La Bible en ses Traditions

1 Corinthiens 11,26–34

Byz V TR Nes
S

26 Car toutes les fois que vous mangez

Vmangerez ce pain et que vous buvez

Vboirez Byz V TRce calice

vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

26 ...

27 Ainsi donc, quiconque mange

Vaura mangé Byz V TRce pain ou boit

Vaura bu le calice du Seigneur indignement

sera coupable du corps et du sang du Seigneur.

27 ...

28 Mais que l'homme se mette lui-même à l'épreuve

et qu’ainsi il mange du

Vde ce pain et boive au

Vde ce calice ;

28 ...

29 car celui qui mange et boit Byz V TRindignement

c'est son propre jugement qu'il mange et boit

ne discernant pas le CorpsByz TR du Seigneur.

29 ...

30 C’est pour cela, que parmi vous, beaucoup sont malades et débiles et qu’un grand nombre

Vque beaucoup se sont endormis.

30 ...

31 Si nous nous jugions nous-mêmes

nous ne serions Vcertainement pas jugés.

31 ...

32 Mais quand nous sommes jugés par le Seigneur, nous sommes corrigés

afin de ne pas être condamnés avec le monde.

32 ...

33 Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour manger, attendez-vous les uns les autres.

33 ...

34 Si Byz TRcependant quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui

afin de ne pas vous réunir pour votre jugement.

Quant au reste, je le réglerai quand je viendrai.

34 ...

Réception

Arts visuels

23–26 Institution de l'Eucharistie

17e s.

Table en U

Nicolas Poussin (1594-1665), Les Sept Sacrements I : L' Eucharistie (huile sur toile, ca. 1636-1640), 95,5 × 121 cm

Collection du duc de Rutland, National Gallery, Londres © Gallerix→, Mt 26,26 ; Mc 14,22 ; Lc 22,19 ; Jn 6,54

Triclinia ? 

Nicolas Poussin (1594-1665), Les Sept Sacrements II : L'Eucharistie (huile sur toile, 1647), 117 × 178 cm

Collection du duc de Sutherland, National Gallery of Scotland (mise en dépôt), Édimbourg (Écosse, Royaume-Uni) © Domaine public→

18e s.

Art populaire

Art populaire, La Cène (18e s.), cire de Nancy, 44,5 x 57 x 15,5 cm

Chalon-sur-Saône (France) © Trésors de ferveur→

26 ce pain Contemplations

Eucharisties

Les deux croix se répondant, celle au-dessus de l'autel et celle de la chasuble, et les rayons de lumière convergeant non vers l'hostie mais vers le chef du saint tendent tous à illustrer que saint Vincent de Paul est un autre Christ qui agit ici en sa personne (in persona Christi).

George Desvallières (1861-1950), La messe de Saint Vincent de Paul, « acte capital, flamboyant » (aquarelle, gouache, crayon et encre, ca. 1929 - 1934), 20,5 x 15 cm

Collection particulière, Paris (France) © Succession Desvallières→

George Desvallières (1861-1950), Triptyque de la Rédemption, La messe dans la tranchée (vitrail, 1927), 230 x 140 cm

chapelle de l’Ossuaire, Douaumont (France) © Ponton→

Le panneau de droite du Triptyque de la Rédemption situé sur le mur gauche de la nef représente une image de la vie quotidienne du commandant Desvallières sur le front. À la première heure, un prêtre célèbre la messe au milieu des tranchées. C’est le moment central de la consécration du pain et du vin. Les fusils sont déposés, les casques retirés et les visages recueillis. Sur la droite, une sentinelle casquée veille. Pour cette composition, Desvallières reprend un croquis de guerre réalisé sur le front d’Alsace en 1916 où il a souvent organisé la célébration de l’office. « C’est la messe aux premières lignes ; un prêtre, l’aube et la chasuble jetées sur l’uniforme, élève le calice au-dessus des créneaux ; la pierre de l’autel est posée à même les sacs de terre du parapet ; la tranchée dessine l’amorce d’un boyau où des hommes à l’entrée des sapes suivent l’office. » (Vallery-Radot) Son élève, Jean Hébert-Stevens, trouve avec son maître les harmonies voulues pour rendre éclatante cette cérémonie au creux d’un boyau. La famille Guéneau de Mussy, amie des Desvallières, a offert ce vitrail et celui du Poilu emmené par deux anges, « In memoriam », « En souvenir » de leur fils François, lieutenant mort lors de l’attaque du Fort de Douaumont le 22 mai 1916.

George Desvallières (1861-1950), Le triomphe de l'Eucharistie - O salutaris hostia (1926)

église Saint-Jean-Baptiste, Pawtucket (Rhode Island, États-Unis) © Succession Desvallières→.

Le programme iconographique déployé par Desvallières occupe quatre grands caissons au plafond de l’église. « Desvallières a représenté le Triomphe de l’Eucharistie — l’hostie, dans un ostensoir rayonnant, adorée par les anges. Puis, dans les trois compositions qui se succèdent en descendant la nef : Dieu le Père et le Saint-Esprit, dans leur gloire ; le Christ médiateur, « inclinant les cieux » pour venir bénir l’humanité ; les Apôtres, qui symbolisent toute l’Église militante, élevant leurs aspirations vers le Seigneur. »

George Desvallières (1861-1950), Première communion de sainte Thérèse (huile sur toile, 1938), 195 x 143 cm

Collection particulière, Paris (France) © Succession Desvallières→

En 1938 à 77 ans, Desvallières commença ce travail sur sainte Thérèse de Lisieux pour l’illustration du livre d’Henri Ghéon, projet qui n’aboutit pas. Quelques-unes de ses aquarelles furent alors exposées chez Druet en 1938. Le peintre, admiratif de l’humble carmélite de Lisieux, présenta deux grands panneaux au Salon d’automne 1938, qui illustrent les deux rencontres de la sainte avec le Christ lors de sa première communion représentée sur cette toile, et le jour de sa mort dans Ascension de Sainte Thérèse. Avant le salon, Marguerite Desvallières écrivit à sa fille France l’impression qu’avait produite sur elle cette Première communion : « Quant à papa il a fait quelques illustrations mais surtout une assez grande sainte Thérèse de Lisieux au pied d’un Christ que je trouve superbe sous une voûte de roses éclairées par des cierges. » Les deux compositions provoquèrent l’enthousiasme de la critique : « Le grand peintre chrétien Georges [sic] Desvallières s’est consacré cette année à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Une toile infiniment touchante nous montre sa première communion, où le Christ couronné d’épines, à l’expression douloureuse, se penche paternellement sur la petite Sainte ployée à genoux, entourée de roses et d’un buisson de cierges » (Charnage). Goulinat parle de trois panneaux de « la vie ardente de Ste Thérèse » mais remarque surtout que l’artiste « met au service de sa foi toutes les ressources d’idées créatrices dont nous avons souvent vanté la richesse ». Cette première communion reste l’une des œuvres les plus importantes d’une longue série de méditations de Desvallières sur la carmélite de Lisieux qui l’inspirera jusqu’au seuil de sa vie avec les illustrations du livre Thérèse Martin de Louis Chaigne (1948).