Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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22 Et lorsque furent révolus
Vaccomplis les jours pour leur
V TRsa purification, selon la loi de Moïse,
ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur
23 selon qu'il est écrit dans la loi du Seigneur
Vque « Tout mâle ouvrant le sein sera appelé "saint" pour le Seigneur »,
24 et pour offrir en sacrifice, selon ce qui est dit dans la loi du Seigneur,
« un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. »
25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme du nom de « Siméon »
c’était un homme juste et Vcraignant Dieu
attendant la consolation d’Israël
et l’Esprit Saint était en lui.
26 Et il avait reçu une réponse de l'Esprit Saint
Byz S TR Nes reçu de l'Esprit Saint la révélation
qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.
27 Et il vint, poussé par l'Esprit, dans le Temple ;
et comme ses parents amenaient l’enfant Jésus pour faire à son égard selon la coutume imposée par la Loi
22–50 Un des lieux de l'enfance de Jésus : le Temple de Jérusalem
Le Temple de Jérusalem d'Hérode le Grand, (numérique, Jérusalem : 2022)
M.R. Fournier © BEST AISBL
Mc 11,11-12,44 ; 13,1-3 ; Mt 4,5 ; 21,12-24,2 ; Lc 2,22-50 ; 4,9 ; 19,45 ; 21,5.6.37 ; Jn 2,14-15 ; 5,14 ; 8,20 ; 10,23
1.16–48 Joseph FÊTE Saint Joseph Saint Joseph, le père adoptif de Jésus, est présent dans l'évangile de Luc dès l'Annonciation (Lc 1,27), au moment du recensement (Lc 2,1-5) à la Nativité (Lc 2,16), à la Présentation de Jésus au temple (Lc 2,27) ; au recouvrement de Jésus au Temple (Lc 2,48).
La messe de la Saint-Joseph, le 19 mars, est la fête liturgique en l’honneur de l’« époux de la Bienheureuse Vierge Marie ». Saint Joseph est le saint patron de l’Église universelle, des pères de famille et des travailleurs.
, Évangiles de T'oros Roslin, (encre et pigments sur parchemin, 1262, Arménie), Le songe de Joseph, 23 × 29,8 cm
W.539, fol. 17 recto, Walters Art Museum, Baltimore (USA) © Domaine public→
Saint Joseph est fêté le 19 mars en tant qu’époux de la Bienheureuse Vierge Marie et le 1er mai en tant qu’artisan.
La fête a été célébrée très tôt dans l’Église. Saint Joseph est mentionné dans les plus anciens martyrologes : dans le calendrier d’Eusèbe de Césarée (4e s.) et dans le Martyrologue de saint Maximin de Trèves (4e s.).
Le pape Pie IX déclara saint Joseph « Patron de l’Église universelle » le 8 décembre 1870.
Le missel romain édité après la réforme de 1969 ne prévoit pas de lectures propres pour cette fête. Dans le →MRE :
→Typologie de Jésus-Joseph dans le NT
Les deux Joseph
Saint Joseph est immensément populaire : seul être humain à qui Dieu incarné en Jésus-Christ ait pu dire « père », sa puissance d'intercession auprès de son Fils glorifié en faveur de ceux qui le prient, ne fait aucun doute pour les humbles croyants.
Dans la seule apparition du père de Jésus jamais reconnue par l'Église catholique, saint Joseph est apparu à Cotignac, en Provence, en 1660. Gaspard Ricard, berger, se retrouva assoiffé au milieu d’une journée brûlante de juin. Tout à coup, un homme surgit devant lui et lui dit en montrant une pierre : « — Je suis Joseph, enlève-la et tu boiras ». Le pâtre fit basculer le lourd rocher au premier effort et trouva une source miraculeuse. Cette source coule toujours en haut de la colline du Bessillon et son eau a obtenu de nombreuses guérisons.
Inscription à la source de saint Joseph, Cotignac (Provence, France) © Domaine public→
L’Oratoire Saint Joseph du Mont-Royal dans la ville de Montréal, troisième plus grand oratoire au monde, attire deux millions de visiteurs chaque année. Construit sur l’initiative du saint frère André Bessette, ce sanctuaire est témoin des nombreuses grâces et guérisons obtenues par l’intercession de saint Joseph. L’huile qui brûle devant la statue de saint Joseph est distribuée en dévotion au père nourricier du Rédempteur et a provoqué de nombreux miracles.
