Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Jésus étant né
VComme Jésus était né à Bethléem de Judée aux jours du roi Hérode
voici, des mages d’Orient arrivèrent
Vvinrent à Jérusalem
2 disant :
— Où est le roi des Juifs qui a été enfanté
Vest né ?
Car nous avons vu son étoile à l’orient
et nous sommes venus l’adorer.
3 En entendant [cela] le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
4 Et, rassemblant tous les chefs des prêtres et les scribes du peuple,
il s'enquit auprès d'eux : — où le Christ devait naître ?
5 Ils lui dirent : — À Bethléem de Judée
car ainsi a-t-il été écrit par le prophète :
6 « Et toi Bethléem, Byz V TR Nesterre de Juda, tu n’es pas la moindre parmi les chefs-lieux
Sroyaumes de Juda
car de toi sortira un chef
Vprince Byz S TR Nes, celui qui paîtra
Vrégira mon peuple Israël. »
7 Alors Hérode, ayant secrètement appelé les mages, se fit préciser par eux
Vse renseigna avec soin auprès d'eux sur le moment où l’étoile était apparue.
8 Et, les envoyant à Bethléem, il dit :
— Allez, informez-vous précisément
Vavec soin au sujet de l’enfant.
Et quand vous aurez trouvé, faites-moi l'annonce
Vfaites-moi un rapport
afin que moi aussi j’aille l’adorer.
9 Quant à eux, ayant
VQuand ils eurent entendu le roi, ils partirent.
Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait
Vmarchait devant eux
jusqu’à ce que, en venant au-dessus du lieu où était l'enfant, elle s'arrêta.
V' elle vienne s'arrêter au-dessus de là où était l'enfant.
10 En voyant l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 En entrant dans la maison, ils virent
Byz V S TRtrouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère,
et, tombant
Vse prosternant, l’adorèrent ;
et, leurs trésors ouverts, ils lui présentèrent
Voffrirent des dons : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
12 Et ayant été avertis en songe
Vreçu dans des songes l'oracle de ne pas retourner vers Hérode
par un autre chemin regagnèrent leur région.
13 Alors qu'ils s'en étaient retournés
voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, disant :
— Lève-toi, prends l’enfant et sa mère
et fuis en Égypte
et reste là-bas jusqu’à ce que je te dise
car il arrivera qu'Hérode cherchera l’enfant pour le faire périr
Vperdre.
1,18–2,19 Histoire de la Nativité Une intense poésie se dégage de ce film d'animation russe.
Mikhail , Noël (мультфильм Михаила Алдашина), (film d'animation, 1997)
musique : Johann Sebastian , Concerto en D minor pour clavecin, BWV 1052 (Clavecin: Jim Long) ; L. van , Symphonie No. 7 en A Major, Op. 92: II. Allegretto (Rafael Frühbeck de Burgos; Wyn Morris ; London Symphony Orchestra).
Prod. : Primoluz, Рождество © Licence YouTube standard, Mt 1,1-2,19 ; Lc 1,26-2,20
Le film Noël du réalisateur et artiste Mikhail Aldashin cherche à faire toucher au miracle de la naissance du Sauveur parmi les hommes. L'intrigue respecte le texte canonique, en y ajoutant bien des traits naïfs et émouvants tirés des récits apocryphes. Mikhail Aldashin est l'un des principaux réalisateurs du studio Pilot. Ses films ont remporté le succès dans de nombreux pays, dans divers festivals internationaux. Le film Noël, tourné en 1997 la même année, a reçu le prix de la meilleure réalisation et la première place dans une classification professionnelle au Festival panrusse d'animation de Tarus ; au Golden Fish International Film Festival à Moscou et de nombreuses autres récompenses.
