117,1s Louange des nations au Dieu d'Israël

  • b. Pesa. 118b « Que signifie : "Louez l'Éternel, vous, tous les peuples... (car Sa grâce a été puissante en notre faveur)" (Ps 117,1-2) ? "Les peuples de l'univers, qu'ont-ils à y faire ?" Voici ce que ce texte veut dire : "Louez l'Éternel, vous, tous les peuples pour la puissance et les merveilles qu'il a manifestées en leur (votre) présence." À plus forte raison nous-mêmes, "puisque c'est en notre faveur que Sa grâce a été puissante" » (Levinas Nations 107).
  • Levinas Nations « [...] si les nations louent l'Éternel d'une grâce qui ne les concerne pas, Israël, bénéficiaire de Sa faveur, doit, à plus forte raison, glorifier le Seigneur notre Dieu. Le Psaume 117 serait une façon d'admonester Israël, un sermon. Sagesse qui va au-delà du sermon. Elle nous enseigne une merveille du cœur humain : les nations, louant Dieu d'une bonté qu'Il eut pour Israël à travers l'Histoire sainte, sont capables de ressentir comme une grâce leur condition de simple témoin de cette bonté, d'en rendre témoignage par des chants de gratitude. [...] mais sans doute aussi par une liturgie de belles œuvres et d'actions historiques élevées, généreuses. Et que peut signifier d'autre part ce renfort de louanges qui, d'après rabbi Yossé, incomberait à Israël ? Où est la dévotion de ce surplus de fidélité ? Enseignement et problèmes importants. Ils concernent la relation même de l'humanité à l'élection d'Israël et le sens de cette élection et la signification d'Israël dans la spiritualité de l'Humain » (111).

Tradition chrétienne

118,1.19.21.28s Confessez | je confesserai (V) Confitemini | confitebor Saint Augustin explique le véritable sens du terme « confesser » à ses auditeurs qui le plus souvent ne retiennent que le sens d' « aveu » au détriment de la « louange ». Dès qu'ils entendent le mot confiteor, ils se frappent la poitrine.

  • Augustin d’Hippone Enarr. Ps. 117,1-2 « Nous avons entendu, frères, que l'Esprit Saint nous engageait et nous exhortait à offrir à Dieu le sacrifice de la confession sacrificium confessionis. Or la confession est soit louange de Dieu, soit reconnaissance de nos péchés. La confession où nous confessons à Dieu nos péchés, tout le monde la connaît, au point que la multitude peu instruite pense que dans les saintes Écritures il est question de cette seule confession ; quand en effet ce mot sort de la bouche du lecteur, on entend immédiatement les fidèles se frapper pieusement la poitrine. Mais ils devraient remarquer la manière dont il est dit en un autre psaume : ''j'entrerai au lieu du tabernacle admirable jusqu'à la maison de Dieu, aux accents de l'exultation et de la confession, de la musique célébrant la fête'' Ps 41,5. Dans ce passage, il est absolument évident que les accents de la confession et de la musique ont rapport avec la joie d'une fête très solennelle et non avec la tristesse du repentir. Et si après une attestation scripturaire aussi évidente quelqu'un a encore des doutes, que dira-t-il de ce qui est écrit dans l'Ecclésiastique : ''Bénissez le Seigneur, vous, toutes ses oeuvres, magnifiez son nom, confessez-le pour le louer par les cantiques de vos lèvres et vos cithares, et dite dans votre confession que toutes les oeuvres de Dieu sont très bonnes'' Si 39,14-16 (V : Si 39,19-21) ? Assurément, personne, fût-il très borné, ne peut contester qu'ici la confession est rangée dans les louanges de Dieu, à moins peut-être que l'on ne trouve un esprit assez faux pour oser dire que même le Seigneur Jésus Christ a confessé ses péchés au Père ! Et si un impie tentait de présenter cette objection à cause de l'emploi du mot confession à son sujet, le contexte pourrait très facilement le réfuter, car Jésus s'exprime ainsi : ''Je te confesse, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché cela aux sages et aux intelligents et que tu l'as révélé aux tout-petits'' Mt 11,25s ; Lc 10,21. Qui ne comprendrait qu'il dit cela en louant le Père ? Qui ne verrait que cette confession est du côté de la joie et non de la douleur intérieure, d'autant que l'évangéliste l'a fait précéder de ces mots : ''À cette heure même, il exulta dans l'Esprit Saint et dit : Je te confesse, Père'' (Lc 10,21) ? Ainsi, mes bien-aimés, vu le nombre de citations scripturaires qui vont dans le même sens et dont vous pouvez vous mêmes trouver des équivalents dans les Écritures, il est absolument indubitable que les divines lettres utilisent ordinairement le mot de confession à propos non seulement des péchés, mais aussi des louanges de Dieu ; donc, puisque nous chantons dans ce psaume Alleluia — ce qui veut dire ''louez le Seigneur'' —, rien n'est plus naturel que de comprendre les choses ainsi : lorsque nous entendons confesser le Seigneur, nous sommes invités à faire ce que signifie Alleluia, c'est-à-dire louer le Seigneur. ». (66, 389-391)

Mystique

116,15 Précieuse aux yeux du Seigneur la mort Ce qui est précieux pour Dieu jean de la Croix, Cantique spirituel B, 11,10: "David nous déclare que la mort des saints est précieuse devant le Seigneur, ce qui ne serait pas si les saints n'entraient en participation des attributs de Dieu, car devant Dieu rien n'est précieux que ce qu'il est lui-même."