Paolo , Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, Montréal (Québec, Canada), photographie numérique © CC-BY-SA 3.0→
A Santa Fe au Nouveau Mexique, l’escalier de la chapelle de Loretto est connu pour son mystérieux artisan. Les ouvriers se sont rendu compte à la fin des travaux que le chœur situé à l’étage de la chapelle était inaccessible depuis la nef. Les Sœurs de Lorette prièrent une neuvaine à saint Joseph artisan pour obtenir une grâce. Le neuvième jour un étranger se présente comme un charpentier et propose de construire l’escalier manquant. Son ouvrage terminé il disparaît sans demander de salaire. L’escalier, construit sans clou ni colle, ne repose sur aucun support central : on l’appelle « l’escalier miraculeux ».
L'escalier miraculeux de la chapelle de Lorette, Santa Fe (USA), photographie numérique © CC BY-SA 3.0→,
Depuis ce temps une rumeur circule à Santa Fe que le mystérieux charpentier serait ... saint Joseph lui-même venu apporter une solution au problème des sœurs !
En Sicile, mais aussi dans des communautés Italo-Américaines, par exemple à la Nouvelle-Orléans, il est coutume de faire une grande fête pour la Saint-Joseph et de distribuer des fèves. Les fèves sont séchées, torréfiées et bénies et distribuées à la population devenant ainsi la très populaire « fève porte-bonheur ». La légende raconte aux États-Unis que posséder cette fève préserve de la faillite, ou encore que la conserver dans son garde-manger assurera d’avoir toujours à manger dans la cuisine. Cette coutume repose sur la puissante intercession de saint Joseph pour toutes les nécessités matérielles.
Dans ces mêmes endroits on érige aussi des « autels » à saint Joseph, décorés avec des bougies, des statues, des fleurs, des médailles, mais aussi des offrandes de nourriture : elles sont ajoutées à la corne d’abondance dont chacun est invité à se régaler pendant la fête.
Ces traditions siciliennes viennent de la sécheresse et de la famine que la Sicile a vécues au Moyen-Âge. Les habitants prièrent saint Joseph de faire tomber la pluie, et lui promirent une grande fête pour le remercier. La pluie étant tombée, les siciliens exaucés firent un banquet en l’honneur de saint Joseph.
Défilé avec des chevaux ornés de fleurs dans les rues de la ville pour la procession religieuse de la Saint-Joseph, (Photographie numérique, 2014)
Sicccli (Province de Raguse, Sicile, Italie) © Stocklib / agiampiccolo→
La fête des Fallas est la fête patronale de Valence, dont le saint patron est saint Joseph, patron des charpentiers.
Le terme falla vient du latin facula, « petite torche ». L'origine remonte au Moyen Âge : les charpentiers brûlaient à la fin de l'hiver le support en bois qui servait à accrocher leur torche, ajoutant au bûcher toutes sortes de détritus dont ils voulaient se débarrasser. Au fil du temps, ces supports furent recouverts de vieux vêtements et prirent peu à peu l'apparence de personnages reconnaissables de l'entourage des charpentiers, jusqu'à devenir des représentations satiriques.
Du 1er au 19 mars, des spectacles et défilés mêlent art éphémère, satire sociale, feu et pyrotechnie dans une célébration qui se conclut le jour de la Saint-Joseph par la cremà : l'incendie spectaculaire de toutes les fallas, précédé de nombreux actes emblématiques. Un seul ninot, choisi par vote populaire, est épargné des flammes pour rejoindre la collection du Musée des Fallas.
Rafa , L'embrasement des Fallas qui marque la fin de la plus grande fête de Valence, (Photographie numérique, 20/03/2019)
© Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International→
La fête des Fallas a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO le 30 novembre 2016.
Les zeppole di San Giuseppe sont des pâtisseries italiennes (beignets ou choux garnis de crème) préparées le 19 mars pour la fête de Saint Joseph. Elles s’inscrivent dans la tradition des « tables de saint Joseph », où l’on offre des aliments en action de grâce et en partage avec les pauvres, en mémoire d’une famine surmontée. Par leur abondance et leur douceur, elles symbolisent à la fois la providence et la générosité associées à Saint Joseph.
Luca , Zeppole posés sur un plat, (Photographie numérique, 2010)
21–40 ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur FÊTE La Présentation de Jésus au Temple La Présentation de Jésus au Temple, autrefois appelée « la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie », est la fête liturgique qui vient clore le temps de Noël, quarante jours après la naissance de Jésus.