La scène de l’appel des trois mages endormis dans le même lit et tirés de leur sommeil par un petit ange qui les touche du doigt vient directement d’un chapiteau du 12e s. de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, sculpté par maître Gislebertus : Arts visuels Mt 2,1s
1 Comme Jésus était né à Bethléem La Bethléem de saint Jérôme de Stridon À dix kilomètres seulement du bureau de La Bible en ses Traditions→ à Jérusalem, se trouvent les vestiges du monastère que saint Jérôme s’y construisit, il y a seize siècles. C’est là qu’il mena l’œuvre que nous continuons aujourd’hui : traduire les Écritures pour vous.
(photographie), Saint Jérôme, (sculpture sur pierre)
Cloître de l'église Sainte-Catherine, Bethléem, Palestine © Domaine public→
Le crâne, le livre et le stylet, et la peau de bête sont les attributs du moine érudit et instruit que fut pendant toutes ces dernières décennies, saint Jérôme à Bethléem.
En août 385, Jérôme embarque pour l’Orient. Dans la lettre 45 adressée à Asella, il expose les raisons de son départ de Rome : les diffamations de la part de la noblesse et du clergé romains. Il est accusé d’avoir converti un grand nombre de femmes de la noblesse, d’être entouré d’une cohorte de vierges, et surtout d’admirer avec trop de ferveur Paule, grande matrone romaine convertie à l’ascèse monastique, dont l’humble piété forçait son admiration.
Il quitte Rome comme on quitte Babylone :
Il ne partit toutefois pas seul pour la Palestine, mais en compagnie de Paule et de sa fille, avec lesquelles il fonda ultérieurement deux monastères à Bethléem. Cependant, afin de prévenir les médisances, ils entreprirent le voyage séparément, du moins dans un premier temps.
Jérôme donne un résumé assez détaillé des différentes étapes du voyage dans son Apologie contre Rufin. Il quitte Rome pour se rendre à Rhêgion (aujourd’hui Reggio de Calabre), puis à Chypre et Antioche. Alors que l’hiver approchait, il atteignit Jérusalem, non sans un détour par l’Égypte, avant de s’installer définitivement à Bethléem :
La lettre 108, rédigée peu après la mort de Paula, offre une description précieuse de leur arrivée en Terre sainte. On y apprend qu’ils parcoururent plusieurs lieux marqués par des épisodes bibliques : la tour d’Élie à Sarepta (1R 17,8-14), les rivages de Tyr où Paul avait prié (Ac 21,5), la maison de Corneille à Césarée (Ac 21,8), ainsi que Lydda,et Nicopolis, lieux de guérisons et de manifestations du Christ.
Jérôme connaît les vertus du voyage : gagner la Terre sainte ne consiste pas seulement à suivre les traces du Christ, mais aussi à se donner les moyens de mieux comprendre les Écritures, au service de son œuvre de traduction :
Dans cette pérégrination en Terre sainte, la visite de Bethléem et de ses environs constitue l’un des moments les plus émouvants. Jérôme décrit la grotte de la Nativité à travers le regard émerveillé de Paule.
Une fois les visites des lieux saints de Bethléem et de ses environs achevées, leur pèlerinage les mena vers le sud, à Gaza, puis en Égypte, notamment à Alexandrie. Après un court séjour auprès des communautés monastiques de Nitrie, ils regagnent la Palestine, résolus à y fonder un monastère pour hommes et un autre pour femmes :
Le choix de Bethléem comme lieu d’établissement continue de susciter des interrogations parmi les chercheurs. Parmi les hypothèses les plus vraisemblables, l’on peut retenir :
la sacralité du lieu en lui-même, car Bethléem abrite la grotte de la Nativité ;
leur indépendance vis-à-vis de Rufin et Mélanie, qui ont ouvert des monastères à Jérusalem ;
la relative tranquillité de Bethléem, à l’écart du tumulte de Jérusalem ;
la possibilité de côtoyer des érudits juifs, à l’instar de Baranina, ce qui permettrait à Jérôme d’approfondir ses connaissances en hébreu.