Histoire des traductions

113,4

  • Levinas Nations « l'élévation au-dessus de tous les peuples et la gloire au-dessus des cieux » (133-134).

113,5b

113,6

113,7

115,16

  • Levinas Nations « Les cieux sont à l'Éternel, mais la terre, Il l'a octroyée aux fils de l'homme » (133).

116,3 j'avais trouvé détresse et affliction

116,4a Et j'ai invoqué le nom de Yahweh

116,13

Littérature

118,1.19.21.28.29 Confessez | je confesserai (V) FRANÇAIS BIBLIQUE Un terme merveilleusement ambivalent En français courant (comme dans celui de fidèles dès le 4e s. : Tradition chrétienne Ps 118,1.19.21.28s !), les mots « confession » ou « confesser » évoquent surtout le sentiment de culpabilité, l'auto-accusation, ou le ... confessionnal ! Mais ces significations devenus habituelles ne sont que dérivées.  

Dans l'Écriture, et particulièrement dans le psautier latin, le verbe confiteor traduit le verbe grec exomologeô qui signifie « promettre, consentir, avouer, confesser, glorifier, rendre grâce » ; le sens dominant de l'acte de parole désigné par le verbe est celui de la confessio laudis

  • « Confesser » c'est d'abord proclamer la grandeur de Dieu et de ses actes sauveurs. La « confession » est alors profession publique ou cultuelle de foi en Lui. Cette « confession de foi », attitude enracinée dans la nature de l'homme, conduit de la connaissance de Dieu à la reconnaissance envers lui : action de grâces et louange (Ps 22,23). La louange est avant tout confession des grandeurs de Dieu, confessio laudis. Aussi, dans l'AT, la confession, la louange et l'action de grâces s'interpénètrent-elles : elles prennent toutes trois appui sur l'œuvre créatrice de Dieu (Ps 104) et surtout sur son œuvre salvatrice (Ps 105).Le psalmiste, quand il décrit ces œuvres, en fait l'élément central de la confession. Il proclame les perfections de Dieu (Ps 40,10s ; Ps 92,5s ; cf. Jdt 16,13), il affirme la grandeur et la gloire de son nom (Ps 86,9s ; Ps 113,1s, etc. ; cf. Jr 10,6).
  • Même l'aveu des péchés est louange de Dieu, puisque avouer c'est louer la miséricorde de Dieu qui pardonne et guérit ! Quand le psalmiste confesse son injustice Ps 31,5 il le fait toujours dans un acte de foi porté par la grâce divine. Sa confession est alors un témoignage de la misère de l'homme et une louange de la grandeur de la miséricorde de Dieu.

Pour évoquer toute la richesse de ce mouvement de l'âme si profond, la traduction gardera autant que possible les mots « confession » ou « confesser ».

Drapeau de la francophonie→ © Domaine public 

118,22 tête d'angle ou  : « pierre angulaire » FRANÇAIS BIBLIQUE

  • La pierre angulaire,pierre de coin faisant l’angle extérieur de la rencontre de deux murs, en les maintenant ensemble et les soutenant, au sens figuré, désigne l'élément fondamental, essentiel, d'une construction ou d'un dispositif. (Par exemple le Christ, dans le Temple nouveau qu'est l'église rassemblant Juifs et nations invitées à l'alliance, selon Ep 2,20; Ac 4,11).

    Drapeau de la francophonie→ © Domaine public

Arts visuels

111,10 Le principe de la sagesse est la crainte du Seigneur Maxime célèbre Elle apparaît en frontispice dans les livres d'édification, en inscriptions aux portails d'institutions éducatives, en emblèmes à l'époque où ce genre est florissant. 

Inscription médiévale

Anonyme, Initium sapientiae timor domini, (inscription sur pierre, 12e s.), façade de l'évêché d'Ourense, Galice (Espagne)

© CC BY-SA 3.0→

Sg 1 ; Pr 9,10 ; Ps 111

Emblème classique

Theodoor Galle (graveur), Emblème 1 : Initium Sapientiae Timor Domini, (gravure sur bois), illustration, dans Jan David (ca.1545–1613), Christeliicken waerseggher,  Antwerp: Jan Moretus et Presses Plantin, 1603, p.t 01

 Public Domain © D.R. Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letteren→ (DBNL)

Ps 111,10 ; Pr 1,7 ; 9,10 ; Sg 1

Sous l'image est imprimée cette triple prière :

Quod sibi principium posuit Sapientia vera ? Numinis, infixum summisso in corde, Timorem.

Welck is d'oprecht beghin: om tot Wysheyt te comen ? De Vreese Godts; met sin: Sonder dies te beromen.

Diuine Sagesse, Donne moy addresse, Pour aller a vous ? Commenc' a refraindre, Ton coeur, et a craindre, De Dieu le courroux.

112,1–10 L'homme juste est propère : Joseph en Égypte

16e s. 