(ca. 1278 à Imola,IT), Graduel, (tempera et encre sur parchemin), 18.6 x 14.9 cm
Présentation du Christ au Temple dans un S initial, The Met Museum, New-York (USA), © Domaine public→
La fête se célèbre le 2 février, soit quarante jours après le 25 décembre, respectant ainsi le délai historique de la purification prescrite par la loi mosaïque.
Les premières traces de la célébration de la Présentation du Seigneur se trouvent en Orient, dans le journal de pèlerinage d'→ Itin. vers la fin du 4e s. Le rite de la procession des cierges fut probablement ajouté en 450. Cette fête s'imposa à Constantinople au 6e s. sous le nom d'Hypapantê, c'est-à-dire la « Rencontre » du vieillard Siméon et du Sauveur.
Rome reçoit d'Orient cette célébration au milieu du 7e siècle, et la célèbre sous son nom grec ou en l'appellant Obviatio (Rencontre) ou encore de « jour de saint Siméon ». Le pape Sergius Ier (687–701) institue une procession stationnale avec cierges qui fera de ce jour une fête visible et populaire.
Cette fête permet de christianiser les Lupercales qui se tenaient au mois de février : pour les romains ce mois était très important d’un point de vue religieux et symbolique, en tant que dernier mois de l’hiver. Il était dédié en particulier aux rites de purification et de fécondité, si bien que le verbe latin februare, « purifier », a donné le nom au mois.
Andrea (1602-1649), Les Lupercales (huile sur toile, ca. 1635), 238 x 366 cm
Musée du Prado, Madrid (Espagne) © Domaine public→
Au milieu du 8e siècle, une nouvelle appellation se fit jour en pays francs, celle de purificatio Sanctae Mariae. Aux 9e et 10e siècles, les deux titres se concurrencèrent, puis le second prévalut.
Seul le martyrologe de la basilique Saint-Pierre indique le nom de Présentation en Occident : Ypapanti Domini, id est obviatio seu appresentatio Domini nostri Iesu Christi secundum carnem.
En 1997 le pape saint Jean-Paul II institue le 2 février comme « Journée de la vie consacrée ».
La fête de la Présentation est marquée par une des plus importantes processions de l’année liturgique avec celle des Rameaux. Le prêtre commence par bénir les cierges déposés sur l’autel : cinq grandes oraisons étaient traditionnellement chantées pour cette bénédiction (→MRE) en reprenant le symbolisme du feu divin dans l’Ancien Testament et en demandant que le feu invisible du Saint-Esprit embrase nos âmes. Après que les cierges aient été distribués au chant du cantique de Siméon commence la procession accompagnée des fidèles tenant leurs cierges allumés.
En évoquant la quarantaine et les rites de purification imposés aux parturientes (Propositions de lecture Lv 12,1–8), c'est l'humilité de la Vierge qu'on souligne :
Dernière fête du cycle de Noël, la Présentation du Seigneur est le jour à partir duquel on retire les crèches des églises et des maisons pour se tourner vers le mystère pascal à venir.
La dimension populaire de cette fête est représentée par des proverbes liés au passage de l’hiver au printemps, tels que : « Quand le soleil de la Chandeleur fait lanterne – Quarante jour après, il hiverne », ou « Rosée de Chandeleur, Hiver à sa dernière heure ».
La Fête de la Purification a marqué certaines coutumes populaires : par exemple, dans le village sicilien de Chiaramonte, les femmes montent au sommet la montagne le jour précédant la fête, et se purifient avec la rosée.
Il est traditionnel de faire des crêpes le jour de la Chandeleur : leur forme ronde et leur couleur dorée rappellent le Soleil de retour après les longues nuits d’hiver. Cette coutume annonçait la prospérité selon le proverbe : Si point ne veut de blé charbonneux, Mange des crêpes à la Chandeleur. Certains paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite en tenant une pièce d’or dans le creux de leur main gauche. La crêpe fourrée de la pièce était gardée en haut d’une armoire pour donner la pièce d’or l’année suivante au premier pauvre de passage.
Crêpe de la Chandeleur, photographie numérique, 2005 © CC BY-SA 3.0→
Aux États-Unis et au Canada la Chandeleur est aussi le « Jour de la marmotte » : on observe une marmotte sortir de son terrier, selon qu'elle voit son ombre (par temps clair) et en est effrayée au point de rentrer derechef dans son antre, ou qu'elle ne la voit pas (par temps couvert) et se met à vaquer à ses occupations extérieres, on en infère que l'hiver durera encore six semaines ou bien est près de se finir.
Aaron , Groundhog day, photographie numérique
01/02/2005, Pennsylvanie (USA) © Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic→