Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 VICI COMMENCE L'ÉVANGILE SELON JEAN
Au commencement
VDans le principe était le Verbe
le Verbe était [tourné] vers
Vauprès de Dieu
et Dieu le Verbe [l']était.
2 Il était au commencement [tourné] vers
Vdans le principe auprès de Dieu.
3 Tout a été fait par lui
et sans lui rien n'a été fait
de ce qui a été fait.
4 En lui était la vie
et la vie était la lumière des hommes.
5 Et la lumière brille dans les ténèbres
et les ténèbres ne l’ont pas saisie.
6 Advint un homme envoyé de Dieu son
Vdont le nom était « Jean » :
7 lui vint en témoignage
pour témoigner de la lumière
afin que tous vinssent à croire par lui ;
8 celui-là n'était pas la lumière
mais « pour témoigner de la lumière ».
9 C'était la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant dans ce monde.
VLa lumière, la véritable, qui illumine tout homme était en train de venir dans le monde.
10 Dans le monde il était et le monde par lui a été fait
et le monde ne l’a pas connu.
11 Il vint chez lui et les siens ne l’ont pas accueilli.
12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu :
à ceux qui croient en son nom
13 [eux] qui non des sangs
ni d'un vouloir de chair
ni d'un vouloir d'homme
mais de Dieu sont engendrés.
Vnés.
14 Et le Verbe s’est fait chair et il planta-sa-tente
Va habité parmi nous
et nous avons vu sa gloire
gloire comme [celle] d'un [Fils] unique engendré du Père, plein de grâce et de vérité.
14 ...
15 Jean rend témoignage de lui
et il crie en disant :
— Voici celui dont je vous disais :
— Celui qui doit venir après moi, est avant moi, parce qu’il est plus ancien que moi.
16 Et
NesCar de sa plénitude nous avons tous reçu
et grâce pour grâce...
17 Car la loi fut donnée par Moïse
la grâce et la vérité sont advenues par Jésus-Christ.
18 Dieu, personne ne l'a jamais vu
le Fils unique engendré,
S NesDieu unique engendré, qui est dans le sein du Père, celui-là a conduit à le connaître :
Vl'a exposé :
19 et voici le témoignage de Jean
quand les Juifs lui
Nes[vers lui] envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites
pour lui demander : — Qui es-tu ?
20 Et il confessa et ne nia pas
et il confessa : — Moi, je ne suis pas le Christ.
20 ...
21 Ils lui posèrent Sde nouveau la question :
— Quoi donc : es-tu Élie, toi ?
Il dit : — Je ne le suis pas.
— Es-tu le Prophète ?
Il répondit : — Non.
22 Ils lui dirent donc :
— Qui es-tu ? que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu de toi-même ?
23 Il dit : — Moi je suis la « voix de celui qui crie dans le désert :
Rendez droit le chemin du Seigneur »
comme a dit Isaïe le prophète.
24 Or ceux qu’on avait envoyés étaient [de l'école] des Pharisiens.
25 Et ils l’interrogèrent et lui dirent :
— Pourquoi donc baptises-tu si tu n'es ni le Christ ni Élie ni le Prophète ?
26 Et Jean répondit en disant :
— Moi, je baptise dans l’eau.
Byz V S TRMais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas.
27 C’est celui
S NesCelui qui vient
Vdoit venir après moi,
Byz V S TR qui avant moi a été fait,
dont moi
Nes[moi], je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale.
28 Tels sont les faits survenus à Béthanie
TRBéthabara au-delà du Jourdain où Jean baptisait alors.
29 Le lendemain, il
V S TRJean voit Jésus venir vers lui et dit :
— Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
30 C’est celui de qui j’ai dit :
« — Après moi vient un homme qui est advenu avant moi parce qu’avant moi il était. »
30 ...
31 Et moi je ne le connaissais pas
mais c’est pour qu’il fût manifesté à Israël
que je suis venu, moi, baptiser dans l’eau.
32 Et Jean rendit témoignage en disant :
— J’ai vu l’Esprit descendre, comme une colombe, du ciel et il est demeuré sur lui.
33 Et moi je ne le connaissais pas
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, celui-là m’a dit :
— Celui sur lequel tu verras l’Esprit descendre et demeurer
Ven train de descendre et demeurer sur lui
c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint.
34 Et moi j’ai vu et j'ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu.
35 Le lendemain, Byz V TR Nesde nouveau, Jean se tenait là avec deux de ses disciples.
36 Et regardant Jésus qui passait il dit :
— Voici l’Agneau de Dieu.
37 Les deux disciples l’entendirent parler et ils suivirent Jésus.
38 Or se retournant et les voyant marcher à sa suite, Jésus leur dit :
— Que cherchez-vous ?
Et ils lui dirent :
— Rabbi
SRabban (ce qui traduit se dit « Maître ») où demeures-tu ?
39 Il leur dit : — Venez et vous verrez
Vvoyez.
Ils vinrent Nesdonc et virent où il demeurait
et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là.
V TROr c'était environ la dixième heure.
40 Or André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu [la parole] de Jean et l'avaient suivi.
41 Celui-ci trouve
Svoit d'abord
TRle premier son frère Simon et lui dit :
— Nous avons trouvé le « Messiah »Byz V TR Nes, ce qui se traduit « Christ ».
42 Byz V S TREt il l’amena à Jésus.
Posant V S TRalors son regard sur lui, Jésus dit :
— Toi tu es Simon, le fils de Jean :
Byz S TRYona :
toi tu t'appelleras « Kèphah
VCéphas »Byz V TR Nes, ce qui se traduit « Pierre ».
43 Le lendemain il voulut partir pour la Galilée
et il trouve Philippe et Jésus lui dit :
— Suis-moi.
44 Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
44 ...
45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit :
— Celui dont Moïse a écrit dans la Loi ainsi que les prophètes
nous [l’]avons trouvé : [c’est] Jésus fils de Joseph de Nazareth.
46 Et Nathanaël lui dit :
— De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ?
Philippe lui dit :
— Viens et vois.
47 Jésus vit Nathanaël venir vers lui et dit de lui :
— Voici vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de fourberie.
48 Nathanaël lui dit :
— D’où me connais-tu ?
Jésus Byz V TR Nesrépondit et lui dit :
— Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier je t’ai vu.
49 Nathanaël lui répondit Byz V S TRet dit :
— Rabbi, c'est toi qui es le Fils de Dieu, c'est toi qui es le roi d’Israël.
50 Jésus Byz V TR Nesrépondit et lui dit :
— Parce que je t’ai dit : « — Je t’ai vu sous le figuier », tu crois !
Tu verras de plus grandes choses que celles-là.
51 Byz V TR NesEt il lui dit :
— Amen amen je vous dis :
— Désormais vous
V NesVous verrez le ciel ouvert
et les anges de Dieu monter et descendre sur le
Sauprès du fils de l’homme.
2,1 Le troisième jour il y eut des noces à Cana en
SQatne ville de Galilée
et la mère de Jésus y était.
2,2 Jésus aussi fut invité aux noces avec ses disciples.
2,3 Le vin venant à manquer, la mère de Jésus lui dit :
— Ils n’ont pas de vin.
2,4 Et Jésus
Nes[Et] Jésus
Byz S TRJésus lui dit :
— Quoi
V Qu'en est-il à moi et à toi, femme ?
Mon heure n’est pas encore venue.
2,5 Sa mère dit aux serviteurs :
— Tout ce qu’il vous dira, faites-le.
2,6 Or il y avait là six jarres de pierre
destinées à la purification des juifs
contenant chacune deux ou trois métrètes.
2,7 Jésus leur dit :
— Remplissez d’eau les jarres.
Et ils les remplirent jusqu’au bord.
2,8 Puis il
VJésus leur dit :
— Puisez maintenant et portez-en au maître du festin.
Et ils [en] portèrent.
2,9 Quand le maître du festin eut goûté l'eau devenue du vin
et il ne savait pas d’où il était
mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau
Srempli [les jarres] d'eau
le maître du festin appelle l'époux
2,10 et lui dit :
— Tout homme sert le bon vin en premier
et lorsqu'ils sont ivres, le
Valors ce qui est mauvais
toi tu as gardé le bon vin jusqu’à présent.
2,11 Tel fut le commencement des signes que fit Jésus à Cana en
SQatne de Galilée.
Et il manifesta
Sfit connaître sa gloire
et ses disciples crurent en lui.
2,12 Après cela il descendit à Capharnaüm ainsi que sa mère, ses frères et ses disciples
et ils n’y demeurèrent que peu de jours.
12 ...
2,13 Et la Pâque des Juifs était proche
et Jésus monta à Jérusalem.
2,14 Il trouva dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes
et les changeurs assis.
2,15 Et, ayant fait un fouet avec des cordes,
tous il les chassa du Temple :
moutons et bœufs aussi.
Sbœufs et changeurs.
Quant aux changeurs,
Set il répandit leur monnaie
et renversa leurs tables.
2,16 Et à ceux qui vendaient les colombes il dit :
— Enlevez cela d’ici
SEt ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce.
2,17 Or ses
NesSes
SEt ses disciples se souvinrent qu’il est écrit :
« Le zèle de ta maison me dévorera
V TRdévore. »
2,18 Les Juifs donc répondirent et lui dirent :
— Quel signe nous montres-tu pour faire cela ?
2,19 Jésus répondit et leur dit :
— Détruisez ce sanctuaire
Vtemple et en trois jours je le relèverai.
2,20 Les Juifs dirent Byz V TR Nesdonc :
— En quarante-six ans ce sanctuaire
Vtemple a été construit
et toi en trois jours tu le relèveras !
2,21 Mais lui parlait du sanctuaire
Vtemple de son corps.
2,22 Lors donc qu’il se [re]leva
Vressuscita d’entre les morts
ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela
et ils crurent à l’Écriture
Sles Écritures et Byz V TR Nesà la parole qu'avait dite Jésus.
2,23 Comme il était à Jérusalem pendant la Pâque, pendant la fête
beaucoup crurent en son nom
en voyant de lui les signes qu’il faisait.
2,24 Mais Jésus, lui, ne se fiait pas à eux
parce que lui les connaissait tous
24 ...
2,25 et qu'il n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage au sujet de l'homme
car il savait, lui, ce qu’il y avait en l’homme.
3,1 Or il y avait Slà un homme d'entre les pharisiens
VPharisiens, du nom de « Nicodème », notable parmi les juifs.
3,2 De nuit, il vint trouver Jésus
Byz V Nesle trouver et lui dit :
— Rabbi, nous savons que c’est de la part de Dieu que tu nous arrives
Ves venu
Sas été envoyé en maître :
personneV, en effet, ne peut les faire ces signes que tu fais
si Dieu n’est
Và moins que Dieu n’ait été avec lui.
3,3 Jésus répondit et lui dit :
— Amen, amen, je te dis :
— Si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut,
VPersonne, à moins qu'il ne soit né de nouveau,
SSi quelqu'un ne naît pas de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu.
3,4 Nicodème lui dit :
— Comment un homme peut-il être engendré
V Snaître quand il est vieux ?
Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et être engendré
V Snaître ?
3,5 Jésus répondit :
— Amen, amen, je te dis :
— Nul, s'il n'est engendré
Và moins qu'il ne soit rené
S ne naît de l’eau et de l’esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
3,6 Ce qui est engendré
V Sné de la chair est chair
et ce qui est engendré
V Sné de l’esprit est esprit.
3,7 Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : « — il faut que vous soyez engendrés d'en haut. »
V Snaissiez de nouveau. »
3,8 Le vent souffle où il veut
et tu entends sa voix
mais tu ne sais d’où il vient ni où il va :
ainsi en est-il de quiconque est engendré
V Sné de l’Esprit.
3,9 Nicodème répondit et lui dit :
— Comment cela se peut-il faire ?
3,10 Jésus répondit et lui dit :
— Tu es maître d’Israël et tu ignores ces choses !
3,11 Amen, amen, je te dis : — De
Vque de ce que nous savons nous parlons
et Vque de ce que nous avons vu nous témoignons
mais notre témoignage vous ne [le] recevez pas.
3,12 Ce sont les choses de la terre que je viens de vous dire, et
VSi pour les choses de la terre que je vous ai dites, vous ne croyez pas
comment, si je vous dis les choses
Vquand je vous aurai dit celles du ciel, Sme croirez-vous ?
3,13 Et nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme Byz V S TRqui est dans le ciel.
3,14 Et de même que Moïse a élevé le serpent dans le désert
ainsi doit être élevé le Fils de l’homme
3,15 afin que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle.
15 afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas
mais ait la
Vune vie éternelle.
3,16 En effet, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné
Vaimé le monde au point qu’il donnât le
V S TRson Fils l'unique
Vunique engendré
afin
Vde sorte que tout homme qui croit en lui ne périsse
Vpérit pas
mais ait
Va la vie éternelle.
3,17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé le
V S TRson Fils dans le monde pour juger le monde
mais pour que le monde soit sauvé par lui.
3,18 Celui qui croit en lui n'est pas jugé
mais celui qui ne croit pas est déjà jugé
parce qu’il n’a pas cru dans le nom de l'unique engendré, Fils de Dieu.
3,19 Or voici quel est le jugement :
La lumière est venue dans le monde
et les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière
car leurs œuvres étaient mauvaises.
3,20 Tout homme, en effet, qui fait le mal hait la lumière
et ne vient pas à la lumière pour que ses œuvres ne soient pas réprouvées.
3,21 Mais celui qui fait la vérité vient à la lumière
afin que soient manifestées
Sconnues ses œuvres : que c'est en Dieu qu’elles ont été faites.
3,22 Après cela, Jésus vint avec ses disciples en terre de Judée
et là il séjournait avec eux, et il baptisait.
3,23 Jean aussi était à baptiser à Énon près de Salim
parce qu’il y avait là beaucoup d’eau :
et les gens se présentaient et étaient baptisés
3,24 (Jean, en effet, n’avait pas encore été jeté
Venvoyé en prison.)
3,25 Il y eut donc une discussion entre les disciples de Jean et un juif
V TRdes juifs à propos de la purification.
3,26 Et ils vinrent vers Jean et lui dirent :
— Rabbi
SRabban, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage
le voilà qui baptise et tous
Sbeaucoup vont vers lui.
3,27 Jean répondit et il Sleur dit :
— Un homme ne peut rien prendre
V Srecevoir Spar sa propre volonté qui ne lui ait été donné du ciel.
3,28 Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit : « — Je ne suis pas, moi », le Christ
mais « j’ai été envoyé devant lui ».
3,29 Celui qui a l’épouse est l’époux
mais l’ami de l’époux qui se tient là et qui l’écoute est ravi de joie à la voix de l’époux.
Cette joie donc est la mienne en plénitude.
3,30 Il faut que celui-là croisse et que moi, je diminue.
3,31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous :
celui qui est de la terre, de la terre est et de la terre parle
celui qui vient du ciel est au-dessus de tous
Nes[est au-dessus de tous]
3,32 Byz V S TRet ce qu’il a vu et entendu, c'est de cela qu'il
V Sil en témoigne
et son témoignage personne ne le reçoit ;
3,33 qui reçoit son témoignage a marqué d'un sceau que Dieu est vrai.
3,34 Celui que Dieu a envoyé parle en effet les paroles de Dieu
car il
V S TRDieu ne donne pas l’Esprit avec mesure.
3,35 Le Père aime le Fils et il a tout donné en sa main.
3,36 Qui croit au Fils a la vie éternelle
mais qui ne croit pas au
Vest incrédule envers le Fils ne verra pas la vie
bien plus : la colère de Dieu demeure sur lui.
4,1 Quand donc le Seigneur
V S NesJésus connut que les pharisiens
VPharisiens avaient entendu [dire]
que Jésus faisait plus de disciples et baptisait plus que Jean
4,2 (bien qu'à vrai dire Jésus Byz S TR Neslui-même ne baptisât pas, mais ses disciples)
4,3 il quitta aussitôt la Judée et retourna en Galilée.
4,4 Or il lui fallait traverser la Samarie.
4,5 Il vient donc dans une ville de Samarie
Sdes Samaritains appelée « Sichar
VSicar »
près de la terre que Jacob avait donnée à Joseph son fils.
4,6 Or là était la source Sd'eau de Jacob.
Jésus donc, fatigué du voyage, s’était assis simplement à la source :
c'était environ la sixième heure.
4,7 Une femme vient de Samarie puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
— Donne-moi à boire.
Sde l'eau, que je boive.
4,8 Ses disciples étaient déjà partis pour la ville acheter de la nourriture.
4,9 La
VCette femme samaritaine lui dit Byz V TR Nesalors :
— Comment toi, qui es juif, tu me demandes à boire à moi qui suis une femme samaritaine ?
(Les Juifs en effet n’ont pas de relations avec les Samaritains.)
4,10 Jésus répondit et lui dit :
— Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : « — Donne-moi à boire »
c'est Vpeut-être bien toi qui lui aurais demandé
Vaurais réclamé de lui et il t'aurait donné de l’eau vive.
4,11 [La femme]
V S TRLa femme lui dit :
— Seigneur, tu n'as rien pour puiser et le puits est profond.
D’où tiens-tu Sdonc l'eau vive ?
4,12 Es-tu plus grand, toi, que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits
et lui-même en a bu ainsi que ses fils et ses bêtes ?
4,13 Jésus répondit et lui dit :
— Quiconque boit de cette eau aura soif de nouveau
13 Jésus répondit et lui dit :
— Quiconque boit de cette eau aura soif de nouveau
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif.
4,14 Or celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi,
n'aura plus jamais soif
mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant en vie éternelle.
14 Bien plus, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant en vie éternelle.
4,15 La femme lui dit :
— Seigneur, donne-moi cette eau afin que je n’aie plus soif et que je ne revienne
V S TRvienne plus puiser ici.
4,16 Il
V S TRJésus lui dit :
— Va, appelle ton mari et viens ici.
4,17 La femme répondit et elle Byz S Neslui dit :
— Je n’ai pas de mari.
Jésus lui dit :
— Tu as bien dit : « — Je n’ai pas de mari. »
4,18 Car tu as eu cinq maris
et maintenant celui que tu as n’est pas [davantage] ton mari
en cela tu as dit vrai.
4,19 La femme lui dit :
— Seigneur, je vois que tu es un prophète, toi.
4,20 Nos pères, c'est sur cette montagne qu'ils ont adoré
et vous, vous dites : — C’est à Jérusalem, le lieu où il faut adorer...
4,21 Jésus lui dit :
— Crois-moi, femme
V S TRFemme, crois-moi, elle vient
Vviendra l’heure
où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
4,22 Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas
nous, nous adorons ce que nous connaissons
car le salut vient des Juifs.
4,23 Mais elle vient l’heure, et c'est maintenant
où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et Sen vérité
car ce sont de tels adorateurs que cherche le Père.
4,24 Dieu est esprit
et ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et Sen vérité.
4,25 La femme lui dit :
— Je sais que Messiah
Vle Messie vientByz V TR Nes, celui qu’on appelle « Christ »
quand il sera là, c'est lui qui
Vdonc lorsqu'il viendra, celui-là nous annoncera
Senseignera tout.
4,26 Jésus lui dit :
— Je le suis moi qui te parle
V Sparle avec toi.
4,27 Là-dessus
VAu même instant
SEt alors qu'il parlait arrivèrent ses disciples
et ils étaient étonnés de ce qu’il parlait avec une femme.
Cependant aucun ne dit : — Que cherches-tu ? ni : — De quoi parles-tu avec elle ?
4,28 La femme laissa donc sa cruche s’en alla à la ville et dit aux hommes :
4,29 — Venez voir un homme qui vient de me dire
Vm'a dit tout ce que j’ai fait.
N'est-ce pas lui le Christ ?
4,30 Ils sortirent TRdonc de la ville et ils venaient vers lui.
4,31 Entre-temps ses disciples le priaient en disant :
— Rabbi, mange.
4,32 Mais il leur dit :
— Moi, j'ai à manger une nourriture que vous, vous ne connaissez pas.
4,33 Les disciples se disaient donc l'un à l'autre :
— Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ?
4,34 Jésus leur dit :
— Ma nourriture c'est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé
et
Vafin d’accomplir son œuvre.
4,35 Ne dites-vous pas, vous : — Encore quatre mois et vient la moisson ?
Voici, je vous dis :
— Levez les yeux et voyez la terre : comme elle blanchit déjà
Vles campagnes : qu'elles sont déjà blanches
Sles campagnes qui sont déjà blanches pour la moisson !
4,36 V S TREt le moissonneur reçoit un salaire et recueille du fruit pour une vie éternelle
si bien que le semeur se réjouit autant que le moissonneur.
4,37 Car ici se vérifie la parole :
« Autre le semeur, autre le moissonneur ».
4,38 Moi, je vous ai envoyés moissonner ce pour quoi vous, vous n’avez pas travaillé :
d’autres ont travaillé
et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
4,39 De cette ville-là, beaucoup de Samaritains crurent en lui
à cause de la parole de la femme qui témoignait :
« — Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
39 ...
4,40 Donc lorsque les Samaritains vinrent vers lui
ils le prièrent de rester auprès d'eux
Ven ce lieu
et il y resta deux jours.
40 ...
4,41 Et en bien plus grand nombre ils crurent Sen lui à cause de sa parole à lui
4,42 et ils disaient à la femme :
— Désormais ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons Sen lui
car nous avons entendu nous-mêmes et nous savons que celui-ci est vraiment le Sauveur du monde
Byz TRle Sauveur du monde, le Christ
Sle Christ, le Sauveur du monde.
4,43 Après ces deux jours il
SJésus sortit de là pour la
V S TRet alla en Galilée.
4,44 (Lui-même, en effet, Jésus avait témoigné qu’aucun prophète ne peut jouir d'estime dans son propre pays.)
Vqu’un prophète dans sa propre patrie ne jouit pas d'honneur.)
4,45 Lorsqu’il vint donc en Galilée
les Galiléens l’accueillirent
ayant vu tout ce qu’il avait fait
Stous les signes qu’il avait faits à Jérusalem pendant la fête
Vau jour de la fête
car eux aussi étaient allés à la fête.
Vy étaient allés au jour de la fête.
4,46 Il
SJésus vint donc de nouveau à Cana
SQatne en Galilée
où il avait fait l’eau vin.
Il y avait un officier du roi dont le fils était malade à Capharnaüm.
4,47 Celui-ci, ayant entendu
Vcomme il avait entendu que Jésus était venu de Judée en Galilée
vint le trouver, et il le priait de descendre et de guérir son fils
car il était sur le point de mourir.
4,48 Jésus donc lui dit :
— Si vous ne voyez signes et prodiges, vous ne croyez pas.