Jacopo da Pontormo (1491-1557), Joseph et Jacob en Egypte, (huile sur toile, 1517), 44x49 cm,

National Gallery, Londres

Domaine public © Wikicommons→, Gn 48

Cette toile extrêmement riche se décompose en quatre scènes. À gauche, l'arrivée de Jacob en Égypte : au milieu de ses fils, on le reconnait à sa barbe et à son turban. Il est reçu par son fils Joseph tête nue en face de lui. Au centre, au second plan on peut apercevoir les Égyptiens massés devant le palais de Pharaon, sans doute parce qu'ils sont affamés. Au pied de l'escalier à gauche, on retrouve Joseph, très droit dans sa robe rouge. Devant lui sa femme amène l'un de ses fils, tandis que l'autre est déjà en haut de l'escalier. Tout en haut à droite, ils sont présentés à Jacob pour qu'il les bénisse.

113,9 Dieu rend féconde la femme stérile

19e s.

Alexandre Ivanov (1806-1858), Sara allaitant Isaac, (ca. 1850-1857), esquisse, Scènes de l'Histoire sainte

Musée russe, Saint-Pétersbourg, Domaine public © Wikimedia commons→, Is 51,2

Cette esquisse fait partie de l'ensemble des scènes de l'Histoire sainte ; elle représente Sara, femme d'Abraham et mère d'Isaac en train d'allaiter ce dernier. L'Église la considère comme une figure de la Vierge Marie.

114,8 Le miracle de l'eau

17e s.

Nicolas Poussin (1594-1665), Moïse faisant jaillir l'eau du rocher ou Le Frappement du rocher (huile sur toile, ca. 1633-1635), 97 × 133 cm

National Gallery of Scotland, Édimbourg, n° inv. NGL 066.46

Domaine public © Wikimedia commons→

19e s.

Gustave Doré (1832-1883), Moïse frappant le rocher à Horeb (gravure sur bois, 1866)

Illustration de la → Bible de Tours

Domaine public © Wikimedia Commons→

115,2–8 Les paîens et leurs idoles : Daniel, Cyrus et l'idole de Bel

17e s.

Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit Rembrandt (1606–1669), Daniel et Cyrus devant l'idole Bel, (huile sur panneau, 1633), 23,5 x 30,2 cm

The J. Paul Getty Museum, Museum East Pavilion, Gallery E205, Los Angeles

© Domaine public→ , Dn 14

Daniel, en retrait dans l'ombre, dévoile peu à peu au roi Cyrus sa crédulité. Est-ce le premier passage, où le roi, montrant de son sceptre les récipients vides, demande à Daniel : « Bel ne te semble-t-il pas être un dieu vivant ? Ne vois-tu pas tout ce qu’il mange et boit chaque jour ? » (Dn 14,5) ou bien le retour dans le temple après la nuit qui est ici représenté ? La signature de Rembrandt, comme tracée dans la cendre déposée sur le sol sous la table d'offrandes pour exposer la tromperie des prêtres de Bel, et le visage effrayé de ces derniers à l’arrière-plan laissent supposer qu’il s’agit plutôt de la fin de l’épisode.

116,3–9.15–19 Prière d'un homme arraché à la mort : la résurrection de Lazare

17e s.

Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit Rembrandt (1606–1669), La Résurrection de Lazare, (huile sur panneau de chêne, ca. 1630-1632), 96,4 x 81,3 cm

Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, Domaine public © Wikimedia commons→, Jn 11

117,1s Glorifiez le Seigneur

Gravure, 19s.

Gustave Doré (1832-1883), La fille de Jephté vient rencontrer son père (gravure sur bois, 1866)

Illustration de la → Bible de Tours

Domaine public © Wikimedia Commons→

118,5–21 Le Seigneur sauve des ennemis : Daniel dans la fosse aux lions

Gravure, 19e s.

Gustave Doré (1832-1883), Daniel dans le repaire des lions, (gravure sur bois, 1866)

Illustration de la → Bible de Tours

Domaine public © Wikicommons→, Dn 6

Musique

111,1–10 Confitebor Domini

18e s.

Jan Dismas Zelenka (1679-1745), Confitebor tibi Domine ZWV 71, (2013), 1729

Marek Stryncl (dir.), Visegrad Baroque Orchestra, Ars Brunensis Chorus

© License YouTube Standard→, Ps 111,1-10

Paroles

I) Confitebor tibi domine in toto corde meo: in consilio justorum, et congregatione. Confessio et magnificentia opus eius: et justitia ejus manet in saeculum saeculi. (Ps 111,1.3) II) Memoriam fecit mirabilium suorum, misericors et miserator Dominus. Escam dedit timentibus se ; memor erit in sæculum testamenti sui. Virtutem operum suorum annuntiabit populo suo, ut det illis hæreditatem gentium. Opera manuum ejus veritas et judicium. Fidelia omnia mandata ejus, confirmata in sæculum sæculi, facta in veritate et æquitate. Redemptionem misit populo suo ; mandavit in æternum testamentum suum. Sanctum et terribile nomen ejus. Initium sapientiæ timor Domini ; intellectus bonus omnibus facientibus eum : laudatio ejus manet in sæculum sæculi. (Ps 111,4-10) III) DOXOLOGIA MAJOR + REPETITION (R) OF THE 1ST PHRASE/ MUSIC: Gloria patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in saecula saeculorum, amen. R) Confitebor tibi domine in toto corde meo.

Compositeur

Jan Dismas Zelenka est un compositeur bohémien de l'époque baroque. Avec le Père Černohorský, il est considéré comme le plus important compositeur tchèque de la période baroque. Jean-Sébastien Bach l'estimait et le connaissait personnellement. Bien que son œuvre soit proche de celle de Bach par la forme, son inspiration est tout de même fondamentalement différente. Si le grand maître luthérien de Leipzig embrasse le monde de sa sérénité, son homologue catholique de Dresde navigue dans des eaux plus introspectives et passionnées, d'un grand génie dans l'expression émotionnelle.