Hendrick ou , dit aussi «Enrico Fiammingo » ou « Henrico il Fiamingo » (1602–ca 1655), Saint Jérôme lisant, (huile sur toile, 1652), 102 × 154 cm, Galleria Nazionale d'Arte Antica di Palazzo Barberini, Rome, Italie © Domaine public→
Cette déclinaison du thème très répandu de Jérôme à la lecture représente bien l'effort de critique textuelle du prince des traducteurs, il semble y comparer un volumen (rouleau) hébraïque et un codex (livre) en cursive latine ou grecque, méditant, avant de mettre la main à la plume blanche en premier plan, qui attend sa décision.
La Bethléem de Jérôme ressemblait très peu à celle que nous connaissons aujourd’hui. De fait, au 4e s., Bethléem était un tout petit village, un hameau même, une villula comme Jérôme se plaît à l’appeler : « dans la bourgade du Christ tout est rustique : hormis les psaumes, ce n’est que silence » [In Christo vero, ut supra diximus, villula tota rusticitas et extra psalmos silentius est]. (éd. Les Belles Lettres, t.2, 112).
Aux abords de cette villula , à la lisière du hameau, se trouvait, bien avant l’arrivée de Jérôme, un lieu de culte païen : un bois consacré à Adonis, situé à l’emplacement même de la grotte de la Nativité.
Ce bois fut remplacé par l’église de la Nativité, construite par l’impératrice Hélène à la fin des années 320. Cette dernière reproduit à plus petite échelle les traits de l’église de la Résurrection à Jérusalem, avec une vaste nef, un atrium à colonnades et un sanctuaire octogonal sur la grotte où le Christ est né. cf. Repères historiques et géographiques 1S 16,4.
Près de l’église, Paule, Eustochie et Jérôme fondèrent deux monastères qui furent leur demeure jusqu’à leur mort. Leur installation à Bethléem attira de nombreux pèlerins, et, à la mort de Paule, Eustochie prit la direction du monastère, qui comptait alors une cinquantaine de religieuses (Hist. Laus. 41).
Le monastère fondé par Jérôme fut modeste à ses débuts, mais sa renommée contribua probablement à son expansion. Le nombre de prêtres y demeurant reste incertain : Épiphane évoque une multitude de moines, tandis que Jérôme n’en mentionne que cinq. Les données sur la vie quotidienne sont rares, mais il est probable que les hommes, comme les femmes, se réunissent plusieurs fois par jour pour chanter le psautier. L’organisation des communautés s’inspire du monachisme égyptien, vie en cellules, réunions communes, obéissance, travaux manuels, sans toutefois suivre strictement la règle de Pacôme, qui sert davantage de modèle que de norme.
Selon la lettre 66, la vie y était simple et autonome : les vierges dirigées par Paule accomplissent elles-mêmes les tâches domestiques, rompant avec leur passé aristocratique. À Bethléem, l’accent semble davantage porter sur l’étude et le travail intellectuel, même si Jérôme valorise le labeur manuel. Enfin, la proximité avec Jérusalem favorise les échanges : l’évêque vient y célébrer lors des fêtes, et Jérôme a probablement officié plus d’une fois dans la Ville sainte.
L’argent nécessaire à l’achat du terrain et à la construction du monastère fut apporté par Paule, qui pour Jérôme était à la fois sa sœur en Christ et sa bienfaitrice dans le monde. Arrivés à Bethléem en 386, ils fondèrent, en plus des monastères, un couvent et un hospice pour les pèlerins. Ce dernier connut un franc succès, comme en témoigne la grogne de Jérôme dans l’une de ses lettres, où il se plaint de la présence d’un grand nombre de pèlerins qui l’empêchent de travailler :
Une dizaine d’années plus tard, les lieux étant devenus trop exigus pour accueillir un nombre croissant de pèlerins, Jérôme dut vendre ce qui lui restait des propriétés familiales en Dalmatie pour agrandir les bâtiments :
Cénotaphe de saint Jérôme de Stridon, Grotte de saint Jérôme, sous-sols de la Basilique de la Nativité, Bethléem, Palestine
© D.R.→, Fair Use
Au cœur d'un labyrinthe de chambres souterraines sous la basilique de la Nativité, au fond d'un ensemble de grotte se trouvent deux pièces où saint Jérôme aurait vécu en moine et travaillé à traduire les Écritures pendant une trentaine d'années. Il est émouvant de constater que ces pièces jouxtent la grotte de la Nativité : le travail sur le corps du texte était ainsi tout proche du lieu où le corps du Verbe lui-même poussa ses premiers cris. Les lourds aménagements actuellement visibles (autels, tombeaux, fresques, cellules monastiques, inscriptions) sont le résultat de superpositions historiques des Grecs, des Arméniens et des Franciscains, avec des rénovations régulières maintenues par la Custodie de Terre Sainte (Franciscains). En octobre 2018, le Saint-Siège fit rapporter en ce lieu par Mgr Luigi Falcone deux petites reliques du saint traducteur à Jérôme, dont la dépouille est vénérée à Rome (actuellement dans la basilique Sainte-Marie-Majeure) depuis près de 1600 ans.
Malgré un emploi du temps très chargé par ses nombreuses fonctions cléricales, Jérôme est extrêmement prolifique durant ses années palestiniennes.
Véritable bourreau de travail, il se consacra entièrement à l’étude, comme en témoigne l’Aquitain Postumianus selon Sulpice Sévère : « Les hérétiques le détestent, car il ne cesse de les attaquer ; les ecclésiastiques le détestent, car il s’en prend à leur mode de vie et à leurs crimes. Mais, sans aucun doute, toutes les personnes de bien l’admirent et l’aiment […] Il est toujours occupé à lire, toujours plongé dans ses livres : il ne se repose ni le jour ni la nuit ; il est perpétuellement en train de lire ou d’écrire quelque chose » (, Dial. I, 9.5 (CSEL I,161). C’était, pour reprendre un anglicisme, un authentique workaholic.
La Bethléem de Jérôme était rustique : «dans la bourgade du Christ, tout est rustique : hormis les psaumes, ce n’est que silence ». Cette rusticité est celle qu’il retrouve dans la Bible qu’il traduit, laquelle est à ses yeux, contrairement aux belles lettres latines qu’il chérit tant, simple (simplicitas) et rustique (rusticitas). Rêche, rude et sans artifice, la Bible n’est ni ornée de figures de style, ni polie selon les préceptes de l'elegantia. C’est peut-être pour cela que Bethléem lui apparaît comme un lieu de prédilection : à l’enjolivement lettré romain se substitue la rusticité scripturaire bethléemite.
13ss prit avec lui l'enfant et sa mère et se retira en Égypte ICÔNE Joseph et la Mère de Dieu fuient en Égypte « Lui, s'étant levé, prit avec lui l'enfant et sa mère de nuit et se retira en Égypte. » (Mt 2,14). Dans la fuite en Égypte Repères historiques et géographiques Mt 2,14–21 se révèle le mystère du Christ, vrai homme et vrai Dieu : vulnérable dans l’exil, mais guidé par la main divine. La Sainte Famille, à l’écoute du message céleste, s’élance dans la nuit sans hésiter. Leur marche devient une leçon silencieuse de confiance : l’écoute et la foi en sont les forces motrices.
Le manuel d’iconographie de Denys de Fourna, datant du 18ᵉ s., (→Iconographie orthodoxe dans la) nous donne le canon iconographie de la scène :
, La fuite de la Sainte Famille en Égypte, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, 18ᵉ s.)
icône, Le Musée Copte, Le Caire, Égypte © D R, Le Musée Copte→, Fair Use, Mt 2,13-15
La Fuite en Égypte constitue une fête majeure du calendrier liturgique copte, célébrée le 1er juin sous le nom d’« Entrée en Égypte ». Bien qu’il reste largement méconnu en Occident, l’itinéraire de la sainte Famille en Égypte est transmis avec grande dévotion par les Églises coptes. Cette tradition représente l’un des trésors spirituels des chrétiens d’Égypte, héritiers de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes. Jusqu’à l’invasion arabo-musulmane du 7ᵉ s., le parcours de la Sainte Famille dans la vallée du Nil faisait d’ailleurs partie intégrante du pèlerinage en Terre Sainte. Depuis 2022, cette célébration est inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, reconnaissant ainsi son importance historique et religieuse : cf. Repères historiques et géographiques Mt 2,14–21.
La Vierge Marie occupe le centre de la composition et se distingue par sa grande dimension. Contrairement à la tradition iconographique qui la représente habituellement montée sur un âne, elle apparaît ici à cheval. Saint Joseph, quant à lui, ne se tient pas à l’arrière comme le prescrit le canon grec, mais ouvre la marche. Il tient un bâton à la main, tandis que l’Enfant Jésus est porté sur son épaule, et non dans les bras de Marie. À l’arrière, un village se dessine, situant la scène dans un paysage habité. Marie esquisse un geste de la main. Enfin, l’inscription figurant dans le registre inférieur concentre la contemplation de l'icône en une prière :
(1980- ), L'Entrée en Égypte, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, 2004), 60 x 40 cm
Collection privée © photo :M.-G. Leblanc, D.R→, Fair Use
Cette icône est écrite par l’iconographe égyptien copte-orthodoxe Elia Youssef. Il est l’un des disciples du maître Isaac Fanous (1919-2007), initiateur, au Caire, du renouveau de l'iconographie copte.
Au centre de la composition se tient la Vierge Marie, portant le Christ dans ses bras ; tous deux échangent un regard. Joseph, quant à lui, est placé à l’arrière-plan, conformément au canon iconographique (et contrairement à l’icône copte du 18ᵉ s.). Il lève les yeux vers le ciel, où apparaît un ange semblant leur indiquer le chemin à suivre. Ce détail confère à la scène une forte dimension spirituelle, mettant l’accent sur l’écoute et la confiance en Dieu et en sa volonté. L’âne est le seul personnage à regarder directement le spectateur. Il joue ainsi un rôle admoniteur, invitant celui-ci à entrer dans la scène et à en méditer le sens. L’âne, Joseph, Marie et le Christ s’inscrivent dans une composition circulaire, forme parfaite et divine, qui les met naturellement en valeur. Dans le registre inférieur, quatre poissons tournés vers la scène, accompagnés d’ibis blancs, fleur emblématique de la vallée du Nil. Le fait que les fleurs et les poissons regardent vers le haut accentue l’effet de hauteur et de verticalité. Près de l’âne apparaît également un oiseau blanc, tandis qu’au registre supérieur, des palmiers s’élèvent vers le ciel, prolongeant ce mouvement ascendant et spirituel.
(Gondar, Amhara, Ethiopie), Scènes mariales, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, icône en diptyque, ca. 1630-1700)
Musée national d'art africain, Smithsonian Institution, Washington, États-Unis © Domaine public→
Le diptyque se lit de gauche à droite et de haut en bas :
, (Gondar, Amhara, Ethiopie), Scènes mariales, (pigment à la détrempe sur panneau de bois, icône en diptyque, ca. 1630-1700), détail : La fuite en Égypte
Musée national d'art africain, Smithsonian Institution, Washington, États-Unis © Domaine public→
La scène s’organise autour de la Vierge Marie, placée au centre de la composition. Assise sur un âne, elle tient l’Enfant Jésus dans ses bras et allaite le Christ. En avant du groupe, saint Joseph, se retourne et désigne de deux doigts une femme, identifiée comme Salomé.
Allaitement : Une représentation allégorique de la charité, une des trois grandes vertus théologales. (→, 7). Il s’agit également d’un type iconographique appelé Galaktotrophousa ou Mlékopitatelnitsa, présent aussi bien dans les traditions occidentales qu’orientales (orthodoxes), qui représente la Vierge Marie allaitant l’Enfant Jésus.
Il existe de nombreuses représentations de la Fuite en Égypte en histoire des arts : Arts visuels Mt 2,27s ; Arts visuels Mt 2,13ss ; Arts visuels Mt 2,13.