4,49 L’officier du roi lui dit :
— Seigneur, descends avant que mon enfant
V Sfils meure !
4,50 Jésus lui dit :
— Va, ton fils vit.
L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s'en alla.
4,51 Comme déjà il descendait
ses serviteurs vinrent à sa rencontre dire que son enfant vivait.
51 Comme déjà il descendait,
les serviteurs vinrent à sa rencontre et lui firent annonce en disant [que] ton fils vit !
V portèrent l'annonce, disant que son fils vivait !
Sannoncèrent la bonne nouvelle : — Ton fils vit !
4,52 Il leur demanda donc l'heure à laquelle il s’était trouvé mieux
V S TRet ils lui dirent Byz Nesdonc :
— Hier à la septième heure la fièvre l’a quitté.
4,53 Le père reconnut donc que c’était l'heure même où Jésus lui avait dit : « — Ton fils vit. »
Et il crut, lui et toute sa maison.
4,54 Ce fut le second signe que Jésus fit encore
quand il vint de Judée en Galilée.
5,1 Après cela une
Byzla fête des Juifs avait lieu
et Jésus monta à Jérusalem.
5,2 Or il y a à Jérusalem près de la [porte] des Brebis
VProbatique une piscine
qui s’appelle en hébreu « Bêthzatha »
S TR« Bêthesda »
V« Bethsaïde »
qui a
Vayant cinq portiques.
5,3 Sous ceux-ci gisaient nombre
Byz TRun grand nombre
Vune grande multitude de malades :
aveugles, boiteux, décharnés...
Byz V S TRattendant le mouvement de l’eau.
5,4 Car un ange Vdu Seigneur descendait à certains moments dans la piscine et agitait l'eau.
Et celui qui y descendait le premier après l’agitation de l’eau était guéri de quelque mal qu'il fût atteint.
4 Ø
5,5 Se trouvait là un homme qui était dans son infirmité depuis trente-huit ans.
5,6 Jésus, le voyant étendu
Vcomme il l'avait vu gisant
et connaissant qu'il avait déjà passé beaucoup de temps,
Vavait compris que cela fait très longtemps, lui dit :
— Veux-tu être guéri ?
5,7 Le malade lui répondit :
— Seigneur, je n’ai personne
pour me jeter dans la piscine dès que l’eau est agitée
et le temps que moi, j’y aille, un autre descend avant moi.
5,8 Jésus lui dit :
— Lève-toi, prends ton grabat et marche !
5,9 Et à l’instant l'homme fut guéri :
il Sse leva, prit son grabat et il marchait.
Or ce jour-là était un sabbat.
5,10 Les Juifs disaient donc à celui qui avait été guéri :
— C’est le sabbat, il ne t’est pas permis de porter ton grabat.
5,11 Mais il
Byz V S TRIl leur répondit Sen disant :
— Celui qui m’a guéri
c'est lui qui m’a dit : « — Prends ton grabat et marche ! »
5,12 Ils lui demandèrent V TRdonc :
— Qui est l’
V TRcet homme qui t’a dit : « — Prends -le
Byz V S TR ton grabat et marche » ?
5,13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était.
Jésus en effet s’était dérobé : il y avait foule en cet endroit.
5,14 Plus tard Jésus le trouve dans le Temple et il lui dit :
— Te voilà guéri :
ne pèche plus de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pireS qu'avant.
5,15 L'
VCet homme s’en alla et annonça
Sdit aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait
Vl’a guéri.
5,16 C’est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus Byz S TRet cherchaient à le tuer parce qu’il faisait ces choses-là un sabbat.
5,17 Mais Jésus leur répondit
Sdit :
— Mon Père travaille jusqu’à présent et moi aussi je travaille.
5,18 Voilà donc pourquoi les Juifs cherchaient d'autant plus à le faire mourir
parce que non seulement il violait le sabbat
mais encore il appelait Dieu son propre « Père »,
se faisant l'égal de Dieu.
18 Voilà donc pourquoi les Juifs cherchaient d'autant plus à le faire mourir
parce que non seulement il violait le sabbat
mais encore il appelait Dieu « son Père »
se faisant l'égal de Dieu.
Jésus prit donc la parole et leur dit :
5,19 Jésus prit donc la parole et leur dit :
— Amen amen je vous dis : — Le Fils ne peut rien faire de lui-même
Ssa propre volonté
mais seulement ce qu’il voit faire au Père
car ce que fait Celui-là le Fils aussi le fait pareillement.
19 — Amen, amen, je vous dis :
— Le Fils ne peut rien faire de lui-même
mais seulement ce qu’il voit faire au Père
car tout ce que fait Celui-là, le Fils aussi le fait pareillement.
5,20 Le Père en effet aime le Fils
et lui montre tout ce qu’il fait
et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci pour que vous soyez dans l’étonnement.
5,21 De même en effet que le Père relève
V Sressuscite les morts et fait vivre
ainsi le Fils aussi fait vivre qui il veut.
5,22 Car le Père ne juge personne
mais tout le pouvoir de juger, il l'a donné au Fils
5,23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.
Qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.
5,24 Amen, amen, je vous dis :
— Celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé
a la vie éternelle
et il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.
5,25 Amen, amen, je vous dis :
— L’heure vient et c'est maintenant
où les morts entendront la voix du Fils de Dieu
et ceux qui auront entendu vivront.
5,26 De même en effet que le Père a la vie en lui-même
ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.
5,27 Et il lui a donné pouvoir V S TRaussi de rendre le jugement
parce qu’il est Fils de l’homme.
5,28 Ne vous étonnez pas
de ce que l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix
5,29 et sortiront :
ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie
ceux qui auront commis le mal pour une résurrection de jugement.
5,30 Je ne peux, moi, rien faire de moi-même.
Sma propre volonté.
Selon ce que j’entends, je juge
et mon jugement est juste
parce que je ne cherche pas ma propre volonté
mais la volonté de celui qui m’a envoyé.
5,31 Si moi je me rends témoignage à moi-même
mon témoignage n’est pas vrai ;
5,32 c'est un autre qui témoigne à mon sujet
et je sais qu'il est vrai, le témoignage qu’il rend à mon sujet :
5,33 vous avez envoyé à Jean
et il a rendu témoignage à la vérité !
5,34 (Bon, moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage
mais je dis cela pour vous soyez sauvés.)
5,35 Celui-là était la lampe qui brûle et luit
et vous avez voulu vous réjouir
Vexciter un moment à sa lumière.
5,36 Quant à moi, j’ai un témoignage plus grand que Byz S TR Nes[celui de] Jean :
en effet, les œuvres que le Père m’a données pour que je les accomplisse
ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage à mon sujet que c’est le Père qui m’a envoyé
5,37 et le Père qui m’a envoyé, lui-même m'a rendu témoignage.
Vous n’avez jamais entendu sa voix
ni vu sa face
V Sson aspect.
5,38 Et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous
parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.
5,39 Vous scrutez les Écritures
parce que vous imaginez avoir en elles la vie éternelle :
or ce sont elles qui me rendent témoignage
5,40 et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vieS éternelle !
5,41 La gloire, ce n'est pas des hommes que je la reçois
5,42 mais à présent je vous ai connus :
Vj'ai compris que l'amour de Dieu, vous ne l’avez pas en vous.
5,43 Moi je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ;
si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez.
5,44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez gloire les uns des autres
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
5,45 Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai auprès du Père ;
celui qui vous accuse
c'est Moïse en qui vous, vous espérez :
5,46 car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez Vsans doute aussi :
c'est de moi, en effet, que lui
SMoïse a écrit !
5,47 Or si vous ne croyez pas à ses écrits
comment croirez-vous à mes paroles ?
6,1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, de
Vc'est-à-dire : de
Sla mer de Tibériade.
6,2 Et une foule nombreuse le suivait,
Sde grandes foules le suivaient,
parce qu’ils voyaient les signes qu’il faisait sur les malades.
6,3 Jésus venait de gravir sur la montagne
et il y était assis avec
Ven compagnie de ses disciples.
6,4 Or la Pâque, la fête des Juifs approchait.
6,5 Jésus donc, ayant
Vcomme il avait levé les yeux
et voyant
Vavait vu qu’une foule énorme vient à lui
dit à Philippe :
— D'où obtiendrons-nous des pains pour qu'ils aient à manger ?
6,6 Il disait cela pour l’éprouver
car il savait, lui, ce qu’il allait faire.
6,7 Philippe lui répondit :
— Deux cents deniers de pains ne suffiraient pas
pour que chacun en reçût
Sprît un peu !
6,8 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
6,9 — Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons...
mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ?
6,10 Jésus dit Vdonc :
— Faites s'étendre les gens.
Il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu :
les hommes s’étendirent donc, au nombre d’environ cinq mille.
6,11 Jésus prit donc les pains
et , ayant rendu grâces,
Vcomme il avait rendu grâces,
Sprononça une bénédiction et il les distribua à ceux qui étaient étendus ;
pareillement aussi pour les poissons, autant qu’ils en voulaient.
6,12 Lorsqu’ils furent repus, il dit à ses disciples :
— Ramassez les morceaux qui sont restés, afin que rien ne se perde.
6,13 Ils les ramassèrent donc et remplirent douze corbeilles des morceaux
des cinq pains d’orge
qui étaient restés à ceux qui avaient mangé.
6,14 Les
V SCes hommes, ayant donc
Vcomme ils avaient vu le signe qu'il
Byz S TRque Jésus venait de faire
Vavait fait, disaient :
— que c'est vraiment lui, le prophète qui doit venir dans le monde !
6,15 Jésus donc, sachant
Vcomme il avait compris qu’ils allaient venir
Vétaient sur le point de venir l’enlever et le faire roi,
se retira
Vs'enfuit de nouveau, tout seul, dans
la montagne.
6,16 Lorsque le soir fut venu
ses disciples descendirent à la mer.
6,17 Et, étant montés
Vcomme ils étaient montés
Ss'étant assis dans une barque
ils allèrent de l'autre côté de
Và travers la mer vers Capharnaüm.
Or les ténèbres étaient déjà arrivées
et Jésus n'était pas Byz Nesencore venu à eux.
6,18 Cependant la mer commençait à s'agiter sous le grand vent qui soufflait.
6,19 Ayant donc
VAlors qu'ils avaient donc ramé environ vingt-cinq à trente stades
ils voient Jésus marchant sur la mer
et se rapprocher de la barque, et ils eurent peur.
6,20 Mais il leur dit :
— C'est moi
VMoi je suis, n'ayez pas peur !
6,21 Ils voulurent donc le prendre dans la barque
et aussitôt la barque toucha terre là où ils allaient.
6,22 Le jour suivant, la foule qui était restée de l’autre côté de la mer
vit qu’il n’y avait pas d'autre barque que celle dans laquelle les disciples étaient montés
Veu qu'une seule barque.
Or Jésus n’était pas monté dans la barque avec ses disciples
Byz V TR Nesmais seuls ses disciples étaient partis.
6,23 Cependant vinrent d’autres barques de Tibériade
près du lieu où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur avait rendu grâces
Slorsque Jésus avait béni.
6,24 La foule donc, ayant
Vcomme elle avait vu que Jésus n’était pas là ni ses disciples
ils montèrent dans les barques et vinrent à Capharnaüm, cherchant Jésus.
6,25 Et, l’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, ils lui dirent :
— Rabbi
SRabban, quand es-tu arrivé ici ?
6,26 Jésus leur répondit et il dit :
— Amen, amen, je vous dis :
— vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes
mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
6,27 Travaillez, non pour
VProduisez, non la nourriture qui se perd
mais [pour celle]
V[celle] qui demeure pour la vie éternelle :
celle que le Fils de l’homme vous donnera.
C’est lui, en effet, que le Père, Dieu même, a marqué d’un sceau.
6,28 Ils lui dirent donc :
— Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ?
6,29 Jésus répondit et leur dit :
— L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.
6,30 Ils lui dirent donc :
— Quel signe fais-tu donc afin que nous voyions et que nous te croyions ?
Quelle œuvre accomplis-tu ?
6,31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert ainsi qu’il est écrit :
« Il leur a donné à manger un pain [venu] du ciel. »
6,32 Jésus leur dit donc :
— Amen, amen, je vous dis :
— Ce n'est pas Moïse qui vous a donné « le pain du ciel »
mais c’est mon Père qui vous donne « le pain du ciel », le véritable.
6,33 Car le pain de Dieu c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.
6,34 Ils lui dirent donc :
— Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là !
6,35 Jésus leur dit :
— Moi, je suis le pain de la vie :
celui qui vient à moi n’aura pas faim
et celui qui croit en moi n’aura jamais soif
6,36 mais je vous Byz S TR Nesl'ai dit : — Vous m'avez
Vque vous avez beau m'avoir vu vous-mêmes Byz S TR Neset vous ne croyez pas.
6,37 Tout ce que le
Smon Père me donne viendra à moi
et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors.
6,38 Car si je suis descendu du ciel, ce n'est pas pour faire ma volonté
mais la volonté de celui qui m’a envoyé.
6,39 Or la volonté de Celui
Vdu Père qui m’a envoyé
c'est que de tout ce qu'il m'a donné, je ne perde rien
mais que je le ressuscite au dernier jour.
6,40 Car la volonté de mon Père qui m’a envoyé
c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle
et moi je le ressusciterai au dernier jour.
6,41 Les Juifs murmuraient donc à son sujet
parce qu’il avait dit : « — Moi je suis le pain qui est descendu du ciel ».
6,42 Et ils disaient :
— Celui-ci n’est-il pas Jésus le fils de Joseph
dont nous connaissons bien le père et la mère ?
Comment peut-il dire à présent
Byz V TRcelui-ci peut-il donc dire
Scelui-ci peut-il dire : « — Je suis descendu du ciel » ?
6,43 Jésus V TRdonc répondit et leur dit :
— Ne murmurez pas entre vous.
6,44 Nul ne peut venir à moi
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire
et moi je le ressusciterai au dernier jour.
6,45 Il est écrit dans les prophètes :
« Et tous seront instruits par Dieu. »
Donc quiconque
V NesQuiconque a entendu du Père et a appris vient à moi.
6,46 Non que personne ait jamais vu le Père
sinon celui qui est Byz S TR Nesd'auprès de Dieu : celui-là a vu le Père.
6,47 Amen, amen, je vous dis :
— Celui qui croit Byz V S TRen moi a la vie éternelle.
6,48 Moi je suis le pain de vie.
6,49 Vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts.
6,50 Tel est le pain qui descend du ciel
que celui qui en mange ne meurt pas.
50 Tel est le pain qui descend du ciel
que si quelqu'un en a mangé il ne meure pas.
6,51 Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain il vivra éternellement
et le pain que moi je donnerai c’est ma chair
Byz TRma chair que je donnerai
Smon corps que je donne pour la vie du monde.
51 Moi, je suis le pain vivant qui suis descendu du ciel.
6,52 Les Juifs donc se disputaient entre eux, en disant :
— Comment peut-il celui-là nous donner sa chair
Sson corps à manger ?
52 Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement
et le pain que moi je donnerai c'est ma chair pour la vie du monde.
6,53 Jésus leur dit donc :
— Amen amen je vous dis :
— Si vous ne mangez pas la chair
Sle corps du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang
vous n’avez pas la vie en vous-mêmes.
53 Les Juifs donc se disputaient entre eux en disant :
— Comment peut-il, celui-ci, nous donner sa chair à manger ?
6,54 Celui qui consomme ma chair
Sde mon corps et boit Sde mon sang
a la vie éternelle
et moi je le ressusciterai au dernier jour.
54 Jésus leur dit donc :
— Amen, amen, je vous dis :
— Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et ne buvez pas son sang,
vous n'avez pas la vie en vous-mêmes.
6,55 Car ma chair
Smon corps est vraie nourriture
Byz S TRvraiment nourriture
et mon sang est vraie boisson
Byz S TRvraiment boisson.
55 Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle
et moi je le ressusciterai au dernier jour.
6,56 Celui qui consomme ma chair
Smon corps et boit mon sang
demeure en moi et moi en lui.
56 Car ma chair est vraiment nourriture
et mon sang est vraiment boisson.
6,57 Comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que moi je vis par le Père
ainsi celui qui me consomme vivra lui aussi par moi.
57 Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi et moi en lui.
6,58 Tel est le pain descendu du ciel :
il n’est pas comme Sla manne qu'ont mangé
Smangée les
Byz S TRvos pères et ils sont morts
celui qui consomme ce pain vivra éternellement.
58 Comme le Père qui est vivant m'a envoyé et que moi je vis à cause du Père
ainsi celui qui me mange vivra lui aussi à cause de moi.
6,59 Il dit ces choses dans une synagogue
en enseignant à Capharnaüm.
59 Tel est le pain qui est descendu du ciel :
il n'est pas comme la manne qu'ont mangée vos pères et ils sont morts
celui qui mange ce pain vivra éternellement.
6,60 Beaucoup de ses disciples ayant entendu dirent donc :
— Cette parole est dure
Qui peut l’entendre ?
60 Il dit ces choses dans une synagogue en enseignant à Capharnaüm.
6,61 Mais Jésus sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet leur dit :
— Cela vous scandalise ?
61 Beaucoup de ses disciples, ayant entendu, dirent donc :
— Cette parole est dure.
Qui peut l'entendre ?
6,62 Si donc vous voyiez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !
62 Mais Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit :
— Cela vous scandalise ?
6,63 C’est l’Esprit qui vivifie
la chair, elle,
Sle corps, lui, ne sert de rien
Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
63 Si donc vous voyiez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant !
6,64 Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas
Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas,
64 C'est l'Esprit qui vivifie ;
la chair, elle, ne sert de rien.
Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
6,65 et qui était celui qui le livrerait. Il Sleur disait :
— Voilà pourquoi je vous ai dit
que « nul ne peut venir à moi
si cela ne lui a été donné par le
TRmon Père ».
65 Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas.
Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas
et qui était celui qui le livrerait.
6,66 Dès lors beaucoup de ses disciples se retirèrent
et ils ne marchaient plus avec lui.
66 Et il disait :
— C'est pourquoi je vous ai dit
que « nul ne peut venir à moi
si [cela] ne lui a été donné par mon Père ».
6,67 Jésus dit donc aux douze :
— Est-ce que vous aussi vous voulez vous en aller ?
67 Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent
et ils ne marchaient plus avec lui.
6,68 Simon-Pierre lui répondit :
— Seigneur à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.
68 Jésus dit donc aux douze :
— Est-ce que vous aussi vous voulez vous en aller ?
6,69 Et nous, nous avons cru et nous avons connu que c'est toi le Christ, le Fils du Dieu vivant.
Nesle Saint de Dieu.
69 Simon-Pierre lui répondit :
— Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.
6,70 Jésus leur répondit
Sdit :
— N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ?
Et l’un de vous est un diable
Ssatan.
70 Et nous, nous avons cru et nous avons connu que toi tu es le Christ, le Fils de Dieu.
6,71 Il voulait parler de Judas, [fils] de Simon Iscariote
car c’était lui qui devait le livrer
lui, l’un des douze.
71 Jésus leur répondit :
— N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ?
Et l'un de vous est un diable.
72. Il parlait de Judas, [fils] de Simon Iscariote
car c’était lui qui devait le livrer
quoiqu'il fût l’un des douze.
7,1 Après cela, Jésus circulait en Galilée :
il ne voulait pas, en effet, circuler en Judée
parce que les Juifs cherchaient à le tuer.
7,2 Or la fête des Juifs des Tentes était proche.
7,3 Ses frères vinrent alors lui dire :
S dire à Jésus :
— Pars d’ici et va en Judée
afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais.
7,4 Car personne ne fait une chose en secret
lorsqu’il cherche à paraître.
Si tu fais ces choses, manifeste-toi au monde.
7,5 (En effet, ses frères non plus ne croyaient pas
Vpas même ses frères ne croyaient en lui
SJésus.)
7,6 Jésus leur dit Byz V TR Nesalors :
— Mon temps n’est pas encore venu
mais votre temps à vous est toujours prêt.
7,7 Le monde ne peut pas vous haïr
mais moi il me hait
parce que moi je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises.
7,8 Vous, montez à la
Byz V S TRcette fête.
Moi je ne monte pas Byz S TRmaintenant à cette fête
parce que mon temps n’est pas encore accompli.
7,9 Leur ayant
VAyant dit cela, il
Vlui-même resta en Galilée.
7,10 Mais lorsque ses frères montèrent Byz Nes à la fête
alors il monta lui aussi Byz V TRà la fête
non pas publiquement mais presque en secret.
7,11 Les Juifs donc le cherchaient durant la fête et disaient :
— Où est-il ?
7,12 Et il y avait beaucoup de murmures dans les foules
V Sla foule à son sujet.
Les uns disaient : — C’est un homme de bien
les autres disaient : — Non
mais il séduit la foule
Vles foules
Sle peuple !
7,13 Cependant personne ne parlait de lui ouvertement par peur des Juifs.
7,14 Puis soudain, au beau
VOr comme on était déjà au milieu de la fête,
Jésus monta au Temple et il se mit à enseigner
Venseignait
7,15 et les Juifs étonnés disaient
Vs'étonnaient en disant Nesdonc:
— Comment connaît-il les lettres, lui qui n'a pas reçu d'enseignement ?
Valors qu'il n'a pas étudié ?
7,16 Et Jésus leur répondit Byz Nesdonc et il dit :
— Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé ;
7,17 et l'homme qui voudra
Ssi quelqu’un a bien voulu faire sa volonté
il comprendra ce qu'il en est de la doctrine : si elle est de Dieu ou si c'est moi qui parle de moi-même.
7,18 Celui qui parle de lui-même cherche sa propre gloire
mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé
celui-là est vrai et il n’y a pas d'injustice en lui.
7,19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ?
Et aucun d'entre vous ne pratique la loi. Byz TR NesPourquoi cherchez-vous à me tuer ?
7,20 VPourquoi cherchez-vous à me tuer ?
La foule répondit Byz V S TRet dit :
— Tu as un démon.
Qui cherche à te tuer ?
7,21 Jésus répondit et leur dit :
— J’ai fait une seule œuvre et tous vous en êtes étonnés ?
7,22 C'est pour cela que Moïse vous a donné la circoncision
(non qu’elle vienne de Moïse, d'ailleurs, mais des Pères)
et le jour du sabbat vous circoncisez un homme ;
7,23 si un homme reçoit la circoncision [même] un jour de sabbat pour que ne soit pas violée la loi de Moïse
[allez-]vous contre moi vous indigner parce que j’ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ?
7,24 Cessez de juger sur l’apparence
mais jugez d'un juste jugement !
7,25 Certains de Jérusalem disaient donc :
— N’est-ce pas là celui qu’ils cherchent à tuer ?
7,26 Et voici qu'il parle ouvertement et ils ne lui disent rien.
Est-ce que vraiment les chefs
Vprinces
Sanciens auraient reconnu qu’il est le Christ ?
7,27 Mais celui-ci, nous savons d’où il est :
or, quand le Christ viendra, personne ne saura d’où il est.
7,28 Jésus fit alors retentir ce cri
VJésus criait donc
SEt Jésus éleva sa voix en enseignant dans le Temple, disant :
— Vous me connaissez
Vsavez et vous savez d’où je suis ?
Et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu
mais il est véridique, celui qui m’a envoyé
et que vous ne connaissez
Vsavez pas !
7,29 Mais moi
Byz V NesMoi, je le connais parce que je suis d'auprès de
V de lui et c’est lui qui m’a envoyé.
7,30 Ils cherchaient donc à l'appréhender
et personne ne mit la main sur lui
parce que son heure n’était pas encore venue.
7,31 Mais parmi la foule beaucoup crurent en lui et ils disaient :
— Quand le Christ viendra, fera-t-il plus de signes que n’en a faits
V Sfait celui-ci ?
7,32 Les pharisiens
VPharisiens entendirent la foule murmurer
Sles foules parler de la sorte à son sujet
et les grands prêtres
Vchefs et les pharisiens
VPharisiens envoyèrent des serviteurs pour l’appréhender.
7,33 Jésus dit donc :
— Encore un peu de temps je suis avec vous
et je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
7,34 Vous me chercherez et vous ne trouverez pas
et où je suis, moi, vous, vous ne pouvez venir.
7,35 Les Juifs se dirent donc entre eux :
— Où doit-il aller, celui-là, que Byz TR Nesnous, nous ne le trouverons pas ?
Doit-il aller vers ceux qui sont dispersés chez les Grecs
Vparmi les nations
Sdans les régions des nations pour instruire les Grecs
V nations
Spaïens ?
7,36 Que signifie cette parole qu’il a dite : « — Vous me chercherez et vous ne trouverez pas »
et « où je suis, moi, Byz TR Nesvous vous ne pouvez venir » ?
7,37 Le dernier [jour] de la fête, le grand jour
Jésus se tenait debout et il criait en disant :
— Si quelqu’un a soif, qu’il vienne vers moi et que boive
7,38 celui qui croit en moi ! Comme a dit l’Écriture
S disent les Écritures :
« — De son ventre couleront des fleuves d’eau vive. »
7,39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui
car il n'y avait pas encore d’Esprit
Byz TRil n'y avait pas encore d’Esprit Saint
V Sl'Esprit n'avait pas encore été donné
parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.
7,40 De la foule donc quelques-uns
Byz S TRbeaucoup de ceux qui avaient entendu ces
V Sses paroles disaient :
— C'est vraiment lui le Prophète !
7,41 D’autres disaient :
— Celui-ci est le Christ.
SMessie.
Mais d'autres
V NesCertains disaient :
— Est-ce bien de Galilée que vient le Christ
SMessie ?
7,42 L’Écriture ne dit-elle pas
que c’est de la descendance
Vsemence de David et de Bethléem, le bourg où était David, que vient le Christ ?
7,43 Il y eut donc une division dans la foule
Sles foules à cause de lui.
7,44 Certains d'entre eux voulaient l’appréhender
mais personne ne mit la main sur lui.
7,45 Les serviteurs vinrent donc auprès des grands prêtres et les pharisiens
VPharisiens
qui
Set les prêtres leur dirent :
— Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ?
7,46 Les serviteurs répondirent
Sleur dirent :
— Jamais homme n’a parlé comme cet homme.
7,47 Les pharisiens
VPharisiens leur répondirent donc :
Sdirent :
— Est-ce que vous aussi vous avez été séduits ?
7,48 Y a-t-il quelqu’un parmi les chefs qui ait cru en lui ? Ou parmi les pharisiens
VPharisiens ?
7,49 Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits !
7,50 Nicodème, qui était l’un d’entre eux, celui qui était venu précédemment
V S TRde nuit vers lui
SJésus, leur dit :
7,51 — Notre loi juge-t-elle un homme
sans l'avoir d’abord entendu et sans connaître ce qu’il fait ?
7,52 Ils lui répondirent et lui dirent :
— Toi aussi, es-tu de Galilée ?
Cherche bien,
VScrute les Écritures, et tu verras que de Galilée ne surgit
Byz TRn'a [jamais] surgi de prophète.
7,53 Et ils s’en retournèrent chacun dans sa maison.
53 ...
8,1 Quant à Jésus, il s’en alla sur le mont des Oliviers.
8,2 À l'aube il se présenta
V Svint de nouveau dans le Temple.
Et tout le peuple venait
V Svint à lui
et, s’étant assis, il les enseignait.
8,3 Mais les scribes et les pharisiens
VPharisiens lui amènent une femme surprise en adultère
et l’ayant placée
Vils la placèrent
Sils la firent se tenir au milieu.
8,4 Ils lui disent
Vdirent :
— Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’
Vvient d'être surprise en adultère.
8,5 Or dans la Loi Moïse nous a ordonné de lapider celles-là.
Toi, donc, que dis-tu ?
8,6 Or ils disaient cela pour l'éprouver afin d'avoir de quoi
Vafin de pouvoir l’accuser,
Mais Jésus s’étant baissé
Vse penchant vers le bas, écrivait Byz V TR Nesdu doigt sur la terre, Byzsans y faire attention...
8,7 Comme ils persistaient à l’interroger
il se redressa et leur dit :
— Qui d'entre vous est sans péché
soit le premier à lui jeter une
Vcontre elle à lancer la pierre !
8,8 Et de nouveau, se baissant
Vpenchant, il écrivait sur le sol ...
8,9 Entendant, Byz TRet accusés par leur conscience, ils se retirèrent un par un
Vretiraient l'un après l'autre
Vcommençant par les plus anciens Byz S TR Nesd'abordTR, jusqu’aux derniers
et il resta seul, ainsi que la femme
Byz TRJésus resta seul, ainsi que la femme
Sla femme resta seule debout au milieu.
8,10 Se redressant, Jésus lui dit :
— Femme, où sont-ils ?
Personne ne t’a condamnée ?
8,11 Elle dit :
— Personne, Seigneur.
Et Jésus dit :
— Je ne te condamne
Vcondamnerai pas non plus.
Va, et désormais ne pèche plus.
8,12 Et Jésus leur adressa de nouveau la parole, en disant :
— Je suis la lumière du monde.
Qui se met à ma suite
ne saurait marcher
V marchera pas dans les ténèbres
mais aura
Strouvera la lumière de la vie.
8,13 Les pharisiens
VPharisiens lui dirent donc :
— Toi tu te rends témoignage à toi-même :
ton témoignage n’est pas vrai.
8,14 Jésus répondit et leur dit :
— Même si moi, je me rends témoignage à moi-même
mon témoignage est vrai
parce que je sais d’où je suis venu et où je vais
mais vous, vous ne savez pas d’où je viens ni où je vais.
8,15 Vous jugez selon la chair
Sle corps,
moi, je ne juge personne.
8,16 Et si moi je juge, mon jugement est véridique
Byz V TRvrai
parce que je ne suis pas seul
mais [il y a] moi, et celui qui m’a envoyé, le Père.
8,17 Et dans votre Loi il est écrit
que « le témoignage de deux hommes est vrai. »
8,18 Moi je suis celui qui rends témoignage à moi-même ;
me rend témoignage aussi celui qui m’a envoyé : le Père.
8,19 Ils lui dirent alors :
— Où est ton Père ?
Jésus répondit Sen leur disant :
— Vous ne connaissez ni moi ni mon Père
si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.
8,20 Ces paroles, il les prononça dans le Trésor, enseignant dans le Temple
et personne ne l'appréhenda parce que son heure n’était pas encore venue.
8,21 Jésus
NesIl leur dit alors de nouveau :
— Moi je m’en vais et vous me chercherez
et vous allez mourir dans votre péché :
là où je vais, vous, vous ne pouvez venir.
8,22 Les Juifs disaient donc :
— Va-t-il se tuer lui-même
puisqu’il dit : « — Là où je vais, vous, vous ne pouvez venir » ?
8,23 Et il leur disait :
— Vous, vous êtes d’en bas, moi, je suis d’en haut.
Vous, vous êtes de ce monde
moi, je ne suis pas de ce monde.
8,24 Byz V TR NesVoilà pourquoi je vous ai dit que « vous allez mourir dans vos péchés »
en effet, si vous ne croyez pas que moi je suis
vous allez mourir dans vos péchés.
8,25 Ils lui disaient donc :
— Toi, qui es-tu ?
Jésus leur dit :
— Dès le commencement ce que je vous dis !
25 Ils lui disaient donc :
— Toi, qui es-tu ?
Jésus leur dit :
— Le Principe, moi qui vous parle !
25 Les Juifs lui dirent :
— Qui es-tu ?
Jésus leur dit :
— Bien que j'aie commencé à vous parler
8,26 J’ai beaucoup de choses à dire sur vous et à juger
mais celui qui m’a envoyé est vrai
et moi, ce que j’ai entendu de lui, je le dis dans le monde.
8,27 Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
8,28 Jésus reprit :
— Quand vous élèverez le Fils de l’homme
c'est alors que vous comprendrez que moi je suis
et que de moi-même je ne fais rien ;
bien au contraire, ce que le
Byz S TRce que mon
Vcomme effectivement le Père m’a enseigné,
c’est cela que je déclare
Vje dis cela.
8,29 Celui qui m’a envoyé est avec moi :
il
Byz TRle père
Set mon père ne m’a pas laissé tout seul
car c’est son bon plaisir que j’accomplis toujours.
8,30 Comme il était en train de dire cela, beaucoup crurent en lui.
8,31 Jésus disait donc aux Juifs qui l'avaient cru :
— Si vous, vous demeurez dans ma parole
vous êtes
V Sserez vraiment mes disciples.
8,32 Vous connaîtrez la vérité
et la vérité vous libérera.
8,33 Ils lui présentèrent une objection
Byz TR rétorquèrent
V répondirent
S dirent :
— Nous sommes semence d’Abraham
et de personne n’avons jamais été esclaves ;
comment peux-tu dire, toi : — Vous deviendrez
V Sserez libres ?
8,34 Jésus leur répondit
Sdit :
— Amen, amen, je vous le dis :
Vdis que
quiconque fait le péché est esclave du péché.
8,35 L'esclave, cependant,
V SOr l'esclave ne va pas demeurer à la maison à jamais ;
le fils, quant à lui,
Vc'est le fils qui demeure à jamais !
8,36 Donc si le Fils vous libère vous serez réellement
V Svraiment libres.
8,37 Je sais que vous êtes semence
Vfils d’Abraham
mais vous cherchez à me tuer
parce que ma parole ne pénètre pas en vous
Vma parole ne prend pas en vous
Svous n'avez pas en vous d'espace pour ma parole.
8,38 Moi, ce que j’ai vu auprès du Père
Byz S TRde mon Père, je [le] dis.
Et vousByz TR Nes donc, ce que vous avez entendu
Byz V S TRvu auprès de [votre]
Byz V S TRde votre père, vous [le] faites.
8,39 Ils répondirent et lui dirent :
— Notre père est Abraham !
Jésus leur dit :
— Si vous êtes
Byz S TRétiez enfants
Vfils d’Abraham, faites
Byz S TRvous feriez les œuvres d’Abraham ;
8,40 or maintenant Svoici que vous cherchez à me tuer : moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu !
Cela, Abraham ne l'a pas fait.
8,41 Vous, vous faites les œuvres de votre père.
Ils lui dirent [donc]
Byz V TRdonc :
— Nous, ce n'est pas de prostitution que nous sommes nés :
nous avons un seul Père, Dieu !
8,42 Jésus V TRdonc leur dit :
— Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez Vassurément
moi, en effet, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens
ce n'est pas de moi-même que je suis venu, en effet, mais Celui-là m’a envoyé.
8,43 Pourquoi ne connaissez-vous pas mon langage ?
Parce que vous ne pouvez entendre ma parole.
8,44 Vous, vous êtes du diable
Sde l'Accusateur, votre père
et vous voulez accomplir les désirs de votre père :
c’était un meurtrier
Vil était homicide depuis le commencement
Vdébut
et dans la vérité, il n’a pas tenu ferme
parce qu'il n’y a pas de vérité en lui ;
lorsqu’il parle, c’est le mensonge qu’il profère de son propre fonds,
car il est menteur et en est le père.
8,45 Quant à moi, parce que je dis la vérité vous ne me croyez pas ;
8,46 qui parmi vous me convainc de péché ?
Si je dis la vérité, pourquoi vous, ne me croyez-vous pas ?
8,47 Qui est de Dieu entend les paroles de Dieu ;
c'est pour cela que vous, vous n'entendez pas : parce que vous n'êtes pas de Dieu !
8,48 Les Juifs répondirent V TRdonc et lui dirent :
— N’avons-nous pas raison, nous, de dire que tu es un Samaritain et que tu as un démon ?
8,49 Jésus répondit :
— Moi, je n’ai pas de démon
mais j’honore mon Père et vous, vous me déshonorez.
8,50 Pour moi, je ne cherche pas ma gloire :
il en est un qui la cherche et qui juge.
8,51 Amen, amen, je vous dis :
— Si quelqu'un garde
VSi quelqu'un a gardé
SCelui qui ma parole, la mort
il ne la verra jamais.
8,52 Les Juifs V TRdonc Byz S TR Neslui dirent :
— Maintenant nous connaissons que tu as un démon :
Abraham est mort, les prophètes aussi
et toi, tu dis : — « Si quelqu’un garde ma parole », il ne goûtera jamais la mort !
8,53 Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort ?
Les prophètes aussi sont morts :
qui te fais-tu toi-même ?
8,54 Jésus répondit
Sleur dit :
— Si moi je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien :
c’est mon Père qui me glorifie
lui dont vous dites : — il est notre Dieu
Byz TR qu'il est votre Dieu
V S qu'il est notre Dieu
8,55 alors que vous ne le reconnaissez pas
tandis que moi, je le connais
et si je dis que je ne le connais
Vsais pas, je serai semblable à vous : menteur ;
mais je le connais
Vsais
et sa parole, je la garde.
8,56 Abraham votre père a exulté de ce qu'il verrait mon jour :
et il l’a vu et il s’est réjoui !
8,57 Les Juifs lui dirent donc :
— Tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham ?
8,58 Jésus leur dit :
— Amen, amen, je vous dis :
— Avant qu’Abraham advînt
Sfût, moi je suis.
8,59 Ils ramassèrent alors des pierres pour les lui jeter
mais Jésus se cacha et sortit du Temple.
Byz S TRet il passa au milieu d'eux et s'en alla.
9,1 Et en passant il vit un homme aveugle de naissance.
9,2 Ses disciples l'interrogèrent Byz S TR Nesen disant :
— Rabbi
SRabban, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né
Snaisse aveugle ?
9,3 Jésus répondit
Sleur dit :
— Ni lui n'a péché ni ses parents
mais c’est pour que soient manifestées les œuvres de Dieu en lui.
9,4 Il nous
Byz V S TRme faut travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé aussi longtemps qu’il fera jour ;
la nuit va venir où personne ne pourra travailler.
9,5 Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.
9,6 Là-dessus, il cracha à terre et fit de la boue avec la salive
puis il appliqua la boue sur les yeux
Byz S TRles yeux de l’aveugle
Vses yeux
9,7 et lui dit :
— Va, lave-toi à la piscine de Siloam
VSiloé Byz V TR Nes(ce qu’on traduit par « Envoyé »).
Il partit donc et se lava et revint voyant !
9,8 Aussitôt les
Sses voisins et tous ceux qui jusque-là avaient bien vu qu’il mendiait
Byz TRétait aveugle s’écrièrent :
— N’est-ce pas lui qui était assis à demander l’aumône ?
VLes uns disaient que « c'est bien lui ! »
9,9 Les uns disaient que c’était lui,
SLes uns disaient : — C'est lui !
les autres répliquaient : — NesNon, ce n’est pas lui, mais c’est quelqu’un qui lui ressemble Sbeaucoup.
Quant à l’homme en question, il répétait : — C’est moi !
9 les autres, en revanche : « En aucun cas ! mais quelqu’un qui lui ressemble ! »
Quant à lui, il disait que « c’est moi ! »
9,10 Ils lui dirent Byz V TR Nesdonc :
— Comment tes yeux se sont-ils ouverts ?
9,11 Il répondit :
— L'
TRUn
VCet homme Byz S TR Nes, celui qu’on appelle « Jésus »
a fait de la boue et en a oint mes yeux et m’a dit :
— Va à la piscine
Saux eaux de Siloam
VSiloe et lave-toi !
Et j'y suis Byz TR Nesdonc allé et me suis lavé et j’ai vu
V Sje vois.
9,12 Ils lui dirent : — Où est-il Byz TR Nescelui-là ?
Il répondit
V Sleur dit : — Je n'en sais rien.
V— Je l'ignore.
S— Je ne sais pas.
9,13 Ils l'amenèrent aux pharisiens
VPharisiens, l'aveugle d'hier.
Vlui qui avait été aveugle.
Slui qui avait été aveugle depuis le commencement.
9,14 Or c’était un sabbat, le jour où
Byz V TRquand Jésus fit de la boue et ouvrit ses yeux.
9,15 De nouveau donc les pharisiens
VPharisiens Byz TR Nesaussi lui demandaient comment
Vl'interrogeaient : « comment il avait recouvré la vue.
Vs'était-il mis à voir ? »
Il leur dit :
— Il m'a enduit de boue les yeux et je me suis lavé et je vois.
9,16 Quelques-uns parmi les Pharisiens disaient donc :
— Cet homme n’est pas de Dieu puisqu’il ne garde pas le sabbat.
D’autres disaient :
— Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes ?
Et il y avait division parmi eux.
9,17 Ils dirent donc de nouveau à l’aveugle :
— Et toi que dis-tu de lui, de ce qu’il
Vcelui qui t’a ouvert les yeux ?
Il Sleur dit
Vrépartit :
— Que
SJe dis que c’est un prophète !
9,18 Les Juifs donc ne crurent pas à son sujet qu'il eût été aveugle ni qu’il eût recouvré la vue
Vse fût mis à voir
jusqu’à ce qu’ils eussent convoqué les parents de celui qui avait recouvré la vue
Vs'était mis à voir.
9,19 Et ils les interrogèrent en disant :
— Est-ce là votre fils, dont vous dites, vous, qu'il est né aveugle ?
Comment donc voit-il maintenant ?
9,20 Ses parents Byz V TRleur répondirent Byz Nesdonc et ils dirent :
— Nous savons que c'est bien notre fils, lui
et qu’il est né aveugle.
9,21 Mais comment voit-il à présent ? Byz V TR NesNous ne le savons pas.
Ou qui lui a ouvert les yeux ? Byz V TR NesNous, nous ne le savons pas.
Interrogez-le lui-même : il a l'âge
Byz S TRIl a l'âge : interrogez-le lui-même, il pourra parler
Vqu'il parle pour lui-même.
9,22 Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs :
déjà, en effet, les Juifs avaient convenu
que si quelqu'un le reconnaissait pour le
Vconfessait comme Christ, il serait exclu de la synagogue.
9,23 C’est pourquoi ses parents dirent : « — Il
Vqu' « il a l’âge, interrogez-le ».
9,24 Ils appelèrent donc une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui dirent :
— Rends gloire à Dieu :
nous savons, nous, que cet homme est un pécheur !
9,25 Celui-ci répondit alors
Byz TRrépondit alors en disant
Srépondit en leur disant
Vdit alors :
— S’il est pécheur ou non, je n’en sais rien ;
V, je ne sais pas ;
Je sais une chose : c’est Vqu'alors que j’étais aveugle, Byz S TR Neset qu’à présent je vois !
9,26 Ils lui dirent Byz V TR Nesalors Byz S TRde nouveau:
— Qu’est-ce qu’il t’a fait ?
Comment t’a-t-il ouvert les yeux ?
9,27 Il leur répondit
Sdit :
— Je vous l’ai déjà dit et vous n'avez pas écouté
Vvous l'avez entendu :
à quoi bon vouloir de nouveau l’entendre ?
Est-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ?
9,28 Ils l’injurièrent S TRalors et dirent :
— C’est toi, le disciple de cet homme
nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples !
9,29 Nous savons, nous, qu'avec Moïse, Dieu a parlé
mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est.
9,30 L'homme
V SCet homme répondit et leur dit :
— C'est bien cela qui est étonnant : que vous, vous ne sachiez pas d’où il est ...
Vpuisse être...
et il m’a ouvert les yeux !
9,31 Nous savons que Dieu n'écoute pas les
Sla voix des pécheurs
mais si un homme l’honore
Sle craint et fait sa volonté
celui-là, il l’écoute ;
Vexauce ;
9,32 si loin qu'on remonte dans le temps, jamais on n’a ouï dire
que quelqu’un eût ouvert les yeux d’un aveugle de naissance :
9,33 s'il n’était pas de Dieu, celui-ci, il ne pourrait rien faire !
9,34 Ils répondirent et lui dirent :
— Toi, tu
V S NesTu es né tout entier dans les péchés et toi, tu nous fais la leçon ?
Et ils le jetèrent dehors.
9,35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors
et l’ayant trouvé il Byz V S TRlui dit :
— Toi, tu crois dans le Fils de l'homme
V S TRDieu ?
9,36 Celui-ci
SCelui qui avait été guéri répondit en disant :
— Et qui
V S TRQui est-il, Seigneur
Smon Seigneur, que je croie en lui ?
9,37 V TREt Jésus lui dit :
— Tu l'as vu Byz TR Nesde tes yeux, et celui qui parle avec toi, c’est lui.
9,38 Et il dit :
— Je crois, Seigneur !
Et il se prosterna devant lui.
38 Et celui-ci dit :
— Je crois, Smon Seigneur !
Et tombant à ses pieds il l'adora.
9,39 Byz TR NesEt Jésus Vlui dit :
— C'est pour un jugement que je suis venu en ce monde, moi
afin que ceux qui ne voient pas voient
et ceux qui voient deviennent aveugles.
9,40 Et [ceux] des pharisiens
VPharisiens qui étaient avec lui entendirent Byz S TR Nescela et lui dirent :
— Est-ce que nous aussi serions aveugles ?
VEst-ce que nous aussi, nous sommes aveugles ?
SComment cela ? Sommes-nous aveugles aussi ?
9,41 Jésus leur dit :
— Si vous étiez aveugles vous n’auriez pas de péché
mais maintenant vous dites : — Nous
Vque nous voyons ;
votre péché demeure.
10,1 Amen, amen, je vous dis :
— Celui qui n’entre pas par la porte dans le bercail des brebis mais monte par un autre côté
celui-là est un voleur et un brigand.
10,2 Celui au contraire qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
10,3 C’est à lui que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix :
il appelle par leur nom ses brebis à lui et les mène dehors.
3 ...
10,4 Quand il a fait Byz Nestoutes sortir les siennes
Byz V S TRses propres brebis, il marche devant elles
et les brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix.
10,5 Mais un étranger, elles
Sles brebis ne le suivront
Vsuivent pas : elles le fuiront
parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
10,6 Jésus leur dit cette similitude
V Scette parabole
mais eux ne saisirent
Vconnurent pas ce dont il leur parlait.
10,7 Jésus donc V S TRleur dit de nouveau :
— Amen, amen, je vous dis : — [Que]
Byz V TRQue moi, je suis la porte des brebis.
10,8 Tous ceux qui sont venus TR Nesavant moi sont des voleurs et des brigands
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
10,9 Moi je suis la porte :
si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé
il entrera et sortira et il trouvera pâturage.
10,10 Le voleur ne vient que pour voler et égorger et faire périr.
Moi, je suis venu pour qu’elles aient la vie et qu’elles l'aient surabondante.
10,11 Moi je suis le bon pasteur.
Le bon pasteur dépose
Vdonne sa vie pour les brebis.
10,12 Byz V S TRMais le mercenaire, lui qui n’est pas pasteur
et à qui n’appartiennent pas les brebis,
voit venir le loup, laisse les brebis et s'enfuit
et le loup Byz TR Nesles ravit et les disperse.
Byz V S TR disperse les brebis.
10,13 C'est qu'il est mercenaire et qu’il n’a pas souci des brebis.
13 Or le mercenaire s'enfuit parce qu'il est mercenaire et n'a pas souci des brebis.
10,14 Moi je suis le bon pasteur
et je connais les miennes
et les miennes me connaissent.
Byz S TRje suis connu des miennes.
10,15 Comme le
Smon Père me connaît et que moi-même je connais le
Smon Père
et je dépose
Vdonne ma vie pour mes brebis.
10,16 J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de ce bercail :
celles-là aussi il faut que je les conduise, elles entendront ma voix
et il y aura un seul troupeau
Vbercail et un seul pasteur.
10,17 Voilà pourquoi mon
Smon Père m’aime
parce que je dépose ma vie pour de nouveau la prendre.
10,18 Personne ne me l’enlève
mais moi, je la dépose de moi-même
j’ai pouvoir de la déposer
et j'ai pouvoir de la prendre de nouveau :
tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père.
10,19 Il y eut de nouveau une division parmi les Juifs à cause de ces paroles.
10,20 Beaucoup d’entre eux disaient :
— Il a un démon et il est fou ! Pourquoi l’écoutez-vous ?
10,21 D’autres
SMais d’autres disaient :
— Ces paroles ne sont pas d'un démoniaque.
Vhomme qui a un démon.
Un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ?
10,22 Arriva alors
V TROr arriva la fête de la Dédicace
Vla dédicace à Jérusalem
c’était l’hiver
10,23 et Jésus se promenait dans le Temple sous le portique de Salomon.
10,24 Les Juifs l’entourèrent donc et lui dirent
V Sdisaient :
— Jusqu'à quand tiendras-tu notre âme en suspens ?
Si tu es le Christ dis-le-nous clairement.
10,25 Jésus leur répondit :
— Je vous l’ai dit et vous ne croyez pas.
Les œuvres que moi je fais au nom de mon Père
elles-mêmes me rendent témoignage.
10,26 Mais vous, vous ne croyez pas parce que vous n’êtes pas de mes brebisByz S TR, comme je vous l'ai dit.
10,27 Mes brebis entendent ma voix
et moi je les connais
et elles me suivent.
10,28 Et moi je leur donne une vie éternelle
et elles ne périront jamais
et personne ne les ravira de ma main.
10,29 Mon Père qui me les a données
V NesMon Père, ce qu'il m'a donné est plus grand que tout
et personne ne peut le
Byz S TRles ravir de la main du
Byz V S TRde mon Père.
10,30 Moi et le
Smon Père nous sommes un.
10,31 De nouveau les Juifs
Byz TRDonc, de nouveau, les Juifs
V Les Juifs apportèrent des pierres pour le lapider.
10,32 Jésus leur répondit
Sdit :
— Je vous ai montré beaucoup d’œuvres belles
Vbonnes venant du
Byz V S TRde mon Père
pour laquelle de ces œuvres allez-vous me lapider ?
10,33 Les Juifs lui répondirent
Sdirent :
— Ce n’est pas pour une belle
V Sbonne œuvre que nous te lapidons mais pour un blasphème
et parce que toi, étant un homme
V Sbien que tu sois un homme, tu te fais toi-même Dieu.
10,34 Jésus leur répondit
Sdit :
— N’est-il pas écrit dans votre loi :
« Moi j’ai dit : — Vous êtes des dieux » ?
10,35 Si ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, elles les dit « dieux »
(et l’Écriture ne peut être abrogée),
10,36 celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde
vous, vous lui dites : — Tu
Vque tu blasphèmes, parce que j’ai dit : — Je suis Fils de Dieu ?
10,37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas.
10,38 Mais si je les fais
même si vous ne me croyez pas
Ven moi vous ne voulez pas croire,
aux œuvres, croyez !
afin que vous connaissiez et [continuiez] à connaître
Byz V S TRconnaissiez et croyiez qu'en moi est le Père et que moi je suis dans le Père.
Byz TRen lui.
10,39 Ils cherchaient donc Byz S TR Nes de nouveau à l'appréhender
et il sortit de leurs mains.
10,40 Et il s’en alla Byz V TR Nesde nouveau de l'autre côté du Jourdain
au lieu où Jean faisait des baptêmes auparavant
et il demeura là.
10,41 Et beaucoup vinrent à lui et ils disaient :
— Jean n’a fait aucun signe
mais tout ce qu’a dit Jean de celui-ci était vrai.
41 Et beaucoup vinrent à lui et ils disaient :
— Jean n’a fait aucun signe
10,42 Et Byz TR Neslà beaucoup crurent en lui.
42 mais tout ce qu’a dit Jean de celui-ci était vrai.
Et beaucoup crurent en lui.
11,1 Il y avait un malade, un certain Lazare, originaire de Béthanie, le village
Sdu village de Béthanie,
de Marie et de Marthe sa sœur.
Sle frère de Marie et de Marthe.
11,2 (Marie était celle qui oignit de parfum le Seigneur
SJésus
et lui essuya les pieds de ses propres cheveux :
c'était son frère, Lazare, qui était malade).
11,3 Les sœurs lui envoyèrent donc dire :
SEt ses deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :
— Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
11,4 Mais en entendant Jésus Vleur dit :
— Cette maladie ne mène pas vers la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu
afin que soit glorifié le Fils de Dieu par elle.
11,5 Or Jésus les aimait, Marthe et Byz V TR Nes sa sœur Byz TR NesMarie et Lazare.
11,6 Quand donc il eut entendu qu’il était malade
alors il resta
Vil demeura tout de même deux jours à l'endroit où il était.
11,7 Seulement après ces jours, il dit aux
V Sà ses disciples :
— Allons en Judée de nouveau.
11,8 Les disciples lui disent :
— Rabbi, à l'instant
Vrécemment les Juifs cherchaient à te lapider et de nouveau tu vas là-bas ?
11,9 Jésus répondit
Sleur dit :
— N’y a-t-il pas douze heures de jour ?
VEst-ce que le jour n'a pas douze heures ?
Si quelqu’un marche
Va marché pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde
11,10 mais s'il marche la
Va marché de nuit, il trébuche parce que la lumière n'est pas en lui.
11,11 Il dit ces choses
et après cela il leur dit
Vaffirma :
— Notre ami Lazare repose
mais j'y vais pour le réveiller
Vle réveiller de son sommeil.
11,12 Les
VSes disciples lui dirent donc :
— Seigneur, s’il repose il sera sauvé
Vva guérir !
11,13 Or Jésus avait parlé de sa mort
mais eux pensèrent qu'il parlait du repos du sommeil.
11,14 Alors donc Jésus leur dit clairement :
— Lazare est mort
11,15 et je me réjouis pour vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez...
Mais allons vers lui !
11,16 Thomas appelé « Jumeau »
V« Didyme » dit donc aux condisciples :
— Allons-y nous aussi pour mourir avec lui !
11,17 Jésus arriva enfin Sà Béthanie et le trouva placé dans le sépulcre depuis quatre jours déjà.
11,18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
11,19 Beaucoup de Juifs étaient venus chez Marthe et Marie
pour les consoler au sujet de leur frère.
11,20 Marthe donc, quand elle entendit que Jésus venait, partit
Ssortit au-devant de lui
Marie, quant à elle, était assise à la maison.
11,21 Marthe dit donc à Jésus :
— Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort ;
11,22 mais,
Nes[mais,] même maintenant, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera.
11,23 Jésus lui dit :
— Ton frère ressuscitera.
11,24 Marthe lui dit :
— Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection au dernier jour.
11,25 Jésus lui dit :
— Moi je suis la résurrection et la vie
le croyant
V Scelui qui croit en moi même s'il est mort vivra
11,26 et tout vivant et croyant
V Squiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.
Crois-tu cela ?
11,27 Elle lui dit :
— Oui, Seigneur.
Moi j'ai Byz TR Nestoujours cru que toi, tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir
Ves venu
Svient en ce monde.
11,28 Ayant
VEt comme elle avait dit cela
elle s’en alla et appela Marie sa sœur, disant en cachette
Vdiscrètement :
— Le Maître est là
Svenu et il t’appelle.
11,29 Dès qu'elle eut entendu
Ventendit, celle-ci
SMarie se lève
S Nesleva vite et venait
Byz V TRvient
Svint vers lui.
11,30 En effet, Jésus n’était pas encore arrivé dans le village
mais était V Nesencore à l'endroit où Marthe était venue à sa rencontre.
11,31 Alors les Juifs qui étaient avec elle dans la maison et la consolaient
voyant que
Vcomme ils avaient vu Marie s'était vite levée et était sortie
V : qu'elle s'est vite levée et est sortie,
la suivirent
Vl'ont suivie, en pensant :
Byz Vdisant
Elle
Vqu'elle va au sépulcre pour y pleurer.
11,32 Donc lorsque Marie vint
VAlors Marie, comme elle était arrivée là où Jésus était,
Byz S TR Nesen le voyant elle
V, tomba à ses pieds et lui dit :
— Seigneur si tu avais été ici, il ne serait pas mort, mon frère ...
11,33 Jésus, donc, quand il la vit en train de pleurer
et les Juifs qui étaient venus avec elle en train de pleurer aussi
se mit à frémir du fond de son esprit et se troubla.
11,34 Et il dit :
— Où l’avez-vous mis ?
Ils lui dirent :
— Seigneur, viens et vois.
11,35 V SEt Jésus pleura
Sles larmes de Jésus venaient.
11,36 Les Juifs disaient
Vdirent donc :
— Voyez
VVoici, comme il l’aimait !
11,37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent :
— Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ?
11,38 Jésus donc, frémissant de nouveau en lui-même, vint au sépulcre ;
Vor c’était une grotte et une pierre avait été posée dessus.
11,39 Jésus dit :
— Enlevez la pierre.
Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit :
— Seigneur, il sent
V Spue déjà
car c'est le quatrième jour.
11,40 Jésus lui dit :
— Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?
11,41 Ils enlevèrent donc la pierre
et Jésus leva les yeux en haut et
V , les yeux levés en haut, dit :
— Père, je te rends grâces de m'avoir
Vpuisque tu m'as exaucé ;
11,42 moi je savais que tu m'exauces toujours
mais c'est à cause de la foule qui m’entoure que j'ai parlé :
pour qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.
11,43 Et ayant dit cela
VComme il avait dit cela, il cria d’une voix forte :
— Lazare viens dehors !
11,44 Et le mort
Slui, le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et son visage était enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
— Déliez-le et laissez-le aller.
44 Et aussitôt sortit celui qui avait été mort, lié de bandes pieds et mains
et le visage avait été enveloppé d'un suaire.
Jésus leur dit :
— Déliez-le et laissez-le aller !
11,45 Alors beaucoup de Juifs qui étaient venus chez Marie et avaient vu ce qu'il avait fait
Vfit
crurent en lui.
11,46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent vers les pharisiens et leur dirent ce qu'avait fait
Vque fit Jésus.
11,47 Grands prêtres
VPontifes et pharisiens
VPharisiens réunirent donc un sanhédrin
Vréunirent donc un conseil
Ss'assemblèrent et ils disaient :
— Que faisons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de signes...
11,48 Si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui
et les Romains viendront et nous détruiront Lieu et nation !
11,49 Or l’un d’eux, Sdu nom de Caïphe, étant grand prêtre
Vcomme il était pontife cette année-là, leur dit :
— Vous, Byz TR Nesvraiment, vous ne savez rien
11,50 et vous ne réfléchissez pas qu’il est de votre
Byz V S TRnotre intérêt qu’un seul homme meure à la place du peuple
et que ne périsse pas tout le peuple
Vtoute la nation !
11,51 Or cela, ce ne fut pas de lui-même qu'il le dit
mais comme il était grand prêtre
Vpontife cette année-là, il prophétisa
que Jésus devait mourir pour la nation
Sle peuple
11,52 et non seulement pour la nation
Sle peuple
mais aussi afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu qui étaient
Vavaient été dispersés.
11,53 Depuis ce jour-là, donc, ils résolurent de
Byz TRcomplotèrent pour
Vse mirent à imaginer comment ils pourraient le tuer.
11,54 Jésus donc ne circulait Vdésormais plus en public parmi les Juifs
maisByz TR Nes de là il s'en alla dans la région proche du désert dans une ville nommée « Éphraïm »
V« Éphrem »
et il y demeurait avec les
Byz S TRses disciples...
11,55 Approchait alors la Pâque des Juifs
et beaucoup du pays
Vde la région
Sdes villages montèrent à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier
Vsanctifier.
11,56 Ils cherchaient donc Jésus
et se disaient les uns aux autres en se tenant dans le Temple : — Que pensez-vous ? Ne viendra-t-il
VEh quoi ! Pouvez-vous penser qu'il ne vienne pas à
Vpour le jour de la fête ?
57. Or les grands prêtres
Vpontifes et les pharisiens
VPharisiens avaient donné des ordres :
Byz TRdonné un ordre :
V Scommandé
si quelqu’un savait
Vque si quelqu’un avait appris
S: si quelqu’un savait où il était
Vest, qu'il
Vil l'indique pour qu’ils l'appréhendent.
12,1 Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie
où était Lazare Byz S TRle défunt qu'avait ressuscité des morts Jésus
Byz TRqu'il avait ressuscité des morts
Squ'avait relevé des morts Jésus.
1 Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie
où était mort Lazare qu'avait ressuscité Jésus.
12,2 On lui fit donc là un souper
et Marthe servait.
Or Lazare était l'un de ceux qui étaient à table avec lui.
12,3 Marie, prenant
V prit donc une livre de parfum d'un nard pistique
Sun vase d'albâtre de parfum du meilleur nard et très précieux
en oignit les pieds de Jésus
et lui essuya les pieds avec ses cheveux
et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
12,4 Alors un de ses disciples, Judas Iscariote, celui qui devait le livrer, dit :
12,5 — Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers qu'on aurait donnés aux pauvres ?
12,6 Il dit cela non qu’il eût souci des pauvres
mais parce c'était un voleur et qu'ayant la bourse, il emportait ce qu’on y mettait.
12,7 Jésus dit donc :
— Laisse-la le garder
Byz S TR , elle l'a gardé pour le jour de ma sépulture.
12,8 Les pauvres en effet, vous les avez toujours avec vous
mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours !
12,9 Une foule nombreuse
SDe grandes foules
Nes[la] foule nombreuse parmi les Juifs connut
Sconnurent donc qu'il était là
et ils vinrent non seulement à cause de Jésus mais aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité
Srelevé des morts.
12,10 Or les princes des prêtres décidèrent de
V Sdélibérèrent pour tuer aussi Lazare
12,11 parce que beaucoup de Juifs s'en allaient à cause de lui et croyaient en Jésus.
12,12 Le lendemain, une
Nesla foule nombreuse qui était venue pour la fête
ayant appris que Jésus venait à Jérusalem
12,13 prit les rameaux de palmiers et sortit au-devant de lui
et ils criaient Set disaient :
— Hosanna ! Béni celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël !
12,14 Ayant trouvé un ânon
Sâne, Jésus s'assit dessus
comme il est écrit :
12,15 Ne crains pas, fille de Sion
voici ton Roi qui vient
S vient à toi, assis sur le petit d’une ânesse.
12,16 Ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses
mais lorsque Jésus eut été glorifié
ils se souvinrent : c'était cela qui était écrit de lui,
et cela qu'on avait fait pour lui.
12,17 La foule rendait donc témoignage, celle qui était avec lui
lorsqu’il appela Lazare hors du tombeau et le ressuscita des morts.
17 La foule, donc, qui était avec lui
rendait témoignage qu'il avait appelé Lazare hors du tombeau, le relevant d’entre les morts.
12,18 C’est pourquoi aussi la foule vint au-devant de lui
parce qu’ils avaient appris qu’il avait fait ce signe.
12,18 C’est pourquoi aussi la foule vint au-devant de lui
parce qu’ils avaient appris qu’il avait fait ce signe.
12,19 Les pharisiens
VPharisiens se dirent donc entre eux :
— Vous voyez que vous ne gagnez
Vnous ne gagnons rien.
Voilà que V Stout le monde s'en va derrière lui.
12,20 Or il y avait quelques Grecs
V Sgentils parmi ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête.
12,21 Ceux-ci donc s’approchèrent de Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée
et ils le priaient en disant :
— Seigneur, nous voulons voir Jésus.
12,22 Philippe vient et [le] dit à André
Nespuis vient André ainsi que Philippe et ils [le] disent à Jésus.
22 Philippe alla [le] dire à André
puis André et Philippe [le] dirent à Jésus.
12,23 Jésus leur répondit
Nesrépond en disant :
— Elle est venue, l'heure où doit être glorifié le Fils de l’homme !
12,24 Amen, amen, je vous dis :
— Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul
Mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
24 Amen, amen, je vous dis :
— Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas
12,25 Qui aime son âme la perd
et qui hait son âme en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
25 il reste seul
mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime son âme la perdra
et qui hait son âme en ce monde
pour la vie éternelle la garde.
12,26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive
et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert, le
Vmon Père l’honorera.
12,27 Maintenant mon âme est troublée
et que dirai-je ?
SMon Père, sauve-moi de cette heure !
Mais c’est pour cela que je suis venu : pour
Varrivé à cette heure-ci.
12,28 Père, glorifie ton nom.
Vint alors
SSe fit alors entendre une voix du ciel :
— Et je [l’]ai glorifié et de nouveau je [le] glorifierai.
12,29 La foule donc, qui se tenait là et avait entendu, disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
— Un ange lui a parlé.
12,30 Jésus Sleur répondit et dit :
— Ce n’est pas pour moi que cette voix est venue mais pour vous.
12,31 C’est maintenant le jugement de ce
Vdu monde
c’est maintenant que le prince
Sgouverneur de ce monde va être
V Sest jeté dehors.
12,32 Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, tout ce qui existe
S homme, je [l'] attirerai vers moi.
12,33 Il disait cela pour signifier de quelle mort il devait mourir.
12,34 La foule lui répondit
SLes foules lui dirent :
— Nous avons appris de la Loi, nous, que le Christ demeure éternellement.
Comment alors dis-tu, toi : — Il faut que soit élevé le Fils de l’homme ?
Qui est-ce ce Fils de l’homme ?
12,35 Jésus leur dit donc :
— Pour peu de temps encore la lumière est en
Byz S TRavec vous.
Marchez, tant que vous avez la lumière pour que les ténèbres ne vous saisissent pas :
celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
12,36 Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir des fils de lumière
Jésus parla ainsi puis s’en allant il
V Sil s’en alla et se cacha d'eux.
12,37 Bien qu’il eût fait tant de signes devant eux, ils ne croyaient pas en lui.
12,38 Afin que s'accomplît la parole d'Isaïe le prophète qui a dit :
— Seigneur, qui a cru à ce que nous avons fait entendre ? Et le bras du Seigneur, à qui a-t-il été révélé ?
12,39 Voilà pourquoi ils ne pouvaient croire, parce qu’Isaïe a dit encore :
12,40 — Il a aveuglé leurs yeux et pétrifié
Sassombri leur cœur
de peur qu’ils ne voient de leurs yeux et qu'ils ne comprennent de leur cœur, qu'ils ne se convertissent et que je ne les guérisse.
12,41 Isaïe a dit ces choses quand
Nesparce qu' il a vu sa gloire et qu’il parla de lui.
12,42 Beaucoup toutefois, même parmi les chefs, crurent en lui
mais à cause des pharisiens ils ne se déclaraient pas, de peur d’être exclus des synagogues.
V Sde la synagogue.
12,43 Ils aimèrent en effet la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.
12,44 Or Jésus éleva la voix et dit :
— Qui croit en moi ne croit pas en moi mais en celui qui m’a envoyé
12,45 et qui me voit voit celui qui m’a envoyé.
12,46 Moi, lumière, je suis venu dans le monde
afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
12,47 Et si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas
moi, je ne le juge pas
car je ne suis pas venu pour juger le monde
mais pour sauver le monde.
12,48 Qui me méprise et ne reçoit pas mes paroles,
il a qui le juge :
la parole que j’ai dite, c'est elle qui le jugera au dernier jour.
12,49 Car moi je n’ai pas parlé de moi-même
mais le Père qui m’a envoyé
m’a commandé lui-même ce que je dois dire et ce dont je dois parler.
12,50 Et je sais que son commandement est la vie éternelle.
Donc ce que moi je dis, comme le Père me l'a dit, ainsi je dis.
13,1 Avant la fête de Pâque
Jésus, sachant que son heure était venue de passer
Vl'heure était venue qu'il passât de ce monde vers le Père,
ayant
V Scomme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde
jusqu’à la fin il les aima.
13,2 Pendant un souper
VLe souper terminé, alors que déjà le diable avait jeté
Vle diable avait mis
Sle satan avait placé au cœur de Judas de Simon Iscariote qu'il
V Nesque Judas fils de Simon Iscariote
Sde Judas fils de Simon Iscariote qu'il le livre
13,3 Byz S TRJésus, sachant que le Père a tout remis en ses mains
et que de Dieu il est sorti et vers Dieu il va
13,4 V Nesil se lève du souper et dépose ses vêtements
et ayant pris
Vcomme il avait pris un linge, il s’en ceignit ;
S les reins ;
13,5 il verse ensuite de l’eau dans un bassin
et il commença à laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint...
13,6 Il arrive donc à Simon Pierre
VSimon-Pierre
et celui-ci
Nesil
Vet Pierre
SSimon lui dit :
— Seigneur, toi, me laver les pieds ?
13,7 Jésus répondit et lui dit :
— Ce que je suis en train de faire moi, toi tu l'ignores à présent mais tu comprendras plus tard.
13,8 Pierre lui dit :
— Non, tu
VTu ne me laveras pas les pieds : jamais !
Jésus lui répondit :
— Si je ne puis te laver les pieds
VTant que je ne t'aurai pas lavé, tu n’as pas de part avec moi.
13,9 Simon-Pierre lui dit :
— SAlors Seigneur, Stu ne me laveras pas seulement mes pieds, mais les mains et la tête aussi !
13,10 Jésus lui dit :
— Qui s'est baigné n'a pas besoin de se laverByz S TR Nes, sinon les pieds,
mais
Scar il est pur tout entier ;
vous aussi êtes purs, mais non pas tous.
13,11 Il savait, en effet, qui était celui qui était en train de le livrer
c’est pourquoi il dit : — Vous n’êtes pas purs « tous ».
13,12 Après donc qu’il leur eut lavé les pieds et qu'il eut repris
Vleur lava les pieds et qu'il reprit ses vêtements
il s'allongea
Vcomme il s'était allongé de nouveau et
Vil leur dit :
— Comprenez-vous ce que pour vous je viens de faire ?
Vj'ai voulu faire pour vous ?
13,13 Vous, vous m’appelez « le Maître et le Seigneur »
V: « Maître ! » et : « Seigneur ! »
S: « Notre Maître » ! et : « Notre Seigneur ! »
et vous dites bien : je le suis en effet.
13,14 Si donc je vous ai lavé les
Vj'ai lavé vos pieds
moi, le Seigneur et le
Svotre Seigneur et votre Maître,
vous aussi, vous devez
Scombien plus devez-vous, vous-mêmes, vous laver les pieds les uns des autres
13,15 car c'est un exemple que je vous ai donné
afin que, comme moi j'ai fait pour vous, Vde même vous aussi vous fassiez.
13,16 Amen, amen, je vous dis :
— Il n'y a pas de serviteur
Vd'esclave plus grand que son seigneur
ni d'émissaire
Vd’apôtre plus grand que celui qui l’envoie ;
Vl’a envoyé ;
13,17 si vous savez cela, heureux êtes-vous si vous le faites !
Vserez-vous quand vous l'aurez fait !
13,18 Ce n'est pas de vous tous que je le dis
je connais, moi, ceux que j’ai choisis
mais pour que s’accomplisse l’Écriture :
« Celui qui mange avec moi le
Nesmon pain a levé contre moi son talon. »
13,19 Dès à présent je vous [le] dis, avant que cela arrive
afin que, lorsque ce sera arrivé, vous puissiez croire
Vcroyiez que moi je suis.
13,20 Amen, amen, je vous dis :
— Qui accueille celuiV, quel qu'il soit, que j'aurai envoyé m'accueille moi
et qui m'accueille accueille celui qui m’a envoyé.
13,21 Ayant
VComme il avait dit cela, Jésus fut troublé en esprit
et il attesta par ces mots :
— Amen, amen, je vous dis : — C'est
V que c'est l'un de vous qui me livrera !
13,22 Les disciples se lançaient Byz V S TRdonc des regards les uns aux autres
ne sachant de qui
Vhésitant sur celui dont
Sparce qu'ils se demandaient de qui il voulait parler...
13,23 Or un de ses disciples était allongé contre le sein de Jésus
(celui qu'aimait Jésus)
13,24 Simon Pierre
VSimon-Pierre lui fait donc signe de demander
V Neset lui dit :
qui pouvait être celui dont il parlait.
V— Qui est celui dont il parle ?
Sde qui il parlait.
Nes— Demande qui est celui dont il parle !
13,25 Celui-ci laissa donc tomber [sa tête]
Byz TRCelui-ci, laissant tomber [sa tête]
VC'est pourquoi, comme il s'était retourné
SCe disciple se pencha sur la poitrine de Jésus, Vcelui-là lui dit :
— Seigneur
SMon Seigneur c'est qui ?
13,26 Jésus donc répond :
— C'est celui à qui moi je tremperai la bouchée et à qui je la donnerai.
Trempant alors la bouchée,
il la prend et la donne à Judas, [fils] de Simon Iscariote.
26 Jésus répond Sen disant :
— C'est celui à qui moi j'aurai offert
Sje donnerai du pain trempé.
Et comme il avait trempé du pain, il
SJésus trempa du pain et
le donna à Judas Sfils de Simon Iscariote.
13,27 Après la bouchée
Sle pain, Byz TR Nesle Satan alors entra en lui
et Jésus lui dit Byz TR Nesdonc :
— Ce que tu fais, fais-le Vplus vite.
13,28 Or pourquoi il lui avait dit cela, aucun de ceux qui étaient allongés à table ne comprit.
13,29 Certains, en effet, pensaient (parce que Judas avait la bourse)
que Jésus lui disait
Squ'il lui commandait :
— Achète ce qu’il nous faut
Vdont nous avons besoin pour la fête
ou de donner quelque chose aux pauvres.
13,30 Ayant donc pris
VComme donc il avait accepté la bouchée, il sortit aussitôt
or c'était la nuit.
Sil faisait nuit quand il sortit.
13,31 Quand donc il fut sorti, Jésus dit :
— Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié
et Dieu a été glorifié en lui :
13,32 si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même
et le glorifiera sans tarder.
13,33 Petits
SMes petits enfants, c'est pour encore un peu que je suis avec vous ;
vous me chercherez
et comme j’ai dit aux Juifs : « — Là où je vais, vous, vous ne pouvez venir ! »
à vous aussi je [le] dis maintenant.
13,34 C'est un commandement nouveau que je vous donne : que vous vous aimiez les uns les autres
comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez les uns les autres.
13,35 À cela tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples :
si vous avez de la charité les uns pour les autres.
13,36 Simon Pierre
VSimon-Pierre lui dit :
— Seigneur, où vas-tu ?
Jésus répondit :
— Où je vais moi, tu ne peux maintenant me suivre
tu me suivras plus tard.
Vmais tu suivras après.
Sà la fin tu viendras.
13,37 SSimon Pierre lui dit Byz S TR Nesalors :
— Seigneur, pourquoi
VPourquoi ne puis-je te suivre maintenant ?
Ma vie,
VMon âme, je l'offrirai pour toi !
13,38 Jésus lui répondit
Vrépondit
Slui dit
Nesrépond :
— Ta vie
VTon âme, tu l'offriras pour moi ?
Amen, amen, je te le dis :
— Le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois.
14,1 Que votre cœur ne se trouble pas
Byz V TR Nesvous qui croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
14,2 Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures :
sinon vous aurais-je dit
que je vais vous préparer une place ?
14,3 Et si je pars
Vlorsque je serai parti, et vous prépare
Vet vous aurai préparé
Byz Sje vous préparerai une place,
je reviendrai bientôt vous prendre auprès de moi
afin que là où moi je suis, vous soyez aussi.
14,4 Et là où je vais, Byz V S TRvous [le] savez, et
le chemin vous [le] savez.
14,5 Thomas lui dit :
— Seigneur, nous ne savons pas où tu vas : comment pouvons-nous savoir le chemin ?
14,6 Jésus lui dit :
— Moi je suis le chemin, la vérité et la vie.
Personne ne vient au
Sà mon Père sinon par moi.
14,7 Si vous m’aviez
Nesavez connu, vous auriez aussi connu
Nesconnaîtrez aussi mon Père.
Dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu.
14,8 Philippe lui dit :
— Seigneur
SNotre Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit.
14,9 Jésus lui dit :
— Tant de temps que je suis
STout ce temps j'ai été avec vous et tu ne me connais pas, Philippe ?
Vvous ne me connaissez pas !
Celui
VPhilippe, celui qui m’a vu a vu le Père.
Comment toi, dis-tu : — Montre-nous le Père ?
14,10 Ne crois-tu pas que moi je suis dans le
Smon Père et que le
Smon Père est en moi ?
Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de moi-même,
mais le
Smon Père demeurant en moi fait V TRlui-même les
Sces
Nesses œuvres.
14,11 Croyez -moi : moi
Sque je suis dans le
Smon Père et le
Sque mon Père est en moi sinon, croyez à cause des oeuvres mêmes.
11 Ne croyez-vous pas que moi je suis dans le Père et que le Père est en moi ?
14,12 Amen amen je vous dis :
— Celui qui croit en moi, les œuvres que moi je fais, lui aussi les fera
et il en fera de plus grandes parce que moi je vais vers le
Smon Père.
12 Sinon, croyez à cause des œuvres mêmes.
Amen, amen, je vous dis :
— Celui qui croit en moi, les œuvres que moi je fais, lui aussi les fera
et il en fera de plus grandes parce que moi je vais vers le Père.
14,13 Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai
pour que le Père soit glorifié dans le Fils.
14,14 Si vous me demandez quelque chose en mon nom, Byz TR Nesmoi je [le] ferai.
14,15 Si vous m’aimez, gardez
Nesvous garderez mes commandements.
14,16 Et moi je prierai le
Smon Père, et il vous donnera un autre Paraclet
pour qu’il soit
Byz V TRdemeure toujours avec vous ;
14,17 l’Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir
parce qu’il ne le voit ni ne le connaît,
Byz V S TRmais vous, vous le connaissez parce qu’il demeure
Vdemeurera chez vous et qu'il sera
Sest en vous.
14,18 Je ne vous laisserai pas orphelins
je viendrai vers vous.
14,19 Encore un peu et le monde ne me voit plus
mais vous, vous me voyez
parce que moi je vis et que vous aussi vous vivrez.
14,20 En ce jour-là vous connaîtrez, vous, que moi je suis en mon Père et vous en moi, et moi en vous.
14,21 Celui qui a mes commandements et qui les garde
c’est celui-là qui m’aime
et celui qui m’aime sera aimé de mon Père
et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui.
14,22 Judas, non pas l’Iscariote, lui dit :
— SMon Seigneur, que s'est-il produit, que tu ailles te manifester à nous et non au monde ?
14,23 Jésus répondit et lui dit :
— Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole
mon Père l’aimera
et nous viendrons vers lui, et nous ferons demeure chez
Vdemeures chez
Sdemeure avec lui.
14,24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles.
Or la
Scette parole que vous entendez n’est pas de moi
mais du Père qui m’a envoyé.
14,25 Je vous ai dit ces choses, demeurant près de
Vdemeurant chez
Spendant que j'étais avec vous.
14,26 Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint que le
Smon Père enverra en mon nom
lui, il vous enseignera toutes choses
et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
14,27 Je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne
ce n'est pas comme comme le monde [la] donne que moi je vous [la] donne.
Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraye.
14,28 Vous avez entendu que moi je vous ai dit : — Je m’en vais et je viens vers vous !
Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le
Smon Père
car le
Smon Père est plus grand que moi.
14,29 MaintenantSvoici, j’ai fini par vous le dire, avant que le fait ne se produise,
pour que vous puissiez croire quand il se produira.
14,30 Désormais je ne parlerai plus beaucoup avec vous
car il vient, le prince de ce monde, et en moi il n’a rien.
14,31 Mais afin que le monde connaisse que j’aime le
Smon Père
et que selon le commandement que le
Smon Père m’a donné, ainsi je fais.
Levez-vous, partons d’ici.
15,1 Moi je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron
Vl'agriculteur :
15,2 tout sarment en moi qui ne porte
Sdonne pas de fruit, il l'enlève
et tout [sarment] qui porte
Sdonne du fruit, il l'émonde
Vle purifiera
Sle purifie afin qu’il porte plus de fruit.
15,3 Vous êtes déjà purs, vous, par
Và cause de la parole que je vous ai dite.
15,4 Demeurez en moi et moi en vous :
de même que le sarment ne peut de lui-même porter
Sdonner du fruit s’il ne demeure
Vn'a pas demeuré dans la vigne
de même vous non plus si vous ne demeurez
Vn'avez pas demeurés en moi.
15,5 Moi je suis la vigne, vous les sarments :
qui demeure en moi et moi en lui
celui-là porte beaucoup de fruit
Sfait venir beaucoup de fruits
parce que sans moi vous ne pouvez rien faire.
15,6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est
Vsera jeté dehors comme le sarment et il sèche
Vle sarment et il sèchera
Sun sarment desséché
puis on les ramasse
Vramassera, on les jette au feu et ils brûlent.
15,7 Si vous demeurez
Vêtes demeurés en moi et que mes paroles demeurent
Vont demeuré en vous
V S tout ce que vous voudrez
Vaurez voulu, demandez[-le]
V Svous [le] demanderez et cela vous arrivera.
15,8 En ceci le
Smon Père a été glorifié :
que vous portiez beaucoup de fruit
Sfassiez venir beaucoup de fruits
et que vous deveniez mes disciples.
15,9 Comme le
Smon Père m’a aimé et que moi je vous ai aimés
demeurez dans mon amour.
15,10 Si vous gardez
Vavez gardé mes commandements, vous demeurerez dans mon amour
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et demeure dans son amour.
15,11 Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous
et que votre joie soit complète.
15,12 Ceci est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
15,13 Personne n'a plus grand amour que celui-ci : que quelqu'un donne sa Vpropre vie pour ses amis.
15,14 Vous êtes, vous, mes amis, si vous faites
Vavez fait ce que moi je vous commande.
15,15 Désormais je ne vous appelle plus « serviteurs »
Vdis plus « esclaves »
parce que le serviteur
Vl'esclave ignore ce que fait son seigneur
mais vous, je vous ai appelés
Vdit « amis »
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père je vous l’ai fait connaître.
15,16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi mais c’est moi qui vous ai choisis
et établis pour que vous alliez et portiez du fruit
Sdes fruits
et que votre fruit demeure ;
Svos fruits demeurent ;
pour que tout ce que vous demanderez
Vaurez demandé au
Sà mon Père en mon nom, il vous le donne.
15,17 Ce que je vous commande c’est de vous aimer les uns les autres.
15,18 Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous.
15,19 Si vous étiez
Vaviez été du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ;
mais
Vau contraire, parce que vous n’êtes pas du monde et
Vmais que moi je vous ai choisis [et séparés] du monde
voilà pourquoi
Vc'est pour cela que le monde vous hait.
15,20 Souvenez-vous de la parole que moi je vous ai dite :
« — Le serviteur
VL'esclave n’est pas plus grand que son seigneur. »
S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole, la vôtre aussi ils la garderont.
15,21 Mais ils vous feront tout cela à cause de mon nom
parce qu’ils ne connaissent pas
Vignorent Celui qui m’a envoyé.
15,22 Si je n’étais pas venu ni ne leur avais parlé, ils n'auraient pas de péché
désormais, au contraire, ils n'ont plus d'excuse à leur péché.
15,23 Celui qui me hait hait aussi mon Père.
15,24 Si je n’avais pas fait parmi eux
TRà leurs yeux les œuvres que nul
Vpersonne d'autre n’a faites
ils n'auraient pas de péché
mais désormais ils ont vu, et ils ont haï et moi et mon Père !
15,25 Cependant c'est afin que s'accomplisse la parole qui est
Vfut écrite dans leur loi :
qu' « ils m’ont haï sans raison ».
15,26 Mais lorsque
NesLorsque
VOr lorsque sera venu le Paraclet
que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité sortant
Vqui procède d'auprès du Père
c'est lui qui rendra témoignage de moi.
27.
Vous aussi vous rendrez témoignage parce que depuis le commencement vous êtes avec moi.
16,1 Je vous ai dit cela afin que vous ne soyez pas scandalisés.
16,2 ils feront de vous des exclus de la synagogue ;
Sen effet, ils vous chasseront de leurs synagogues
mais
Vbien plus,
Set elle vient, l’heure où quiconque vous tuera croira rendre un culte à Dieu.
16,3 Et ils feront cela parce qu’ils n’ont connu ni le
Smon Père ni moi.
16,4 Mais je vous ai dit cela
afin que, lorsque leur
TRl'heure sera venue, vous vous souveniez que moi je vous l’ai dit.
Cela je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous.
4 Mais je vous ai dit cela
afin que, lorsque leur heure sera venue, vous vous souveniez que moi je vous l’ai dit.
16,5 Maintenant je m’en vais vers Celui qui m’a envoyé
et aucun d'entre vous ne m'interroge : où vas-tu ?
5 Cela je ne vous l'ai pas dit dès le commencement parce que j’étais avec vous
mais à présent je m’en vais vers Celui qui m’a envoyé
et personne parmi vous ne me demande : où vas-tu ?
16,6 mais parce que je vous ai dit ces choses la tristesse Sest venue et elle a rempli votre cœur
Svos cœurs.
16,7 Cependant moi je vous dis la vérité :
— Il vaut mieux pour vous que moi je m’en aille
car si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous
mais si je m’en vais je vous l’enverrai.
16,8 Et, quand il sera venu, lui confondra le monde à propos de péché, et de justice et de jugement :
16,9 de péché parce qu’ils ne croient pas en moi ;
16,10 de justice parce que je vais vers le
Smon Père et que vous ne me voyez
V Sverrez plus ;
16,11 de jugement parce que le prince de ce monde est jugé.
16,12 J’ai encore beaucoup de choses à vous dire
mais vous ne pouvez les porter à présent.
16,13 Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers
Vconduira à connaître la vérité tout entière :
en effet, il ne parlera pas de lui-même
mais tout ce qu’il entendra, il le dira
et ce qui doit venir, il vous l'annoncera.
16,14 Celui-ci me glorifiera parce qu’il recevra de ce qui est à moi et il vous l’annoncera.
16,15 Tout ce qu'a le
Smon Père est à moi.
Voilà pourquoi j'ai dit
Sje vous dis :
« — C'est de ce qui est à moi qu’il prend
Vreçoit et il vous l’annoncera. »
Sle montrera. »
16,16 Encore un peu et vous ne me verrez plus
et encore un peu et vous me verrezByz V S TR, parce que je vais au Père.
16,17 Quelques-uns de ses
SSes disciples se dirent donc entre eux :
— Qu'est-ce qu’il nous dit :
« — Encore un peu et vous ne me verrez plus
et encore un peu et vous me verrez »
et : « — Je vais vers le
Vau
Svers mon Père » ?
16,18 Ils disaient donc :
— Qu'est-ce qu'il dit : « un peu » ?
Nous ne savons pas de quoi il parle.
16,19 Or Jésus connut qu’ils voulaient l’interroger
et leur dit :
— Vous vous questionnez entre vous sur ce
Vparce que j’ai dit : « — Encore un peu et vous ne me verrez plus, et encore un peu et vous me verrez. »
16,20 Amen, amen, je vous dis :
— Vous pleurerez et vous vous lamenterez
mais le monde se réjouira
vous, vous serez attristés
mais votre tristesse se changera en joie.
16,21 La femme, lorsqu’elle enfante, a de la tristesse parce que son heure est venue
Sle jour de l'enfantement est venu
mais lorsqu’elle a donné naissance à l’enfant
Sun fils, elle ne se souvient plus de la souffrance à cause de la joie
de ce qu’un homme est né au monde :
16,22 vous donc aussi, Vcertes vous avez de la tristesse maintenant
mais de nouveau je vous verrai et votre cœur se réjouira
et votre joie, personne ne vous l’enlève.
16,23 Et en ce jour-là vous ne m’interrogerez plus sur rien.
Amen, amen, je vous dis :
— Si vous demandez quelque chose au
Sà mon Père, en mon nom il vous le donnera.
16,24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom :
demandez et vous recevrez afin que votre joie soit pleine.
16,25 Je vous ai dit cela en paraboles ;
vient l’heure où, par la suite, je ne vous parlerai plus en paraboles
mais ouvertement vous annoncerai
Smontrerai ce qui concerne le Père.
16,26 En ce jour-là vous demanderez en mon nom
et je ne vous dis pas que je prierai moi-même le Père pour vous
16,27 car le Père lui-même vous aime parce que vous, vous m’avez aimé
et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu.
16,28 Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde
de nouveau je quitte le monde et je vais vers le Père.
16,29 Ses disciples Byz V S TRlui disent :
— Voici, à présent tu parles ouvertement et ne dis nulle parabole :
16,30 à présent nous savons que tu sais tout
et que tu n’as pas besoin qu'on t’interroge ;
en cela nous croyons que tu es sorti de Dieu.
16,31 Jésus leur répondit
Sdit :
— Maintenant vous croyez ?
16,32 Voici, vient l’heure et Byz V S TRdéjà elle est venue
où vous serez dispersés chacun chez soi et me laisserez seul
mais je ne suis pas seul parce que le Père est avec moi.
16,33 Je vous ai dit cela afin qu'en moi vous possédiez la paix ;
dans le monde vous avez de la tribulation
mais ayez confiance : moi j’ai vaincu le monde !
17,1 Jésus parla ainsi
et, ayant levé les yeux vers le ciel il dit :
— SMon Père, l’heure est Byz TR Nesenfin venue ! Glorifie ton Fils
afin que le
Byz V S TRton Fils te glorifie
17,2 selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair
afin qu’à tout ce que tu lui as donné, il donne à ceux-là
Vpour que tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle :
17,3 or telle est la vie éternelle : qu’ils en viennent à te connaître toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé Jésus-Christ.
17,4 Moi je t'ai glorifié sur la terre
en accomplissant
V TRj'ai accompli l’œuvre que tu m'as donnée à faire.
17,5 Et maintenant toi, Smon Père, glorifie-moi auprès de toi-même
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût.
17,6 J’ai manifesté ton nom aux hommes
que tu m'as donnés du milieu du monde, ils étaient à toi et tu me les as donnés
et ils ont gardé ta parole.
17,7 Maintenant ils ont
Sj'ai connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi
17,8 car les paroles que tu m'as données, je les leur ai données
et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi
et ils ont cru que c'est toi qui m’as envoyé.
17,9 Moi je prie pour eux, je ne prie pas pour le monde
mais pour ceux que tu m'as donnés parce qu’ils sont à toi.
17,10 Et tout ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi
et je suis glorifié en eux.
17,11 Et je ne suis plus dans le monde et eux sont dans le monde
et moi je viens vers toi.
Père saint, garde-les dans ton nomV TR, ceux que tu m'as donné
V TRdonnés
afin qu’ils soient un comme nous.
17,12 Lorsque j’étais avec eux Byz S TRdans le monde moi je gardais dans ton nom ceux que tu m'as donnés,
Nesles gardais dans ton nom que tu m'as donné
Neset je [les] ai protégés
Sgardés
et aucun d'eux n'a péri sinon le fils de perdition
afin que l’Écriture fût accomplie.
12 Lorsque j’étais avec eux moi je gardais dans ton nom
ceux que tu m'as donnés, je [les] ai gardés
et aucun d'eux n'a péri sinon le fils de perdition
afin que l’Écriture fût accomplie.
17,13 Mais maintenant je vais vers toi
et je parle ainsi dans le monde afin qu’ils aient ma joie complète en eux.
17,14 Moi je leur ai donné ta parole
et le monde les a haïs
parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
17,15 Je ne prie pas pour que tu les enlèves du monde mais que tu les gardes du mauvais.
17,16 Ils ne sont pas du monde, pas plus que moi je ne suis du monde.
17,17 Sanctifie-les dans la
Byz S TRta vérité :
Ta parole est vérité.
17,18 Comme tu m'as envoyé dans le monde
moi aussi je les ai envoyés dans le monde.
17,19 Et pour eux je me sanctifie moi-même
afin qu’ils soient eux aussi sanctifiés en vérité.
17,20 Ce n'est pas pour ceux-là seulement que je prie
mais aussi pour ceux qui, par leur parole, croiront en moi
17,21 pour que tous soient un, comme toi Père tu es en moi et moi en toi
pour qu'eux aussi soient Byz V S TRun en nous
afin que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé.
17,22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée
afin qu’ils soient un comme nous sommes un
17,23 moi en eux et toi en moi
afin qu’ils soient consommés dans l'unité
et pour que le monde connaisse que c'est toi qui m'as envoyé
et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
17,24 Père, ceux
Nesce que tu m'as donnés,
Nesdonné : je veux que là où moi je suis, ceux-là aussi soient avec moi
afin qu’ils voient la gloire, la mienne, [celle] que tu m'as donnée
parce que tu m'as aimé avant la création du monde.
17,25 Père
SMon père [qui es] juste, le monde ne t'a pas connu
mais moi je t'ai connu
et ceux-ci ont connu que toi tu m’as envoyé.
17,26 Et je leur ai fait connaître ton nom et le leur ferai connaître
afin que l’amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi en eux.
18,1 Ayant dit cela
Jésus sortit avec ses disciples de l'autre côté
Vau-delà du torrent du Cédron
où était un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples.
18,2 Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi le
V Sce lieu
parce que souvent Jésus s’y était réuni avec ses disciples.
18,3 Judas, donc, prenant
Vcomme il avait pris la cohorte
et des gardes [fournis] par les grands-prêtres
Vpontifes et les pharisiens
VPharisiens
vient
Vvint là avec lanternes, torches et armes.
18,4 Jésus donc, sachant tout ce qui allait lui arriver
sortit
V Ss'avança et leur dit :
— Qui cherchez-vous ?
18,5 Ils lui répondirent
Sdirent :
— Jésus le Nazoréen.
VNazaréen.
Il
VJésus leur dit :
— Moi je suis [celui-là].
SJe suis celui-là.
Or Judas, qui le livrait, se tenait aussi avec eux.
18,6 À peine SJésus leur eut-il dit : « — Moi je suis »
S« — Je suis celui-là »
ils reculèrent et tombèrent à terre.
18,7 De nouveau donc il
SJésus les interrogea :
— Qui cherchez-vous ?
Ils dirent :
— Jésus le Nazoréen
VNazaréen.
18,8 Jésus répondit
Sleur dit :
— Je vous ai dit que moi je suis.
S je suis celui-là.
Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci
18,9 afin que s'accomplît la parole qu’il avait dite:
V,
« — C
Vque « ceux que tu m’as donnés, je n'ai perdu aucun d'entre eux. »
18,10 Simon Pierre donc, ayant une épée, la tira
et frappa le serviteur du grand prêtre et il lui coupa
Semporta l’oreille droite :
le nom de l’esclave était « Malchos »
V« Malcus »
S« Malek ».
18,11 Jésus dit donc à Pierre :
— Remets l’épée au fourreau.
Le calice que le
Smon Père m’a donné, je ne le boirai pas ?
18,12 La cohorte donc et le chiliarque
Vtribun
Sles commandants et les gardes des Juifs saisirent Jésus et le lièrent.
18,13 Ils l’amenèrent chez Anne d’abord
(c'était, en effet, le beau-père de Caïphe, lequel était grand-prêtre
Vpontife cette année-là ;
18,14 or Caïphe était celui qui avait conseillé
Vdonné ce conseil aux Juifs
qu' « il vaut
Svalait mieux qu’un seul homme meure
Smourût pour le peuple ».)
18,15 Simon Pierre suivait Jésus ainsi qu'un autre disciple.
Ce disciple était connu du grand-prêtre
Vpontife
et il entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre.
Vpontife.
18,16 Mais Pierre
SSimon se tenait près de la porte dehors ;
l’autre disciple, connu du
Byz V TRcelui qui était connu du
S qui connaissait le grand-prêtre
Vpontife, sortit donc
et parla à la portière et fit entrer Pierre
SSimon.
18,17 La servante, la portière, dit donc à Pierre
SSimon :
— N’es-tu pas toi aussi des disciples de cet homme-là ?
Il dit : — Je n'en suis pas.
18,18 Les serviteurs et les gardes se tenaient là ayant fait
Vauprès d'un brasier parce qu’il faisait froid, et ils se chauffaient.
Il y avait aussi avec eux Pierre
SSimon se tenant là et se chauffant.
18,19 Le grand-prêtre
Vpontife donc interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
18,20 Jésus lui répondit
Sdit :
— Moi j'ai parlé ouvertement au monde
Speuple
moi j'ai toujours enseigné en synagogue et dans le Temple où tous les Juifs se réunissent
et je n’ai rien dit en secret.
18,21 Pourquoi m’interroges-tu ?
Interroge ceux qui ont entendu ce que je leur ai dit :
voici, eux savent ce que j’ai dit, moi !
18,22 Comme il avait dit cela
un des gardes qui se tenait là donna une gifle à Jésus en Slui disant :
— C'est ainsi que tu réponds au grand-prêtre
Vpontife ?
18,23 Jésus lui répondit
S répondit en lui disant :
— Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal
mais si j'ai bien parlé,
Sc'est bien, pourquoi me frappes-tu ?
18,24 VEt Anne l'envoya Byz S TR Nesdonc lié à Caïphe le grand-prêtre
Vpontife.
18,25 Quant à Simon Pierre
VSimon-Pierre, il était là, debout et se chauffant.
Ils lui dirent donc :
— N’es-tu pas, toi aussi, Sun de ses disciples ?
Lui nia et dit : — Je n'en suis pas.
18,26 Un des serviteurs du grand-prêtre
Vpontife, parent de celui à qui Pierre
SSimon avait coupé l’oreille, dit :
— Ne t’ai-je pas vu, moi, dans le jardin avec lui ?
18,27 De nouveau donc Pierre
SSimon renia
et aussitôt un coq chanta.
18,28 Ils conduisent donc Jésus de chez Caïphe au prétoire
or
Set c'était le matin :
aussi n’entrèrent-ils pas eux-mêmes dans le prétoire
pour ne pas se faire contaminer mais [pouvoir]
Savant qu'ils [pussent] manger la Pâque.
18,29 Pilate sortit donc dehors vers eux et Sleur dit :
— Quelle accusation portez
Savez-vous contre cet homme ?
18,30 Ils répondirent et lui dirent :
— S'il n’était pas un malfaiteur, celui-ci, nous ne te l’aurions pas livré !
18,31 Pilate donc leur dit :
— Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre loi !
Les Juifs lui dirent Byz V TRdonc :
— Nous, nous n'avons pas le droit de tuer quelqu'un !
18,32 afin que la parole de Jésus s’accomplît, qu’il avait dite [pour] signifier
Sfaire connaître de quelle mort il devait mourir.
18,33 Pilate entra donc Byz V TR Nesde nouveau dans le prétoire
et il appela Jésus et lui dit :
— C'est toi le roi des Juifs ?
18,34 Et Jésus lui répondit
V Nesrépondit
Slui dit :
— Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?
18,35 Pilate répondit
Slui dit :
— Est-ce que je suis juif, moi ?
Ton propre peuple
VTa nation
SLes fils de ton peuple et les grands-prêtres
Vpontifes t’ont livré à moi :
qu’as-tu fait ?
18,36 Jésus répondit
Slui dit :
— Mon royaume n’est pas de ce monde :
si mon royaume était de ce monde
mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs.
Mais en réalité mon royaume n’est pas d’ici.
18,37 Pilate lui dit Byz V TR Nesalors :
— Donc : tu es roi ?
Jésus répondit
Slui dit :
— C'est toi qui dis
Sas dit que je suis roi !
Moi, c'est pour ceci que je suis né, c'est en vue de ceci que je suis venu dans le monde : rendre témoignage à la vérité ;
quiconque est de la vérité écoute ma voix.
18,38 Pilate lui dit :
— Qu’est-ce que la vérité ?
Et, ayant dit cela de nouveau, il sortit vers les Juifs
et il leur dit :
— Moi je ne trouve en lui aucune raison [de le condamner].
18,39 Mais c’est la coutume parmi vous que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque.
Voulez-vous donc que je vous relâche le
Sce roi des Juifs ?
18,40 Ils crièrent donc de nouveau
Stous en disant :
— Pas lui mais Barabbas !
Or Barabbas était un brigand.
19,1 Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller.
19,2 Et les soldats, ayant tressé une couronne d’épines, la mirent sur sa tête
et le revêtirent d’un manteau de pourpre.
19,3 Et ils Byz V TR Nesvenaient vers lui et disaient :
— Réjouis-toi, ô
VSalut,
SPaix à toi, roi des Juifs !
et ils lui donnaient des soufflets.
19,4 Et Pilate de nouveau sortit dehors et leur dit :
— Voici que je vous l’amène dehors
afin que vous connaissiez que je ne trouve en lui aucune raison [de le condamner].
Vaucune infraction.
19,5 Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre
et il
SPilate leur dit :
— Voici l’homme !
19,6 Quand donc ils le virent,
VComme donc l'avaient vu les grands prêtres
Vpontifes et les serviteurs
s’écrièrent
Vils s’écriaient en disant :
— CrucifieS-le, crucifieByz S-le !
Pilate leur dit :
— Prenez-le, vous, et crucifiez-le
car moi je ne trouve en lui aucune raison [de condamnation].
Vaucune infraction.
19,7 Les Juifs lui répondirent :
— Nous avons, nous, une loi, et d’après la
Byz TRnotre
Sce qui est dans notre loi il doit mourir parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.
19,8 Lors donc que Pilate eut entendu cette parole il craignit encore plus.
19,9 Et il entra de nouveau dans le prétoire et il dit à Jésus :
— D’où es-tu, toi ?
Mais Jésus ne lui donna pas de réponse.
19,10 Pilate lui dit Byz V TR Nesdonc :
— Tu ne me parles pas, à moi ?
Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher
Byz V TRcrucifier
et que j'ai pouvoir de te crucifier
Byz V TRrelâcher ?
19,11 Jésus répondit
Sdit :
— Tu n’aurais aucun pouvoir contre moi
s’il ne t’avait été donné d’en haut.
Voilà pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché.
19,12 Dès ce moment Pilate cherchait à
Svoulait le relâcher.
Mais les Juifs criaient en disant :
— Si tu relâches celui-là, tu n’es pas ami de César :
quiconque Sen effet se fait roi se déclare contre César.
19,13 Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors
et il s’assit sur son tribunal au lieu dit « La [Cour] Dallée
VLithostrotos
S Le Pavement de pierres »
et en hébreu : « Gabbatha
SGafyfta ».
19,14 Or c’était la préparation de la Pâque, Byz S Nesc'était environ la sixième heure.
Il dit aux Juifs :
— Voici votre roi.
19,15 Mais ils criaient :
— Enlève ! Enlève !
VSupprime ! Supprime ! Crucifie-le ! SCrucifie-le !
Pilate leur dit :
— Crucifierai-je votre roi ?
Les grands prêtres
Vpontifes répondirent
Sdirent :
— Nous n’avons de roi que César.
19,16 Alors donc il le leur livra pour qu'il fût crucifié :
ils prirent donc Jésus Byz V S TRet l'emmenèrent.
19,17 Et portant par lui-même sa croix il sortit vers le
Vce lieu dit « Le Crâne
VCalvaire », en hébreu « Golgotha
SGagultha »
19,18 où ils le crucifièrent
et avec lui deux autres, un d'un côté, un de l'autre côté
et au milieu Jésus
SJésus au milieu.
19,19 Or Pilate écrivit aussi un écriteau et le plaça au-dessus de la croix
et il était écrit : « Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs. »
V« Jésus le Nazarénien, roi des Juifs. »
S« CELUI-CI EST JÉSUS LE NAZARÉEN, LE ROI DES JUIFS. »
19,20 Cet écriteau donc, beaucoup de Juifs le lurent
parce que l'endroit où Jésus fut crucifié était près de la ville
et que c'était écrit en hébreu, en latin
Byz V S TRgrec et en grec
Byz V S TRlatin.
19,21 Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate :
— N'écris pas : « Le roi des Juifs »
mais que « celui-là a dit : "— Je suis roi des Juifs" ! »
19,22 Pilate répondit
Vdit :
— Ce que j’ai écrit, je l'ai écrit.
19,23 Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus
prirent ses vêtements et firent quatre parts
une part pour chaque soldat
et la tunique.
Or la tunique était sans couture, tissée depuis le haut d'une seule pièce.
23 Les soldats ,donc lorsqu'ils eurent crucifié Jésus
prirent ses vêtements et firent quatre parts
une part pour chaque soldat
mais la tunique était sans couture
depuis le haut tissée d'une seule pièce.
19,24 Ils se dirent donc entre eux :
— Ne la déchirons pas
mais désignons par le sort à qui elle sera.
C'était afin que l'Écriture se réalisât,
Ss'accomplît, V TRdisant :
« — Ils se sont partagé mes vêtements et sur mon habit ils ont jeté le sort. »
Les soldats firent donc cela.
19,25 Cependant près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie [femme] de Clopas
VCléophas
SCleopha et Marie la Magdaléenne
VMarie-Madeleine
19,26 Jésus donc, ayant vu la
Ssa mère et se tenant là le disciple qu’il aimait
dit à la
Byz V S TRsa mère :
— Femme, voici ton fils.
19,27 Ensuite il dit au disciple :
— Voici ta mère.
Et dès cette heure-là le disciple la prit chez lui.
19,28 Après cela Jésus, sachant que Byz V TR Nesdésormais tout était achevé
Vconsommé
Saccompli
afin que fût parachevée
Vconsommée
Sréalisée l’Écriture, dit : — J’ai soif.
19,29 Il y avait là un vase plein de vinaigre
ils placèrent une éponge pleine
Byz S TRimbibèrent une éponge de vinaigre autour d’une tige d’hysope et ils l’approchèrent de
V Sla présentèrent à sa bouche.
19,30 Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit :
— C
SVoici, c'est achevé
Vconsommé
Saccompli
et inclinant la tête il livra l’
Sson esprit.
19,31 Les Juifs donc, comme c’était la Préparation
VParascève,
pour que les corps ne restassent pas sur la croix pendant le sabbat,
(c'était en effet le grand jour ce sabbat)
demandèrent à Pilate que fussent brisées leurs jambes et qu'ils fussent enlevés.
31 Les Juifs donc, comme c’était la Préparation dirent :
— Que ces corps ne restent pas toute la nuit sur la croix puisque le sabbat pointe !
Car c'était un grand jour que le jour de ce sabbat.
Donc ils demandèrent à Pilate que fussent brisées les jambes des crucifiés et qu'on les descendît.
19,32 Les soldats vinrent donc
et ils brisèrent les jambes du premier puis de l’autre qui avait été
Vfut crucifié avec lui.
19,33 Mais étant venus
Vcomme ils étaient venus à Jésus
quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes
19,34 mais l'un des soldats de sa lance lui perça le
Vlui ouvrit le
Sle frappa au côté
et sortit aussitôt
Byz V TR aussitôt sortit du sang et de l’eau.
19,35 Et celui qui a vu a rendu témoignage
et il est véridique
Vvrai, son témoignage
et celui-là sait qu’il dit vrai pour que vous aussi vous croyiez.
19,36 Car cela est arrivé afin que l’Écriture s'accomplît :
« Aucun os ne lui sera cassé. »
Vvous ne lui casserez. »
Sne lui sera brisé. »
19,37 Et encore une autre Écriture dit :
« — Ils regarderont vers
Vverront en celui qu’ils ont
Vauront transpercé. »
19,38 Après cela, Joseph d’Arimathie
Sde Rama demanda à Pilate
étant
V Sdu fait qu'il était disciple de Jésus
(mais en secret par crainte des Juifs)
d'enlever le corps de Jésus
et Pilate le permit :
il vint donc et enleva son corps.
Byz V S TRle corps de Jésus.
19,39 Or Nicodème aussi vint, lui qui était venu à lui
Byz V S TRJésus de nuit, au début
apportant un mélange de myrrhe et d’aloès d’environ cent livres.
19,40 Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de bandelettes avec les aromates
comme c'est la coutume d’ensevelir pour les Juifs.
19,41 Or au lieu où il
SJésus fut crucifié il y avait un jardin
et dans le jardin un sépulcre neuf où personne n’avait encore été mis.
19,42 C'est donc là, à cause de la Préparation
VParascève des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.
42 Ils couchèrent là Jésus, parce que le sabbat approchait et parce que le sépulcre était proche.
20,1 Le premier jour de la semaine, Marie la Magdaléenne
VMarie-Madeleine vient au sépulcre le matin, alors qu'il y avait encore des ténèbres
et elle voit la pierre enlevée du sépulcre.
20,2 Elle court
Vcourut donc et vient
Vvint vers Simon Pierre et vers l’autre disciple, celui
Sle disciple que Jésus aimait
et elle leur dit :
— Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons
Sje ne sais pas où ils l’ont mis.
20,3 Pierre
SSimon sortit donc ainsi que l’
Vcet autre disciple et ils venaient
Vvinrent au sépulcre.
20,4 Ils couraient tous deux ensemble
mais l’autre
Vcet autre
Sle disciple courait
Vcourut en avant plus vite que Pierre
Sde Simon
et arriva le premier au sépulcre.
20,5 Et s’étant penché,
Vcomme il s'était penché,
Sen observant il voit posées les bandelettes
pourtant il n’entra pas.
20,6 Vient donc Byz TR Nesaussi Simon Pierre
V-Pierre qui le suivait
et il entra dans le sépulcre
et il voit les bandelettes posées
20,7 et le suaire qui avait été sur
Savait enserré sa tête
non pas Byz V TR Nesposé avec les bandelettes
mais enroulé Set posé dans un endroit à part.
20,8 Alors donc entra aussi l'autre
V Sce disciple qui était arrivé le premier au sépulcre
et il vit et il crut.
20,9 Car ils ne savaient pas encore l’Écriture : qu'il fallait qu'il ressuscitât d'entre les morts.
20,10 Les disciples s’en retournèrent donc de nouveau chez eux.
20,11 Or Marie se tenait près du sépulcre, Byz V TR Nesen-dehors, pleurant.
Donc comme elle pleurait, elle se pencha
Vse pencha et regarda
Sregarda vers le sépulcre.
20,12 Et elle voit
V Svit deux anges en blanc, assis
l’un à la tête et l’autre aux pieds, là où avait été mis le corps de Jésus.
20,13 Ceux-ci lui disent :
— Femme, pourquoi pleures-tu ?
Elle leur dit :
— Ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l’ont mis.
20,14 Ayant
VÀ peine avait-elle dit cela, elle se retourna en arrière
et elle voit Jésus se tenant debout
et elle ne savait pas que c’était Jésus.
20,15 Jésus lui dit :
— Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?
Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit :
— Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté dis-moi où tu l’as mis, et moi je l'enlèverai.
20,16 Jésus lui dit : — Marie !
S'étant retournée, elle lui dit Byz S Nesen hébreu :
— Rabbouni
SRabbouli ! C’est-à-dire : « Smon maître » !
20,17 Jésus lui dit :
— Cesse de me toucher
VNe me touche pas
SN'approche pas
car je ne suis pas encore monté vers le
Byz V S TRmon Père.
Mais va vers mes frères et dis-leur :
— Je monte vers mon Père et votre Père
vers mon Dieu et votre Dieu.
20,18 Vient Marie la Magdaléenne
VMarie-Madeleine annonçant aux disciples : — J’ai
Byz S TRqu'elle a vu le Seigneur et voilà ce qu'il m’a
Byz S TR Neslui a dit ...
20,19 Donc le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine
alors que les portes [là] où se trouvaient les disciples étaient fermées par peur des Juifs
Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit :
— Paix à vous !
20,20 Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent alors remplis de joie à la vue du Seigneur.
20,21 Jésus leur dit de nouveau :
— Paix à vous.
Comme le
Smon Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.
20,22 Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit :
— Recevez l’Esprit-Saint !
20,23 Ceux
SCelui dont vous remettrez les péchés, ils leur sont
Byz V TRleur seront
Slui seront remis
et ceux
Scelui dont vous les retiendrez, ils sont retenus.
20,24 Mais Thomas, l’un des douze, appelé « Jumeau »
V« Didyme »
S« le Jumeau »
n’était pas avec eux lorsque vint Jésus.
20,25 Les Byz V TR Nesautres disciples lui disaient donc :
— Nous avons vu le Seigneur !
Mais il leur dit :
— Si je ne vois pas dans ses mains la trace
Vla forme
Sles lieux des clous
ni ne mets mon doigt dans la trace de ces clous
Vdans l'endroit des clous
Sen eux,
ni ne mets
Sn'étends ma main dans son côté, Byz TR Nesnon, je ne croirai pas !
20,26 Huit jours plus tard, les disciples étaient de nouveau à l’intérieur
et Thomas avec eux.
Vient Jésus, les portes fermées.
il se tint au milieu et il Sleur dit :
— Paix à vous !
20,27 Ensuite il dit à Thomas :
— Approche
VIntroduis ton doigt ici et vois mes mains
et approche ta main et mets
Sétends-la dans mon côté
et ne sois plus incrédule mais croyant.