111,10 Le commencement de la sagesse est de craindre Dieu

18e s.

Nicola Fago (1677-1745), Initium sapientiae timor Domini, 1706

Jakub Józef Orliński

© Licence YouTube Standard→, Si 1,11-30 Ps 111,10

Composition

Cette antienne était couramment chantée pour les vêpres dans les églises napolitaines.

112,1–10 Beatus vir

17e s.

Claudio Monteverdi (1567-1643), Beatus Vir, 1650

Andrew Parrott (dir.), The Taverner Choir and Consort

© License YouTube Standard→, Ps 112,1-10

Paroles

1 Beatus vir qui timet Dominum: in mandatis ejus volet nimis. 2 Potens in terra erit semen ejus; generatio rectorum benedicetur. 3 Gloria et divitiae in domo ejus: et justitia ejus manet in saeculum saeculi. 4 Exortum est in tenebris lumen rectis: misericors, et miserator, et justus. 5 Jucundus homo qui miseretur et commodat; disponet sermones suos in judicio: 6 quia in aeternum non commovebitur. 7 In memoria aeterna erit justus; ab auditione mala non timebit. Paratum cor ejus sperare in Domino, 8 confirmatum est cor ejus; non commovebitur donec despiciat inimicos suos. 9 Dispersit, dedit pauperibus; justitia ejus manet in saeculum saeculi: cornu ejus exaltabitur in gloria. 10 Peccator videbit, et irascetur; dentibus suis fremet et tabescet: desiderium peccatorum peribit. (Ps 112,1-10)

Compositeur

Claudio Monteverdi, baptisé le 15 mai 1567 à Crémone et mort le 29 novembre 1643 à Venise, est un compositeur italien. Ses œuvres, essentiellement vocales, se situent à la charnière de la Renaissance et de la musique baroque.

113,1–118,29 Hallelujah

20e s.

Leonard Cohen (1934-2016), Hallelujah, 1984

archive.org→ 1S16,26 2S11,2.6-17 Ps113,1-118,29 Jg16,1-31

Hallelujah, qui signifie en hébreu Hallelou « Rendez louange » Yah, Yahweh « à Dieu », est une chanson écrite par Leonard Cohen. Elle a été enregistrée pour la première fois sur son album de 1984 intitulé Various Positions. Avec une dramatique ironie, ce psaume des jours modernes pose en contraste d'une part l'adoration des Psaumes de David pour le Seigneur qui s'est plu à écouter son harpe mystique, et d'autre part l'adoration du narrateur pour son amante qui ne s'est jamais plu à écouter sa musique. Il est comme David captivé par la beauté de Bethsabée quand il la voit dans son bain (2S 11,2), mais alors il perd sa puissance comme Samson à cause de Dalila (Jg 16,1-31). L'amour l'a laissé seul sur un chemin de douleurs et de souffrances malgré des moments d'intimité, et dans un verset final faisant allusion à la mort d'Urie (2S 11,6-17), il nous dit qu'il n'a rien appris de l'amour si ce n'est comment se protéger de potentiels rivaux.

113,1–9 Laudate pueri

18e s.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Laudate Pueri (Vesperae solennes de confessore) K.339, 1780

Choir of the Poznan Philharmonic & Sinfonia Varsovia

© License YouTube Standard→, Ps 113,1-9

Paroles

1 Laudate, pueri Domini, laudate nomen Domini. 2 Sit nomen Domini benedictum ex hoc nunc et usque in saeculum. 3 A solis ortu usque ad occasum laudabile nomen Domini. 4 Excelsus super omnes gentes Dominus, super caelos gloria ejus. 5 Quis sicut Dominus Deus noster, qui in altis habitat 6 et humilia respicit in coelo et in terra? 7 Suscitans de terra inopem, de stercore erigens pauperem, 8 ut collocet eum cum principibus, cum principibus populi sui. 9 Qui habitare facit sterilem in domo, matrem filiorum laetantem. (Ps 113,1-9)

Composition

Les Vesperæ solennes de confessore ( Vêpres solennelles d'un confesseur) en do majeur, KV. 339, ont été composées par Wolfgang Amadeus Mozart en 1780 alors qu'il occupait le poste de compositeur de la cour du prince-archevêque de Salzbourg, Hieronymus von Colloredo. Le nom « d'un confesseur » indique que l'œuvre a été composée pour la fête d'un confesseur de la foi. D'autre part, le mot « solennelles » indique que l'œuvre a été écrite pour un orchestre important, comprenant des timbales et des trompettes.

113,1ss Louez le nom du Seigneur

16e s.

Christopher Tye (ca. 1505-av. 1573), Laudate Nomen Domini, 1553

Grenville Hancox (dir.), The Cantata Choir of Canterbury Christ Church University

© License YouTube Standard→, Ps 113,1.3

Paroles

Laudate nomen Domini, vos servi Domini; ab ortu solis usque ad occasum ejus. Decreta Dei justa sunt, et cor exhilarant: laudate Deum principes et omnes populi.

Louez le nom du Seigneur, serviteurs du Seigneur ; du lever du soleil jusqu'à son couchant. Les lois du Seigneur sont justes, et réjouissent le cœur : louez le Seigneur, vous les princes et tous les gens du peuple.

