Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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15 Fontaine
Vfontaine de jardins, puits d’eaux vives ruisseau qui coule du Liban.
Vqui coulent impétueusement depuis le Liban.
15 …
16 — Levez-vous aquilons. Venez autans ! Soufflez sur mon jardin et que ses baumiers exsudent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin et qu’il mange de ses beaux fruits !
16 …
16 — Lève-toi aquilon, et viens auster : souffle sur mon jardin et qu'effluent ses aromates !
5,1 Je suis entré dans mon jardin, ma sœur fiancée,
j’ai cueilli ma myrrhe avec mon baume
j’ai mangé mon rayon avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait !
Mangez, amis, buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés.
1 …
1 Vienne mon préféré dans son jardin et qu'il mange du fruit de ses arbres !
— Je vins en mon jardin, ma sœur, promise,
recueillis ma myrrhe avec mes aromates
mangeai un rayon avec mon miel, bus mon vin avec mon lait ...
(Mangez, amis ! buvez et vous enivrez, mes très chers !)
1,13 ; 3,6 ; 4,6.14 ; 5,1.5.13 myrrhe FLORE Arbre à myrrhe (basalmier)
Illustration botanique de Commiphora myrrha (arbre à myrrhe ou basalmier) de (1833-1887)
Köhler's Medizinal-Pflanzen 1887 © Domaine public→
Ex 30,23 ; Ex 30,23 ; M, G – Est 2,12 ; Ps 45,9 ; Pr 7,17 ; Ct 1,13 ; 3,6 ; 4,6.14 ; 5,1.5.13 ; M – Si 24,15 ; Mt 2,11 ; Mc 15,23 ; Jn 19,39 ; Ap 18,13
La myrrhe est « môr » en hébreu et « smurna » en grec. Le mot « muron » en grec qui généralement est traduit par « huile parfumée » ( Ex 30,25 ; 1Ch 9,30 ; 2Ch 16,14 ; Jdt 10,3 ; Ps 132,2 ; Pr 27,9 ; Ct 1,3-4 ; Ct 4,14 ; Am 6,6 ; Is 39,2 ; Ez 27,17 ; Mt 26,7.12 ; Mc 14,3-5 ; Lc 7,37-38.46 ; Lc 23,56 ; Jn 11,2 ; 12,3.5.) est traduit par « myrrhe» en Ap 18,13. Il s'agirait probalement d'une huile à base de myrrhe et d'autres aromates (cf. Ct 4,14).
Originaire d’Afrique de l’Est (Éthiopie, Somalie) et du sud de l’Arabie (Yémen, Oman).
Myrrhe
Photo : Leo_65 / 319 Bilder de Pixabay (2014) © Domaine public
En raison de son goût amer et de son efficacité pour soigner et apaiser les blessures, la myrrhe évoque la souffrance.
Parce qu’elle sert à l’embaumement, elle est associée à la mort.
Les deux précédents symboles manifestant la vulnérabilité de la nature humaine, la myrrhe devient aussi symbole d’humanité.
Ce parfum précieux était généralement réservé à l’embaumement des rois.
Comme l’amour, la myrrhe dégage un parfum envoûtant et puissant. (Ps 45,9 et Ct 1,13)
Le prénom de Marie « Mariam » ou « Myriam » signifie « mer de myrrhe » ou « mer d'amertume».
5,1–16 LITURGIE JUIVE Un chant pascal Le Cantique est lu après la amida durant la semaine de Pessach. Le choix serait motivé par la mention des chars de Pharaon en Ct 1,9 où l'on voit une allusion à l'Exode.
, Megillat Shir HaShirim, c.5 lu par Abraham (1913-1994), Maison Saint-Isaïe des Dominicains, Jérusalem, années 1970
Audio Scriptures International (numérisation) ; Mechon Mamre→ (mise en ligne) © Sœurs du Carmel (enregistrements originaux)
Abraham Shmuelof né en 1913 dans le quartier Meah Shearim de Jérusalem, dernier de seize enfants dans une grande famille juive ultraorthodoxe de Bucharan qui avait émigré de Perse à la fin du 19e siècle devint une figure légendaire à Jérusalem, passant du statut de juif ultraorthodoxe au catholicisme romain, moine trappiste, bénédictin, retournant aux trappistes et enfin servant dans l'Église gréco-catholique de Galilée. Dans les années 1970, il trouva sa place à « La Maison Saint-Isaïe » fondée à Jérusalem par les Dominicains français, où il collabora au développement d'une liturgie catholique hébréophone avec le P. Jacques Fontaine. C'est à cette époque qu'il se chargea de la tâche d'enregistrer l'intégralité du Tanakh en hébreu.
1,1–8,15 Écoutez le Cantique Un comédien interprète notre texte
Lecture du Cantique des cantiques, dans la traduction de BibleArt, Nicolas , lecteur ; O.-Th. Venard, traduction
(enregistrée par David Bérard le 23 mars 2024, Avignon)
© BEST a.i.s.b.l.
Donnée en première mondiale le 1er février 2024 devant une trentaine de spectateurs réunis dans la « Salle d'embarquement » de la Galerie Hus→ à Montmartre, Paris, cette lecture par Nicolas Geny→ permet à l'auditeur un contact subtil avec notre traduction du Cantique en ses habits latins.
5,1–16 Je dors mais mon cœur veille
Melchior (1579-1639), Geistliche Gesäng und Melodeyen: No. 3, Ich schlafe, aber mein Herz wachet
Christoph Dittmar (dir.), Cantus Thuringia & Capella
Melchior Franck est un compositeur allemand de la Renaissance tardive et du début de l'époque baroque. Il composa plus de quarante livres de motets, dont cette œuvre sur le Cantique des Cantiques: « Je dors, mais mon cœur veille ».