20,28 Thomas répondit et lui dit :
— Mon Seigneur et mon Dieu !
20,29 Jésus lui dit :
— Parce
SMaintenant que tu m'as vu, tu as cru.
Heureux ceux qui ne voient pas
Vn'ont pas vu
Sne m'ont pas vu et qui croient
V Sont cru.
20,30 Jésus fit encore beaucoup d’autres signes en présence de ses disciples
qui ne sont pas écrits dans ce livre.
20,31 Mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu
et qu’en croyant vous ayez la vie Séternelle en son nom.
21,1 AprèsByz TR Nes cela, Jésus se montra de nouveau V Sà ses disciples sur les bords de la mer de Tibériade
et il se manifesta ainsi :
21,2 Il y avait ensemble Simon Pierre
VSimon-Pierre
Thomas appelé « Jumeau »
V« Didyme »
S« le Jumeau »
Nathanaël qui était de Cana
SQetna en Galilée
ceux
V Sles fils de Zébédée
et deux autres de ses disciples.
21,3 Simon-Pierre leur dit :
— Je vais pêcherS des poissons.
Ils lui dirent :
— Nous venons nous aussi avec toi.
Ils sortirent et montèrent dans le bateau
et cette nuit-là ils ne prirent rien.
21,4 Le matin déjà venu, Jésus se tint sur le rivage
cependant les disciples ne savaient pas que c’était Jésus.
21,5 Et Jésus leur dit donc :
— Enfants, n’avez-vous pas
V Savez-vous quelque chose à manger ?
Ils lui répondirent
Sdirent : — Non.
21,6 Il leur dit :
— Jetez le
Svotre filet à droite du bateau
Vde la barque et vous trouverez.
Ils le jetèrent donc et ils ne pouvaient plus le tirer
Stirer le filet à cause de la multitude de poissons.
21,7 Le disciple, celui que Jésus aimait, dit donc à Pierre :
— C’est le
Snotre Seigneur !
Simon Pierre
V-Pierre, entendant que
Vcomme il avait entendu « c’est le Seigneur »
se ceignit d'un vêtement
Vse ceignit d'une tunique
Sprit une tunique,
car il était nu,
et se jeta dans la merS pour aller à Jésus.
21,8 Les autres disciples vinrent dans la
Ven barque,
car ils n’étaient pas loin de la terre
mais à environ deux cents coudées, en tirant le filet de poissons.
21,9 Quand donc ils furent descendus à terre
ils voient
V Svirent un feu de braises posé
Vdes braises posées [là] et du Byz TR Nesmenu poisson placé dessus, et du pain.
21,10 Jésus leur dit :
— Apportez de ces menus
V des
S[quelques-uns] des poissons que vous avez pris à l'instant.
21,11 Simon Pierre
VSimon-Pierre monta
et tira à terre le filet plein de grands poissons : cent cinquante-trois
et, bien qu’il y en eût tant
Savec un tel poids, le filet ne se rompit pas.
21,12 Jésus leur dit :
— Venez, déjeunez !
Et aucun des disciples
Vde ceux qui étaient en train d'apprendre n’osait lui demander :
— Toi, qui es-tu ?
sachant que c'était le Seigneur.
21,13 Et vient Jésus et il prend le pain et [le] leur donne, et le menu poisson de même
V[le] leur donne, et le poisson de même
Set le poisson et le leur donne.
21,14 C’était Byz V TR Nesdéjà la troisième fois que Jésus se manifesta aux
Byz S TRà ses disciples [après qu’il fut] ressuscité des morts.
21,15 Lorsqu’ils eurent
VComme donc ils avaient déjeuné, Jésus dit à Simon Pierre
VSimon-Pierre :
— Simon [fils] de Jean
S Cephas, Simon Baryona, m’aimes-tu plus que ceux-ci ?
Il lui dit :
— Oui Seigneur, tu sais, toi, que je t'aime.
Il lui dit :
— Nourris
Byz V TR NesPais mes agneaux.
21,16 Il lui dit de nouveau Byz TR Nesune seconde fois :
— Simon [fils] de Jean
SBaryona, m’aimes-tu ?
Il lui dit :
— Oui Seigneur, tu sais que je t'aime.
Il
SJésus lui dit :
— Sois le berger de
VPais mes brebis
Vagneaux
Smoutons.
21,17 Il lui dit une troisième fois :
— Simon [fils] de Jean
S[fils de] Jean, m’aimes-tu ?
Pierre fut peiné de ce qu'il lui Byz S TR Nesavait dit une troisième fois : « — M'aimes-tu ? »
et il lui dit :
— Seigneur, tu sais
Stoi tu comprends tout, tu connais
Vsais que je t'aime.
Jésus
VIl lui dit :
— Pais mes brebisS pour moi.
21,18 Amen, amen, je te dis :
— Quand tu étais plus jeune, tu te ceignais et tu marchais où tu voulais
mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains et un autre te ceindra et te conduira où tu ne veux pas.
21,19 Il dit cela pour signifier
Smontrer par quelle mort il glorifierait Dieu.
Et ayant dit cela, il lui dit :
— Suis-moi.
21,20 S’étant retourné, SSimon Pierre voit le disciple que Jésus aimait qui suivait
Ven train de suivre,
celui qui pendant le souper s’était renversé
Vse renversa sur sa poitrine
Sla poitrine de Jésus et Byz S TR Nesavait dit : « — Seigneur, qui est celui qui te livre ? »
21,21 Pierre V Nesdonc, l’ayant vu, dit à Jésus :
— Seigneur, et lui : quoi ?
Vquid de celui-ci ?
21,22 Jésus lui dit :
— Si je voulais
Vveux qu’il demeure Vainsi jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?
Vquid pour toi ?
Toi, suis-moi !
21,23 Cette parole
Vrumeur sortit donc
Vest donc sortie parmi les frères que ce disciple ne mourrait
Vmeurt pas
et pourtant Jésus ne lui a pas dit qu'il ne mourrait pas
Vet pourtant Jésus ne lui a pas dit « il ne meurt pas »
mais : « — Si je veux qu’il
Sque celui-ci demeure jusqu’à ce que je vienne
Vainsi pendant que je viens, que t’importe
Vquid pour toi ? »
21,24 C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses
et qui les a écrites
et nous savons qu'il est vrai, son témoignage.
21,25 Il y a encore beaucoup d'autres choses qu'a faites Jésus
et si on les écrivait une à une
Selles étaient écrites l'une après l'autre
pas même le monde, je pense, ne pourrait contenir les livres qu’il faudrait écrire.
Vpourrait contenir les livres qui doivent être écrits.
S suffirait pour les livres qui seraient écrits.
Byz V TRAmen.
VICI FINIT L'ÉVANGILE SELON JEAN
12,27 Mon âme est troublée (V) CHANT GREGORIEN Vigilance dans l’agonie
, Répons Tristis est anima mea (Vendredu saint, 1er nocturne, 2e répons)
Dom Jean Claire dir., Choeur des moines de l'abbaye de Solesmes, Ténèbres (CD, 2005) © Abbaye de Solesmes→
La première phrase est douce. À sustinete hic, mi-commandement, mi-supplication, le chant se fait plus impératif et rapide. Le mouvement s’accroît à nunc videbitis : la mélodie tourmentée fait entendre la tristesse causée par l’abandon des siens. Majestueuse et paisible à partir de et ego vadam, elle traduit le regard prophétique du Seigneur qui domine sa passion d’amour.
1,6s Envoyé de Dieu
Alexander
(b. 1984), Sent from God, 2011Huw Morgan (dir.), The Southwark Cathedral Merbecke Choir, Zoe Silkstone (soprano)
6 There was a man sent from God, whose name was John. 7 The same came for a witness, to bear witness of the Light, that all men through him might believe.
Il y eut un homme envoyé par Dieu, dont le nom était Jean. Il vint en témoignage, pour rendre témoignage à la Lumière, pour que tous les hommes crussent par lui.
Alexander
(né le 26 juin 1984) est un compositeur et chef d'orchestre de musique classique contemporaine anglaise .19,30 Les ténèbres se firent
Johann Michael
(1737-1806), Tenebrae factae sunt, 1772Mandák Kórus
Tenebrae factae sunt, dum crucifixissent Jesum Judaei: et circa horam nonam exclamavit Jesus voce magna: Deus meus, ut quid me dereliquisti? Et inclinato capite, emisit spiritum. V. Exclamans Jesus voce magna ait: Pater, in manus tuas commendo spiritum meum. Et inclinato capite, emisit spiritum.
Michael
est un compositeur autrichien, né le 14 septembre 1737 à Rohrau (Autriche) et décédé le 10 août 1806 à Salzbourg. Il est le frère cadet de Joseph (1732–1809). Ses œuvres comportent plus de huit cents compositions, essentiellement religieuses.12,26 Si quelqu'un me sert Communion
, Communion - Qui mihi ministrat
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
19,17–34 Représentations de la croix
→PARALITURGIE Reliques de la passion : la vraie croix
, Croix avec la lance et l'éponge à l'extrémité de la branche d'hysope (18e s.), reliquaire à papiers roulés, France
© Photo : Trésors de ferveur→
, Crucifix entouré des instruments de la Passion (début 18e s.), 33,7 x 24,4 x 1,5 cm, Clarisses de Chambéry
© Photo : Trésors de ferveur→
, Croix de Jérusalem sculptée dans une tranche d'olivier (19e s.), 9,5 x 11,2 x 2,6 cm, Jérusalem
© Photo : Trésors de ferveur→
13,4s Postquam surrexit
Ténèbres de Gethsémani - Lavement des pieds : Antienne « Postquam surrexit », (CD, 2005)
Dom Jean Claire, Chœur Des Moines de L'Abbaye De Solesmes
1,6s Fuit homo
Graduel - Fuit homo
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
19,26–30 Les sept paroles du Christ en croix
Kris
, OCSO (1972-), The Seven Last Words op. 36, 2015Jenny Spanoghe (alto)
La solitude de Jésus sur la croix est traduite dans l'effectif de cette composition: un violon (ou alto) non-accompagné, abandonné par tout le monde, sans contact avec la terre. La pièce suit les sept dernières paroles à travers sept miniatures. Un "motif de croix" reconnaissable sert comme ponctuation entre les paroles: un accord très court et fort (verticalité) suivi d'une longue seconde soutenue douce (horizontalité).
La première parole (Lc 23,34: "Père, pardonne-leur ...") est un jeu très virtuose, diabolique, on dirait fou, dépeignant ceux qui "ne savent pas ce qu’ils font."
Dans la deuxième (Lc 23,43: "... aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis.") deux voix chantent librement et paisiblement ensemble.
La jonction de la Mère et du disciple (Jn 19,26-27: troisième parole) se traduit en une valse noble, intime, pleine d'une joie intérieure.
Apogée et centre pivot des sept paroles, la quatrième parole "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?" (voir aussi Mc 15,34 et Ps 22,2) est mis en musique en glissandi répétés de dissonants criants dans le suraigu.
"J'ai soif" (Jn 19,28: cinquième parole) est évoqué par des sons expérimentaux, imitant des gémissements et des souffles secs.
"Tout est accompli" (Jn 19,30: sixième parole) est reflété par seulement quelques harmoniques, ne donnant que les contours d'une mélodie presque évaporée.
La septième parole (Lc 23,46: "Père, entre tes mains je remets mon esprit." - voir aussi Ps 31,6) est une mélodie sereine, dépassionnée.
Kris
, OCSO (1972-), Septem Verba Christi op. 38, 2015Abdij Maria Toevlucht
Motets en latin sur les sept dernières paroles du Christ en croix. Contrairement aux «The Seven Last Words» qui sont très atonaux et expressionnistes, les «Septem verba Christi» sont dans un langage néo-modal.
La première parole (Lc 23,34: "Père, pardonne-leur ..."; "Pater, dimitte illis ...") se concentre sur la proclamation tranquille, paisible du texte.
La deuxième (Lc 23,43: "... aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis."; "... Hodie mecum eris in Paradiso") est plus mélismatique, évoquant l'atmosphère céleste.
La jonction de la Mère et du disciple (Jn 19,26-27: troisième parole) devient évident avec des mélismes à deux voix, un fleuve tranquille de deux mélodies qui coulent ensemble.
La quatrième parole "Deus meus, ut quid dereliquisti me?" (voir aussi Mc 15,34 et Ps 22,2) est le centre pivot des sept paroles. C'est pourquoi elle est traitée de manière spéciale, c'est-à-dire dans un langage plus atonal, donnant expression aux mots dramatiques de Jésus. Les dynamiques sont également plutôt dans le forte, tandis que les autres se situent dans les dynamiques douces.
"J'ai soif" (Jn 19,28: cinquième parole) n'est en latin qu'un seul mot: sitio. Des quintes ouvertes et une pédale sur "si" (à la fois la syllabe et la note musicale) créent une atmosphère de désert.
"Tout est accompli", "consummatum est" (Jn 19,30: sixième parole) est une longue séquence d'harmonies qui glissent de manière chromatique en bas.
La septième parole (Lc 23,46: "Père, entre tes mains je remets mon esprit."; "Pater, in manus tuas comendo spiritum meum." - voir aussi Ps 31,6) reprend la musique de la première parole, les deux commencant par l'acclamation "Pater".
Mt 27,59 ; Jn 19,40 ; Lc 23,53 ; Mc 15,46 l'enveloppa d'un drap Saint Suaire
, Saint Suaire de Turin (17e s.), reliquaire à papiers roulés, France
© Photo : Trésors de ferveur→
Au centre, accompagnée de l'inscription Il verissimo ritratto del Santissimo Sudario (représentation véridique du Saint Suaire), se trouve une reproduction fidèle de la relique contenue dans le reliquaire : le fameux linceul dans lequel le Christ aurait été enveloppé avant d'être mis au tombeau. À gauche, la colonne de la flagellation ; à droite, la croix ainsi que deux des instruments de la Passion, l'éponge au bout du la branche d'hysope et la lance de laquelle un soldat aurait transpercé le corps du Christ selon Jn 19,34.
Szymon
(1991 - ), Sans titre, (linogravure, 2020), (120 x 80 cm)© Courtesy Vera Icon→, Mc 15,46
19,17 PARALITURGIE Chemin de croix : deuxième station
Jerzy
(1941-2004), 2 — Jésus est chargé de sa croix, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Is 53,4-7 ; Mt 27,31 ; Mc 15,20 ; Jn 19,17
« Voici l’Homme ! » Voici une foule, cette foule que l’on remarque derrière la croix, cette croix qui semble être le sceptre dérisoire de sa royauté, mais dans les yeux levés et en cette couronne d’épines, il y a vraiment un roi qui va s’acheminer sur l’unique trône de la vie, qui est celui de cette présentation, de cette mort. Oui, le Christ dénudé, presque squelettique, va s’avancer. Derrière lui, sur la gauche, il y a les deux larrons, l’un est habillé en prisonnier, l’autre avec le vêtement que l’on donnait dans les camps de concentration. Il y a quelqu’un qui est en fauteuil roulant ; mais regardez bien tout au fond, ces cannes : tous ces estropiés de la vie sont représentés. Dans ce Chemin de croix, on reconnaît effectivement un style que l’on pourrait qualifier d’expressionniste, mais c’est un expressionisme inspiré, c’est un expressionisme associé à la vie : un homme, un ouvrier, avec son débardeur, porte une croix autour du cou ; mais regardez bien cette femme, sur la droite : elle vend des chapelets. Pour vivre donc ce Chemin de croix, il y a véritablement ce don, cette présence, cet accompagnement de la prière des pauvres, mais cette prière si riche de la vie des êtres qui égrènent le temps des hommes et des femmes, qui égrènent le temps de ceux et de celles qui ne savent plus comment prier ni pour qui prier. (J.-M. N.)
19,16 PARALITURGIE Chemin de croix : première station
Jerzy
(1941-2004), 1 : Jésus devant Pilate, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Mt 27,24-26 ; Mc 15,15 ; Lc 23,24-25 ; Jn 19,16
Il est devant Pilate, mais il a le dos tourné à Pilate. Car la sentence vient d’être prononcée. Pilate, qui est représenté non pas en ecclésiastique comme on pourrait le croire, mais comme un juge. Un juge qui est aveugle : ce qu’il porte sur les yeux n’est pas le signe du bandeau de la justice dans son impartialité, il est vraiment aveugle, il a une canne blanche. Et l’actualité de l’événement du Christ est associée à l’actualité des hommes qui cherchent, à travers celui qui a entre ses mains un micro et qui regarde le Christ s’en aller vers la Passion, mis en scène, sous les projecteurs, sous les perches des micros, l’actualité de ceux qui cherchent la vérité. Mais « qu’est-ce que la vérité ? ». Face à la question de Pilate, la représentation met en scène des hommes et des femmes. Au plan stylistique, vous verrez : des visages ressemblent à des têtes inspirées du folklore populaire polonais, de ces têtes d’argile, de ces marionnettes polonaises. Mais prenons conscience qu’à côté de cette canne, il y a un homme à genoux et une jeune fille. Entre le Christ et cet homme dont le cierge est éteint, il y a cet agneau pascal qui est couché, et des femmes : une femme qui médite devant ce qu’elle vend, simplement deux écuelles de soupe ; et sous les projecteurs de l’actualité, le Christ s’en va, les yeux fermés, car la vérité ne saurait se dire, la vérité réellement va s’éprouver dans le don de cet homme-Dieu. (J.-M. N.)
19,18 PARALITURGIE Chemin de croix : onzième station
Jerzy
(1941-2004), 11 — Jésus est cloué à la croix, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Mt 27,35-44 ; Mc 15,23-28 ; Lc 23,33 ; Jn 19,18
Ici, c’est l’histoire de la Pologne durant la guerre et à travers ses martyrs : Jésus est cloué à la croix. Il manque les bourreaux. On a l’impression que le Christ lui-même se fixe sur cette croix ; il est cloué par la souffrance humaine et par le martyre des victimes ; il est cloué lorsque des êtres sont morts pour la Pologne, pour la patrie et pour la liberté. Il meurt avec ceux qui meurent, il meurt avec ceux qui sont en camp de concentration. Leur souvenir est le symbole de la voie polonaise conduisant à notre résurrection.
Derrière, au fond, on voit de face un wagon, représentant les trains de la mort ; on voit également ce qui n’est pas un cercueil mais le coffre d’une voiture, avec la plaque, à côté du cardinal Wyszynski, cet homme de haute stature.
C’est le coffre d’une voiture dans lequel se trouvait un prêtre, le P. Popieluszko. Ce prêtre a été assassiné en 1984, on s’en souvient tous. Il était l’Aumônier de Solidarnosc. Il est cette figure emblématique de la lutte pour la liberté et contre le régime communiste. Il avait été l’objet de plusieurs attentats ; un jour, on a fini par l’enlever dans le coffre d’une voiture, on a voulu lui donner une sévère leçon et il en est mort, et on l’a trouvé dans un réservoir de la Vistule quelques jours plus tard. Il a été béatifié par le pape Benoît XVI le 6 juin 2010. Nous avons d’autres personnages, pour dire la vérité de cette Passion : au centre, sous la croix où l’on voit toujours les rubans de la Pologne, blanc et rouge, il y a un homme qui s’avance vers son exécution. Mais un autre homme va prendre sa place.
Cet homme avec le vêtement des déportés, c’est le P. Maximilien Kolbe, ce franciscain conventuel qui a voué sa vie tout entière à la Vierge, à l’Immaculée Conception. Cet homme qui a traversé le monde et qui a créé des journaux, cet homme qui a donné sa vie pour un père de famille. L’histoire est encore plus forte : dans le camp de concentration d’Auschwitz, un homme s’est évadé, et il fallait des exécutions en représailles « dissuasives ». Une quinzaine allaient être exécutés et le P. Maximilien Kolbe s’est présenté, a négocié pour qu’on l’exécute à la place du père de famille, ce qui a été fait. Quand il était enfant, il avait eu la vision de la Vierge Marie qui, dit-il, lui aurait présenté deux couronnes : une blanche et une rouge. Encore les couleurs de la Pologne ! Mais en l’occurrence, la blancheur c’était la consécration de sa vie, le rouge c’était le martyre. Il a pris les deux ! Et cet homme qui avait voué sa vie à la Vierge a été exécuté le 14 août, et on l’a mis dans le four crématoire le 15 août ! Continuons dans ce chemin de l’horreur. Ils ne sont pas seuls, il y a tous ces êtres anonymes qui sont associés.
On a également le cardinal Wyszynski, cet homme qui a fait pape Jean-Paul II ! Alors que celui-ci voulait s’appeler Stanislas, le cardinal Wyszynski lui a dit : « Un pape polonais, c’est beaucoup. Stanislas, cela relève de la provocation ! ». Cet homme qui était lié d’une profonde amitié avec Jean-Paul II et qui plus d’une fois lui a dit « Arrêtez, n’en faites pas trop, pas trop vite ! », cet homme avait été emprisonné de 1953 à 1956 ; et dès qu’on a annoncé au pape Pie XII qu’il avait été emprisonné dans un camp pour lui remettre les idées en place, le pape l’a fait cardinal. Politiquement, c’était très fort car cela voulait dire que le gouvernement avait enfermé un « prince de l’Église » : attention au sens de « prince de l’Église », cela veut dire qu’il est un serviteur qui ira jusqu’au martyre, c’est pourquoi les cardinaux sont vêtus de rouge, ils doivent donner leur vie jusqu’au martyre. Le Christ ici a les yeux ouverts, c’est un état de conscience de ce qui se passe à travers les âges, au cœur de la vie. Au cœur de ces hommes et au cœur de ces femmes, de cette Présentation, de cette vieille femme sur la gauche, numérotée. Tous ceux et celles que l’on voit, ce n’est plus une procession, c’est la marche d’un massacre, au cœur des camps, au cœur de la Pologne. (J.-M. N.)