Compositeur

Christopher Tye est un compositeur et organiste anglais de la Renaissance, contemporain de Thomas Tallis. Il a fait ses études à Cambridge et fut formé avant la réfome. On ignore quels furent ses maîtres et s'il a voyagé. Seul un petit nombre de ses compositions est parvenu jusqu'à nous, ce qui peut expliquer le relatif oubli d'une figure pourtant si riche de son langage polyphonique et de ses innovations. Il contribue à établir le modèle de l'hymne.

107,2 ; 113,1 Le Royaume

19e s.

Edward Elgar (1857-1934), The Kingdom op.51 - Prelude & scène I. The Upper Room, 1906

Sir Andrew Davies (dir.), BBC Radio Three from the Royal Albert Hall, London

© Licence YouTube standard→, 1Ch 12,18  Is 63,8 Si 25,2 Sg 18,15 Ps 107,2.113,1 Jl 2,26 Ac 1,16.20.24.26 2Ch 29,11 Ml 2,1.3,1

'The Kingdom' est un oratorio en 5 scènes pour quatre solistes, chœur mixte et orchestre, composé par le chef d'orchestre britannique Edward Elgar. Après le prélude orchestral décrivant Jérusalem, la scène I s'ouvre avec Pierre, Jean, les deux saintes femmes, la Sainte Vierge Marie et Marie-Madeleine citant les mots de Jésus, à partir de l'Évangile et d'autres textes ( 1Ch 12,18 Is 63,8 Si 25,2 Sg 18,15 Ps 107,2.113,1 Jl 2,26 Ac 1,16.20.24.26 2Ch 29,11 Ml 2,1.3,1 ).

114,1–8 Quand Israël sortit d'Egypte

20e s.

Zoltán Kodály (1882-1967), Psalm 114: When Israel went out of Egypt, 1952

József Maklári (dir.), Vox Humana Choir of Vác (HUN)

© License YouTube Standard→, Ps 114,1-8

Paroles

Alleluja! Kijövén Izrael Egyiptomból, Jákob háza az idegen nép közől, lőn Judea az ő szenthelyévé, Izrael az ő birodalmává. A tenger látta ezt, és futott; a Jordán visszafordúlt. A hegyek szökdeltek, mint a kosok, és a halmok, mint a juhok bárányai. Mi lelt téged, tenger, hogy futottál? és téged, Jordán, hogy visszafordúltál? és titeket hegyek, hogy szökdeltetek, mint a kosok, ti halmok, mint a juhok bárányai? az Úr színe előtt megrendűlt a föld, Jákob Istene előtt, Ki a sziklát tavakká változtatta, és a kőszirtet vízforrásokká. (Ps 114,1-8)

Compositeur

Zoltán Kodály est un compositeur, ethnomusicologue et pédagogue en musique. Il a notamment donné son nom à une méthode d'enseignement de la musique, codifiée par des disciples de sa pensée pédagogique nommée plus tard la méthode Kodály. Kodály a créé une œuvre chorale très importante. Il utilise notamment des chansons, des contes, des ballades et des mélodies populaires. Celles-ci reprennent des scènes de vie paysanne, des thèmes bibliques ou héroïques avec l'accent magyar. Il développera de nombreuses méthodes d'enseignement de la musique, dont on parle encore aujourd'hui sous le terme de méthode Kodály, initiant les jeunes enfants au chant et à la tradition chorale.

19e s.

Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847), Da Israel aus Aegypten zog op.51, 1840

Chamber Choir of Europe, Nicol Matt & Württembergische Philharmonie Reutlingen

© License YouTube Standard→, Ps 114,1-8

Paroles

1 In exitu Israël de Aegypto, domus Jacob de populo barbaro, 2 facta est Judaea sanctificatio ejus; Israël potestas ejus. 3 Mare vidit, et fugit; Jordanis conversus est retrorsum. 4 Montes exsultaverunt ut arietes, et colles sicut agni ovium. 5 Quid est tibi, mare, quod fugisti? et tu, Jordanis, quia conversus es retrorsum? 6 montes, exsultastis sicut arietes? et colles, sicut agni ovium? 7 A facie Domini mota est terra, a facie Dei Jacob: 8 qui convertit petram in stagna aquarum, et rupem in fontes aquarum. (Ps 114,1-8)

Compositeur

Felix Mendelssohn, né le 3 février 1809 à Hambourg et mort le 4 novembre 1847 à Leipzig, est un chef d'orchestre, pianiste et compositeur allemand du début de la période romantique. Contemporain de Liszt, Wagner et Berlioz, il laisse une œuvre très féconde pour sa courte vie de 38 ans (symphonies, concerti, oratorios, œuvres pour piano seul, musique de chambre…). Il a participé à la redécouverte de la musique baroque et surtout de Jean-Sébastien Bach et Georg Friedrich Händel. Il est notamment l'un des premiers compositeurs de son temps à renouveler l'art du contrepoint, ce qui lui vaut parfois d'être considéré comme « le classique des romantiques ».

19e s.

Samuel Sebastian Wesley (1810-1876), In exitu Israel

St. Matthew's Choir

© License YouTube Standard→, Ps 114,1ss

Paroles

1 In exitu Israël de Aegypto, domus Jacob de populo barbaro, 2 facta est Judaea sanctificatio ejus; Israël potestas ejus. 3 Mare vidit, et fugit; Jordanis conversus est retrorsum. (Ps 114,1ss)

Compositeur

Samuel Sebastian Wesley (14 août 1810-19 avril 1876) est un organiste, chef de chœur et compositeur anglais. De son vivant, il composa presque exclusivement pour l'Église d'Angleterre, qui continue de chérir sa mémoire. Ses hymnes mieux connus incluent “Thou wilt keep him in perfect peace” et “Wash me throughly”.

115,1–18 Dieu est au ciel et toi sur la terre

18e s.

Antonio Vivaldi (1678-1741), «In exitu Israel» [psaume 115] RV 604, 1739

Kevin Mallon (dir.), Aradia Ensemble

© Licence YouTube Standard→, Qo 5,1-20 Ps 115,1-18

Composition

Antonio Vivaldi met en musique le texte du Psaume 114 d'une manière très dense et rapide par un style d'accompagnement très varié. Par la virtuosité de prononciation et le débordement de notes le compositeur laisse entrevoir la gravité de la phrase « Deus autem noster in cælo » que l'on retrouve dans l'Ecclésiaste pour inviter l'homme au silence.

96,2–10 ; 115,3–15 Attribuez au Seigneur

19e s.

Samuel Sebastian Wesley (1810-1876), Ascribe Unto the Lord, O Ye Kindreds of the People, 1853

© License YouTube Standard→, Ps 96,2-10.115,3-15

Paroles

Ascribe unto the Lord, O ye kindreds of the people : ascribe unto the Lord worship and power. Ascribe unto the Lord the honour due unto his Name. Let the whole earth stand in awe of him. Tell it out among the heathen that the Lord is King : and that he shall judge the people righteously. Let the whole earth stand in awe of him. O worship the Lord in the beauty of holiness. Sing to the Lord, and praise his Name : be telling of his salvation from day to day, and his wonders unto all people. As for the gods of the heathen, they are but idols. Their idols are silver and gold : even the work of men's hands. They have mouths, and speak not : eyes have they, and see not. They have ears, and hear not : noses have they, and smell not. They have hands, and handle not; feet have they, and walk not : neither speak they through their throat. They that make them are like unto them : and so are all such as put their trust in them. As for our God, he is in heaven : he hath done whatsoever pleased him. The Lord hath been mindful of us, and he shall bless us : he shall bless the house of Israel, he shall bless the house of Aaron. He shall bless them that fear the Lord : both small and great. Ye are the blessed of the Lord : you and your children. Ye are the blessed of the Lord : who made heaven and earth.

Rendez au Seigneur, famille des peuples, rendez au Seigneur gloire et puissance. Rendez au Seigneur la gloire due à son nom. Que toute la terre tremble devant lui. Dites parmi les nations que le Seigneur est roi, qu'il jugera les peuples avec droiture. Que toute la terre tremble devant lui. Adorez le Seigneur dans la beauté du sanctuaire. Chantez pour le Seigneur, et bénissez son nom : annoncez de jour en jour son salut, et ses merveilles à tout les peuples. Les dieux des nations ne sont que des idoles. Les idoles des nations sont de l'argent et de l'or, œuvre de mains d'hommes. Elles ont une bouche, et ne parlent pas ; elles ont des yeux, et ne voient pas. Elles ont des oreilles, et n'entendent pas ; elles ont des narines, et ne sentent pas. Elles ont des mains, et ne palpent pas ; elles ont des pieds, et ne marchent pas ; elles ne rendent pas non plus de son avec leur gosier. Ceux qui les font leur ressemblent, et quiconque se confie en elles. Notre Dieu, quant à lui, est au ciel ; tout ce qu'il a voulu, il l'a fait. Le Seigneur s'est souvenu de nous, et il nous bénira ; il bénira la maison d'Israël, il bénira la maison d'Aaron. Il bénira ceux qui craignent le Seigneur, les petits et les grands. Soyez bénis du Seigneur, vous et vos enfants. Soyez bénis du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.

Compositeur

Samuel Sebastian Wesley (14 août 1810-19 avril 1876) est un organiste, chef de chœur et compositeur anglais. De son vivant, il composa presque exclusivement pour l'Église d'Angleterre, qui continue de chérir sa mémoire. Ses hymnes mieux connus incluent “Thou wilt keep him in perfect peace” et “Wash me throughly”. Cette hymne est chantée dans l'église Saint Thomas de New-York, par "Seabury Academy, Choristers, Norwalk, CT, St. Paul's on the Green, Episcopal Church, Norwalk" par 100 choristes.

116,1–19 Oh Seigneur, car je suis ton serviteur

17e s.

Andreas Hammerschmidt (1611-1675), O Domine, quia ego servus tuus sum, 1649

Manfred Cordes (dir.), Weser-Renaissance Bremen

© Licence YouTube Standard→, Ga 1,1-24 Ps 116,1–19 Rm 1,1 Ph 1,1

Composition

Ce motet, composé sur les paroles du Psaume 116, se trouve éclairé par les paroles de Saint Paul: « Si je plaisais encore aux hommes je ne serais pas serviteur du Christ » (Ga 1,10). Il est composé par Andreas Hammerschmidt, l'un des compositeurs de musique sacrée les plus populaires dans le Saint-Empire du 17e siècle.

Paroles

O Domine, quia ego servus tuus; ego servus tuus, et filius ancillae tuae. Dirupisti vincula mea, tibi sacrificabo hostiam laudis, et nomen Domini invocabo.

Vota mea Domino reddam in conspectu omnis populi ejus; in atriis domus Domini, in medio tui, Jerusalem.

Oh Seigneur, car je suis ton serviteur; je suis ton serviteur et le fils de ta servante. Tu as rompu mes liens, je te sacrifierai une offrande de louange, et j'invoquerai le nom du Seigneur.

Je rendrai mes louanges au Seigneur devant tout son peuple, à l'entrée de la maison du Seigneur, au milieu de toi, Jérusalem.

117,1s Louez le Seigneur toutes les nations Louer — du murmure à la cathédrale

21e s.

  • Silvestrov (2007)

La brièveté du psaume semble avoir guidé celle de la pièce : quelques accords choraux, suspendus dans l'acoustique dorée du lieu sacré, suffisent à créer un espace de recueillement que rien ne vient troubler. Les voix ne cherchent pas à amplifier l'universalité du message — elles la condensent, l'intériorisent, comme si la louange adressée à toutes les nations passait d'abord par le silence d'une seule voix intérieure. Deux versets, quelques mesures : et pourtant tout y est.

Valentin Silvestrov (1937-...), Praise God, All Ye Nations (Psaume 117), 2007

Mykola Hobdych (dir.), Kiev Chamber Choir, Album: Sacred Songs (2008)

© Licence YouTube Standard→, Ps 117,1-2

Compositeur

Valentin Silvestrov, né à Kiev en 1937, est considéré comme le plus grand compositeur ukrainien vivant et l'une des figures majeures de la musique contemporaine mondiale. Son œuvre ne se cantonne pas à l'espace du concert : elle est profondément ancrée dans l'histoire et les convulsions de son temps.

Persécuté en URSS pour « formalisme », exclu de l'Union des compositeurs, il a traversé des décennies d'underground avant d'être reconnu sur les plus grandes scènes européennes. Lors de la révolution du Maïdan, en 2013-2014, il descend dans la rue et compose cinq versions successives de l'hymne ukrainien, épousant au plus près le rythme des événements — de la veille silencieuse à la colère, puis à la victoire.

Sa musique fonctionne, selon la formule qu'il reprend à la poétesse Olga Sedakova, comme un « cardiogramme de l'époque » : elle enregistre ce que la société ressent avant même de pouvoir le dire. En 2022, à 84 ans, il quitte l'Ukraine sous les bombes. Toute son existence illustre cette conviction que la beauté et la liberté sont indissociables.

Pour Constantin Sigov, sa musique est avant tout un acte de résistance spirituelle : « Les sons incomparablement libres des mélodies de Silvestrov nous entraînent au-delà de ces deux tendances [d'aliénation de la musique classique : l'ignorance en gros et dans le détail et l'adoration décorative de ses façades philarmoniques], présentant de manière inattendue de nouvellesformes de connexion entre la musique et les paroles, de la poésie contemporaine en passant par le classique et jusqu’aux stichères liturgiques et aux psaumes. La nouvelle musique « dégivre » les textes figés et gelés, connus mais oubliés justement en raison de leur familiarité » (Constantin SigovRevue La Règle du Jeu n°57→, mai 2015).

18e s.

  • Mozart (1780)

Wolfgang Amadeus Mozart compose ses Vêpres solennelles du Confesseur en 1780, à Salzbourg. Le Laudate Dominum, cinquième mouvement de l'œuvre, en est le joyau — un air pour soprano solo et chœur d'une simplicité mélodique si parfaite qu'elle semble avoir toujours existé. La voix soliste s'élève seule d'abord, portée par une ligne orchestrale d'une douceur presque irréelle, avant que le chœur ne la rejoigne dans un Amen conclusif d'une lumière apaisée. Là où Silvestrov condense la louange universelle du Psaume 117 dans le recueillement intérieur de quelques accords choraux, Mozart l'épanouit vers l'extérieur — la voix de soprano rayonne, s'élargit, comme si la fidélité sans bornes du Seigneur appelait naturellement la plus belle mélodie que l'on puisse offrir. 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Laudate Dominum (Vesperae Solennes de Confessore K.339), 1780

Gächinger Kantorei Stuttgart

© Licence YouTube standard→, Ps 117,1s

Compositeur

Wolfgang Amadeus Mozart laisse une œuvre impressionnante (626 œuvres sont répertoriées dans le catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose. On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut l'un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite.

  • Bach (av. 1751)

Johann Sebastian Bach compose ce motet pour chœur a cappella à quatre voix — une pièce courte, dense, taillée dans le granit. Dès les premières mesures, le chœur s'empare du Psaume 117 avec une énergie presque physique : les voix s'imbriquent en contrepoint serré, se relancent, se répondent, construisant une architecture sonore où chaque ligne mélodique porte sa propre logique tout en servant l'ensemble. Ce n'est pas la douceur de Mozart ni le recueillement de Silvestrov — c'est la louange comme édifice, comme démonstration, comme certitude absolue que la fidélité du Seigneur mérite d'être proclamée avec toute la rigueur et toute la puissance dont l'art est capable.

Là où Mozart épanouit le psaume en une mélodie rayonnante et Silvestrov le condense dans le silence intérieur, Bach le construit — pierre par pierre, voix par voix — comme on bâtit une cathédrale.

Johann Sebastian Bach (1685-1750), Lobet den Herrn, alle Heiden BWV 230, av. 1751

Winnender Kantorei & Collegium Musicum an der Schlosskirche Winnenden

©Licence YouTube standard→, Ps 117,1s

Compositeur

Jean-Sébastien Bach est un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand. À la croisée des principales traditions musicales européennes (pays germaniques, France et Italie), il en a opéré une synthèse très novatrice pour son temps. Bien qu'il n’ait pas créé de forme musicales nouvelles, il pratiqua tous les genres existant à son époque à l’exception de l’opéra : dans tous ces domaines, ses compositions, dont seules une dizaine ont été imprimées de son vivant, montrent une qualité exceptionnelle en invention mélodique, en développement contrapuntique, en science harmonique, en lyrisme inspiré d’une profonde foi chrétienne. La musique de Bach réalise l'équilibre parfait entre le contrepoint et l'harmonie avant que cette dernière prenne le pas à partir du milieu du XVIIIe siècle. Il est en particulier le grand maître de la fugue, du prélude de choral, de la cantate religieuse et de la suite qu’il a portés au plus haut degré d’achèvement.

118,6s Le Seigneur est pour moi

17e s.

Dieterich Buxtehude (1637/1639-1707), Der Herr ist mit mir, BuxWV 15, 1687

Jos van Immerseel, Orchestra Anima Aeterna Collegium Vocale

© Licence YouTube standard→, Ps 118,6s

Paroles

Der Herr ist mit mir, darum fürchte ich mich nicht, was können mir Menschen tun? Der Herr ist mit mir, mir zu helfen, und ich will meine Lust sehen an meinen Feinden. Alleluia (Ps 118,6s)

Composition

Der Herr ist mit mir (Le Seigneur est avec moi), BuxWV 15, est un concert spirituel de Dietrich Buxtehude, pour quatre voix (SATB) et un petit ensemble de deux violons, viole et basse continue. Le texte issu du Ps 118,6-7 se conclut par un Alleluia traité en chaconne.

85,10 ; 118,19 Dona nobis pacem

20e s.

Ralph Vaughan Williams (1872-1958), Dona Nobis Pacem, 1936

Richard Hickox (dir.), London Symphony Orchestra & Chorus

© Licence YouTube standard→, Lv 26,6 Ex 12,23 Jr 8,15-22 Dn 10,19 Ag 2,9 Mi 4,3 Ps 85,10.118,19 Is 43,9.66,18-22 Lc 2,13

Solistes: Bryn Terfel (bariton), Yvonne Kenny (soprano), Philip Langridge (ténor)

00:00 - I. 'Agnus Dei' (Lento)

03:59 - II. 'Beat! beat! drums!' (Allegro moderato)

07:55 - III. Reconciliation (Allegro moderato)

15:05 - IV. Dirge for Two Veterans (Moderato alla marcia)

26:42 - V. 'The Angel of Death has been abroad' (L'istesso tempo)

30:10 - VI. 'O man greatly beloved'

Composition

Cette œuvre a été commandée à l'occasion du centenaire de la Huddersfield Choral Society. Ses textes ont été extraits de la messe, trois poèmes de Walt Whitman, un discours politique et des passages de la Bible. L'expression Dona nobis pacem (« Donne-nous la paix »), dans différents contextes, ponctue la pièce entière.

118,24 Haec dies

16e s.

William Byrd (ca. 1540-1623), Haec dies, 1591

Richard Marlow, Choir of Trinity College, Cambridge

© Licence YouTube standard→, Ps 118,24

Paroles

Haec dies quam fecit Dominus: exultemus et laetemur in ea, alleluya. (Ps 118,24)

Compositeur

William Byrd est un compositeur et organiste anglais de la Renaissance. Il peut être considéré comme un musicien de cour anglican, quoiqu'il se soit converti et ait consacré ses dernières années à la liturgie catholique et qu'il soit mort dans une relative obscurité. Lors du déchaînement anti-catholique qui suivit l'attentat catholique contre Jacques Ier, en 1605, certaines de ses œuvres ont été interdites en Angleterre sous peine d'emprisonnement ; pourtant certaines autres, comme le Short Service, ont été chantées sans interruption dans les cathédrales anglaises au cours des quatre derniers siècles.

118,24 Voici le jour   Haec dies

20e s.

 Herbert Howells (1892-1983) ,Haec Dies, 1918

Paul Spicer, Birmingham Conservatoire Chamber Choir, 2014

© Licence YouTube Standard→, Ps 118

Paroles

Haec dies quam fecit Dominus: exultemus et laetemur in ea, alleluya. (Ps 118,24)

Compositeur

Herbert Norman Howells, né le 17 octobre 1892 à Lydney dans le Gloucestershire et décédé le 23 février 1983 à Londres, est un compositeur anglais, organiste et enseignant. Howells est particulièrement connu pour ses musiques sacrées anglicanes, comprenant un service complet pour le King's College de Cambridge et son chœur et des adaptations du Magnificat et du Nunc dimittis pour les chœurs du St John's College, Cambridge, du New College d'Oxford, de l'abbaye de Westminster, de la cathédrale de Worcester, de celle de Saint Paul, et de Gloucester. Il écrit également pour des paroisses de plus petite taille comme celle de St Mary Redcliffe à Bristol ou celle de l'église St Augustin, à Edgbaston.