19,23s Vêtements de Jésus PARALITURGIE Chemin de croix : dixième station
Jerzy
(1941-2004), 10 — Jésus est dépouillé de ses vêtements, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N. , Ph 2,5-11 ; Mt 27,35-36 ; Mc 15,24 ; Lc 23,34 ; Jn 19,23-24
Une station absolument remarquable, qui remet dans un sens véritable l’adoration du Saint Sacrement : Jésus est dépouillé de ses vêtements, totalement. Le corps du Christ est associé au dépouillement total, de toute vie. Le Christ, lorsqu’il a été crucifié, était totalement nu. C’est la pudeur qui l’a fait représenter à travers les âges, avec ce qu’on appelle le perizonium, le pagne. Mais tous ceux qui étaient crucifiés étaient totalement nus. Il n’était pas question de pudeur. Cette nudité veut dire qu’il porte toutes les nudités des hommes, il porte toute la réalité de notre humanité. S’il est corps, il est corps dénudé, c’est-à-dire il est corps enfanté, il est corps de Dieu : un corps qui se présente à nous. Et le rapport entre l’hostie, le corps blanc, de cet ostensoir doré, ce qui est vénéré à travers le Corps du Christ, c’est sa Passion et le don de sa vie. De ce corps qui fut bafoué, au coeur de cette Fête-Dieu représentée sous le dais, l’artiste a associé à la fois la Passion et le Corps glorieux. Le Corps de Lumière, ce rayonnement qui préfigure déjà la résurrection, le soleil du petit matin du corps nu enseveli dans le tombeau. C’est le corps dénudé où s’accomplit l’enfantement de toute l’humanité ; c’est le corps dénudé du Christ. Comme le disait le cardinal Wojtyla devant le pape Paul VI lors de la retraite de 1976, « le Corps du Christ révèle la souffrance, il nous met face à nos douleurs et à nos souffrances pour participer pleinement et totalement à sa résurrection ». Effectivement, Jésus passe dans les processions de la Pologne, au milieu de ces bannières, pour qu’on n’oublie pas Celui qui a donné sa vie. (J.-M. N.)
19,25–30 PARALITURGIE Chemin de croix : douzième station
Jerzy
(1941-2004), 12 — Jésus meurt sur la croix, entouré de trente saints polonais, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 234 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Mt 27,45-50 ; Mc 15,33-39 ; Lc 23,44-48 ; Jn 19,25-30
Jésus meurt sur la croix : il est étendu sur la croix, et il est étendu sur la Pologne ; sur toute l’histoire de la Pologne. Ce qui va des premiers martyrs jusqu’à Jean-Paul II. L’artiste meurt en 2004 ; Jean-Paul II est mort en 2005. Et lorsqu’on voit Jean-Paul II au pied de la croix, ce n’est pas simplement un portrait de Jean-Paul II, c’est le portrait de l’Eglise ; et la multitude de croix, ce foisonnement de croix au fond, manifeste que tous ceux qui sont saints et tous ceux qui sont baptisés portent la croix. Et toujours Marie au pied de la croix : l’icône de Notre Dame de Czestochowa. Il y a une intelligence de cette présence, de cette vie et de ce Christ dont le sang coule toujours sur ce peuple ; et ce peuple a aussi, avec d’autres, versé son sang pour la patrie. C’est donc effectivement le Golgotha de Jasna Gora, le Golgotha du sanctuaire de la Pologne. Comme disait Jean-Paul II, Jasna Gora, le sanctuaire, c’est le lieu de la liberté des Polonais. Tout est mêlé, associé : on voit Saint Venceslas, on voit la multitude des saints et des saintes, des ermites, des pasteurs, des prêtres, des fidèles qui sont là, tout le peuple est en marche parce qu’une nation n’existe qu’à travers et que par son histoire. Et Marie dans sa fidélité associe cette présence, où l’Emmanuel qu’elle porte, cet enfant Jésus, prouve sa révélation dans la croix. (J.-M. N.)
19,38–42 PARALITURGIE Chemin de croix : treizième station, Jésus est descendu de la croix
(1861-1950), Treizième station : Jésus est déposé de la Croix (huile sur toile marouflée, 1931), 150 x 361 cm
Eglise Sainte-Barbe→, Wittenheim
© P. Lemaitre
La descente de Croix de l’église, couvrant une partie du bas-côté droit de la nef, révèle l’« horreur tragique » (Ritter). Au pied de la Croix, Marie-Madeleine, tend ses mains jointes vers Jésus, et Marie, évanouie, tombe, la face douloureuse renversée vers son Fils dont le visage invisible est volontairement tourné vers la Croix. La toile est exposée au Salon des Tuileries et remarquée par tous les critiques avant de partir à Wittenheim. « Simple hasard, évidemment, mais enfin il n’y a que peu d’œuvres proprement religieuses au Salon des Tuileries. Peu d’œuvres... et toutefois deux chefs-d’œuvre nous arrêtent dès l’entrée. Ce sont deux panneaux de notre grand et cher Desvallières, stations d’un Chemin de Croix pour une église d’Alsace ». Maurice Brillant rappelle les deux toiles découvertes au dernier Salon d’automne. Maurice Denis choisit d’illustrer, entre autres son livre Histoire du monde religieux avec cette station peinte par Desvallières à propos duquel il écrit : « Au courant Romantique, celui qui s’apparente au baroque, au Greco, à la piété espagnole, impossible de ne pas y rattacher l’oeuvre immense de George Desvallières, le représentant génial du lyrisme et du mysticisme d’après-guerre, l’un des plus grands noms de l’art d’aujourd’hui. Il avait peint un Christ à la colonne, un Sacré-Cœur pathétique comme un Grünewald. Mais c’est après quatre années de vie héroïque face à l’ennemi dans un secteur des Vosges, qu’il a peint son Drapeau de Sacré-Cœur (à Verneuil-sur-Avre), plusieurs ex-voto, plusieurs Chemins de Croix. » (Denis, 1939, p. 297)
(1861-1950), Treizième station : Jésus est descendu de la Croix (huile sur toile marouflée, 1935), 125 x 252 cm
Eglise du Saint-Esprit→, Paris 12e arrdt.
© P. Lemaitre
Cette station pathétique se déploie sous la grande fresque d’A.-H.
, L’Église qui anime l’ordre social par la charité. Après sa mort, le Christ est descendu de la croix avec des cordes dans une composition mêlant l’horizontalité du corps de Jésus à la verticalité des échelles et des pieds des deux croix. Comme à Wittenheim les deux bras pendants du Christ encadrent la figure de sa mère. La Vierge de douleur montre son visage de face, alors que Marie-Madeleine renverse sa tête vers l’arrière et saint Jean soutient le corps du Christ à côté d’elle.Jerzy
(1941-2004), 13 — Jésus est descendu de la croix, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Ga 4,4-5 ; Mt 27,57-59 ; Mc 15,42-45 ; Lc 23,50-53 ; Jn 19,38-42
Il y a là une idée spirituelle de génie, où l'on retrouve l’icône de Notre-Dame de Czestochowa : c’est le thème de la Pietà, c’est à-dire la descente de croix, où Marie porte le Christ soutenu sous les aisselles par une main qui sort de l’icône : Marie donne cette main, alors que de cette main elle montrait l’enfant Jésus, pour révéler que cet Emmanuel, c’est Dieu au milieu de ce peuple. Et la tête du Christ mort est à la place de l’enfant, avec son auréole ! Un ermite blanc, tonsuré, soutient l’icône : le sanctuaire de Czestochowa est confié à un ordre religieux, les Paulins, et c’est l’habit de chœur des Paulins. Et l’on voit des soldats, derrière, et aussi un soldat à genoux, avec le sabre dans son dos : il risque d’être exécuté… Mais il y a des soldats qui ressemblent à des cadavres, des soldats morts, exécutés.
Le Christ regarde, il porte tout cela, il porte à la fois ceux qui exécutent et ceux qui meurent. C’est bien pour cela que lorsqu’on prie pour les victimes, il faut aussi prier pour les bourreaux, pour leur conversion. La main tendue de cette Mère qui présente le Christ est prière, et lorsqu’on prie Notre Dame de Czestochowa, on prie à travers et par tout ce chemin de croix.
Ainsi les choses s’accomplissent, ainsi la vie se révèle, ainsi tout se dit : Marie est là, Marie est présente, mais ce n’est pas que Marie, c’est Marie mère de Dieu et mère de l’Église, et c’est l’Église qui porte le Christ souffrant, pour porter toute souffrance. (J.-M. N.)
19,41s PARALITURGIE Chemin de croix : quatorzième station, Jésus est mis au tombeau
Jerzy
(1941-2004), 14 — Le Christ au tombeau, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Jn 19,41-42 ; Mt 27,57-61 ; Mc 15,46-47 ; Lc 23,50-56
Le Christ au tombeau : dans quel tombeau ? Il est dans le tombeau des camps de concentration. On y voit les fils barbelés ; on y voit les livres qui ont été brûlés, des livres où l’on a voulu effacer la mémoire de la vie. Des cierges entourent Celui qui est au tombeau, enfoui dans l’horreur de cette humanité. Dans ce fatras de piliers qui encerclaient les hommes à l’intérieur des camps et dont plusieurs ont la forme de croix, tout s’écroule, mais aussi tout se libère. Car c’est bien dans le tombeau que tout se libère. Aujourd’hui au cimetière polonais d’Oswiecim, c’est la montagne des croix profanes : on voit une montagne où sont plantées une succession de croix, de croix qui disent la vie des êtres, de communautés, l’histoire de ceux et de celles qui ont combattu pour la liberté, des croix que l’on dépose encore. Les croix de la mémoire qui ne sont pas simplement un enfouissement au cœur de la mort, parce que si on regarde une croix, c’est parce qu’on a foi en la résurrection : on ne croit pas en un Dieu mort mais en un Dieu vivant ! Ce troisième jour, « ô mort, où est ta victoire ? » ; « En mourant il a détruit notre mort et en ressuscitant il nous a redonné la vie ». (J.-M. N.)
20,1.11–18 Représentations du Ressuscité
, La descente aux Enfers ou Descente aux Limbes (tempera sur tilleul, 1408-1410)
Galerie Tretiakov, Moscou (Russie)
Une très vieille homélie anonyme de la vigile de Pâques (pseudo-Épiphane, Homélie pour le Samedi Saint, cité selon
, Dieu et l’homme d’aujourd’hui, 1956) décrit cette descente du Christ aux enfers :« Adam, en tant que premier père et premier créé de tous les hommes, et en tant que premier mortel, lui qui avait été tenu captif plus profondément que tous les autres, et avec le plus grand soin, il entendit le premier le bruit des pas du Seigneur, qui venait vers les prisonniers. Et il reconnut la voix de celui qui cheminait dans la prison, et, s’adressant à tous ceux qui étaient enchaînés avec lui depuis le commencement du monde, il parla : — J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous ! Et pendant qu’il parlait, le Seigneur entra, tenant les armes victorieuses de la croix. […] Et lui ayant saisi la main, il lui dit : — Tiens-toi debout, toi qui dormais, lève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. Je suis ton Dieu et, à cause de toi, je suis devenu ton Fils. Lèves-toi, toi qui dormais car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Surgis d’entre les morts, je suis la Vie des morts. Lève-toi, toi l’œuvre de mes mains, toi, mon effigie, qui a été faite à mon image […] Regarde sur mon visage les crachats que j’ai reçus pour toi, afin de te replacer dans l’antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j’ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois, à cause de toi, qui autrefois a mal étendu tes mains vers le bois. […] Lève-toi et partons d’ici, de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière éternelle. Levez-vous et partons d’ici et allons de la douleur à la joie, des chaînes à la liberté, de la captivité aux délices du paradis, de la terre au ciel. Mon Père céleste attend la brebis perdue, un trône de chérubin est prêt, les porteurs sont debout et attendent, la salle des noces est préparée. Les trésors de tout bien sont ouverts, le royaume des cieux qui existait avant tout les siècles vous attend. »
Pour retrouver une spiritualité moins doloriste, plus authentiquement pascale, de nombreux artistes occidentaux ne s'arrêtent pas à la mise au tombeau de Jésus et ajoutent des stations à la dévotion si populaire du →chemin de croix.
Jerzy
(1941-2004), 15 — Jésus ressuscité !, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N. , Mt 28,1-20 ; Mc 16,1-8 ; Lc 24,1-11 ; Jn 20,1.11-18
Et voici la station de la Résurrection : Jésus est vivant ! Il est vivant au milieu de cette constellation, de cet univers. De haut en bas, d’un vêtement blanc, de la gloire de cette blancheur ineffable, il bénit la Pologne, tout le peuple. Le Christ s’incorpore au corps de la nation ; de cette force et de ce regard, de cette intensité et de cette puissance. Mais l’artiste va encore poursuivre le commentaire. Et là, il va dépasser les stations traditionnelles d’un chemin de croix. (J.-M. N.)
20,25–29 PARALITURGIE occidentale. Chemin de croix contemporain : une seizième station ! Pour retrouver une spiritualité moins doloriste, plus authentiquement pascale, de nombreux artistes occidentaux ne s'arrêtent pas à la mise au tombeau de Jésus et ajoutent des stations à la dévotion si populaire du →chemin de croix.
Jerzy
(1941-2004), 16 - Rencontre avec Thomas, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N. , Jn 20,24-29
Cette station est absolument extraordinaire : Thomas ! Thomas est habillé avec les vêtements d’un chirurgien. Voyez l’intelligence par rapport au thème de la vérité ! « Je veux voir les plaies, je veux vérifier, je veux toucher ! » Vérifier : vérifier cette mort pour vérifier la vie. Il y a Thomas, il y a un homme qui fait une expertise médicale, qui observe – c’est aussi très beau que Thomas soit un chirurgien, parce que Thomas est aussi un croyant. Ce n’est pas parce qu’on veut toucher qu’on est incroyant. Ce qu’exprime Thomas, c’est que la foi se vit dans la réalité de notre existence ; à travers Thomas c’est la communauté de ceux qui n’ont pas connu Jésus qui ont besoin d’éprouver cette présence. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » Mais nous avons toujours besoin de toucher ou d’avoir des preuves. Comme si seule la science était capable de vérité ! Non, il y a d’autres manières d’être en quête de la vérité, qui n’est pas simplement de l’ordre de l’explication scientifique, et quelqu’un d’autre accompagne Thomas : cet enfant ! cet enfant qui a une attitude de tendresse éperdue : l’expression de la vie, la rencontre, la force de la réalité d’une présence dit aussi des vérités intérieures bien plus fortes. Et face à l’orgueil de nos vanités, de cette tour de Babel sortie tout droit d’un tableau de Bruegel, il y a ce monde où la confusion des langages va s’intensifier à travers l’unité de ceux et de celle qui le cherchent. Vous avez sur la droite un enfant sur un fauteuil roulant ; il y a aussi une femme âgée, un vieillard dans un lit, un homme aveugle, un prêtre qui prie, mais pour tous, Thomas est le passage obligé de notre foi. Ne mettons pas en-dehors Thomas : « Thomas, porte ton doigt ici. Voici mes mains, avance ta main et mets-la dans mon côté ». Cela veut dire que nous cherchons toujours des preuves, nous avons besoin de preuves ; mais la foi n’a pas besoin de preuves, elle s’éprouve dans l’expérience intérieure du mystère d’une rencontre. Reconnaissons le Christ sans toucher ses plaies, parce que le Christ nous reconnaît en touchant nos propres plaies. On se demande toujours comment reconnaître le Christ, mais je dis : posez-vous la question inverse, le Christ nous reconnaît au cœur de nos propres plaies. Ce qui change souvent notre regard. Admirable geste ! Admirable attention et délicatesse ! Admirable travail aussi des chirurgiens ! (J.-M. N.)
21,1–11 PARALITURGIE occidentale. Chemin de croix contemporain : une dix-septième station ! Pour retrouver une spiritualité moins doloriste, plus authentiquement pascale, de nombreux artistes occidentaux ne s'arrêtent pas à la mise au tombeau de Jésus et ajoutent des stations à la dévotion si populaire du →chemin de croix.
Jerzy
(1941-2004), 17 — En Galilée, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Jn 1,35-51 ; 21,1-11 ; Lc 5,1-11 ; Mt 4,18-22 ; Mc 1,16-20
Au chapitre 21 de l’évangile de St Jean, Jésus apparaît après sa mort : alors que Pierre et ses compagnons ont repris leur activité de pêcheurs, ils voient arriver le Christ ressuscité. Et là, il les invite à jeter les filets, à se mettre en chemin. Il va les nourrir, de ce pain de vie. Le pain de vie, c’est le Pain vivant, mais c’est aussi le Pain de Vie de l’humanité tout entière, le pain que nous avons vu sur le passage de la croix, du sac de farine, de ce pain brisé. Ici, le pain est unifié, le même pain. Pierre est à genoux, implorant toujours la miséricorde du Christ. Cette barque est une barque vide, où vont s’embarquer tous les prêtres qui sont représentés ici, sous ce filet. Ce filet est la tente de l’Église, qu’il faut jeter au cœur de la nuit : il faut jeter sans savoir ce qu’il y aura dans le filet ; mais en sachant qu’au fond du filet il y a le pain du partage. Il y a véritablement le pain de la communion, il y a le pain de la Vie. Ce pain où le Christ consacre tous ses prêtres, tous ses fidèles, tous ceux qui fractionnent, pour le peuple et avec le peuple, un Pain de Vie, le Pain pour les nations, une « messe sur le monde ». (J.-M. N.)
21,25 (Gr) Omission dans un témoin majeur : a Après , on a pensé que le verset 25 n'était pas original et devait être ignoré. En effet,
Pourtant, dès 1938,
ont démontré que la correction et l'ajout du verset 25 ont été effectués par le même scribe que celui qui a écrit le verset 24. Ajouté par la première main elle-même, elle s'interprète donc mieux comme la correction d'une erreur par le scribe même qui l'avait commise, que comme le témoin d'une autre tradition textuelle (Voir J., « The Source of Catena Comments on John 21:25, NT 36/3 (1994), 271-279)., Codex Sinaiticus : l'autocorrection du scribe en finale de Jean, (encre sur parchemin, mi. 4e s.), folio 260 (Capture d'écran de la version numérisée)
British Library (347 f.) - Bibliothèque de l'université de Leipzig (43 f.) - Librairie Nationale de Russie (6 f. fragm.) Monastère Sainte Catherine du Sinaï (fragm.), cette page : British Library © Educational Use→ D.R. British Library, Bibliothèque de l'université de Leipzig, Monastère Sainte Catherine, Librairie Nationale de Russie
À partir de la huitième ligne avant l'excipit, on voit assez clairement comment le dernier verset fut oublié, puis ajouté : sa première ligne est en caractères un peu plus fins, pour que l'ensemble du verset puisse être copié, avec de difficiles découpages de mots, mais sans nuire trop à l'équilibre de la page :
εϲτιν δε και αλλα |
πολλα · ἁ εποιηϲεν |
ο ιϲ ατινα εαν γρα |
φηται καθ εν · ου |
δʼ αυτον οιμαι τον|
κοϲμον χωρηϲει |
τα γραφομενα βι |
βλια :
1,29 voici l'agneau de Dieu Tableaux-reliquaires : deux « Agneaux de Dieu » de l'âge classique Dans le domaine des objets de piété, agnus et plus rarement agnus dei signifie : « Médaille de cire blanche, bénie par le pape, sur laquelle est imprimée l'effigie d'un agneau » (C.N.R.T.L.→) ; plus généralement, il peut s'agir de toute petite image de piété, souvent ornée de broderie, parfois enrichie de reliques, de fils d'or et de franges de soie et destinée aux enfants.
, Agnus Dei représentant l'Ecce Homo édité par le pape Innocent XII, (1691-1700), diam. 11 x 1 cm
Rome © Photo : Trésors de ferveur→
, Agnus Dei représentant l'Ecce Homo, (fin 17es.), 15,5 x 19 x 5,5 cm, reliquaire à papiers roulés, France
© Photo : Trésors de ferveur→
1,2 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu Épigraphie chrétienne grecque tardoantique (200-750 ap. J.-C.) Byz : I(ēsou)s CH(risto)s; en archē ēn ho logos kai ho logos ēn pros ton theon.
, Moule eucharistique (marbre taille et gravé, Palestine ?, 6e s.), diam. 21 cm, tampon de marbre pour la confection du pain eucharistique
(in Un musée palestinien. Notice sur le musée archéologique de Notre-Dame de France à Jérusalem,
, Paris : Maison de la Bonne Presse, 1907, 28)Musée de Notre-Dame de France, Jérusalem (Israël) jusque ca. 1948-1949 ; perdu © digitalisation BEST aisbl
Le moule, disparu lors de la conquête de Jérusalem en 1948, porte : I(ēsou)s CH(risto)s; en archē ēn ho logos kai ho logos ēn pros ton theon (« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu »). Le voici in situ dans le musée disparu, sur un cliché ancien :
, Vue de la salle de présentation du moule eucharistique
Musée de Notre-Dame de France, Jérusalem jusque ca. 1948-1949 ; perdu © Pères Assomptionnistes de Jérusalem - digitalisation Couvent Dominicains - É.B.A.F
1,2.29b Invention de la « bulle » du neuvième art dans l'épigraphie chrétienne latine tardoantique (200-750) ? Un fresquiste antique semble avoir inventé les « bulles » des bande dessinées en mettant en parallèle les paroles de Jean l'évangéliste et de Jean le Baptiste ! Son œuvre offre, en effet, un exemple frappant d’interaction entre l’image et le texte. Les citations bibliques n'y ont aucune fonction d'identification des personnages représentés (étant donné la présence de légendes appropriées), mais constituent en quelque sorte la bande-son de la composition à laquelle elles participent visuellement aussi, grâce à la mise en page particulière.
, Ecce Agnus Dei (peinture sur enduit, ca 720-730), ca. 150 x 200 cm, décor d'un ciborium (?)
église Sainte-Suzanne, Rome (Italie) © D.R. A. Felle
Les inscriptions font partie de la décoration picturale au-dessus d'un arc dont les fragments ont été retrouvés, rangés avec soin, ainsi que de nombreux autres vestiges de plâtre présentant encore les peintures murales, à l'intérieur d'un sarcophage romain (2e s.) réutilisé comme tombe dans l'église.
Le décor présente au sommet de l'arc, dans un disque central, l'Agneau mystique ; des deux côtés, sur les piliers de l'arc, sont représentés Jean-Baptiste à gauche, et à droite l'évangéliste éponyme, identifiés respectivement par les inscriptions appropriées
Les deux saints ont la main levée et trois doigts étendus, signes d'une prise de parole selon la gestuelle rhétorique antique. Entre les deux personnages et l'Agneau central au sommet se trouvent les inscriptions
qui présentent textuellement les mots des deux saints, représentés dans l'acte même de parler ! Leur situation dans les espaces entre les figures des deux saints (représentés dans l'acte de parler) et le sujet central de l'Agneau, mettent celui-ci encore plus en relief comme point de jonction entre Ancienne Alliance (dont Jean-Baptiste est le dernier prophète) et Nouveau Testament (dont l’évangéliste Jean est le premier).
1,1–6 Représentations de Jean (l'évangéliste)
, Saint Jean l'évangéliste (18e s.), cire de Nancy, 35,7 x 27,7 x 5,6 cm
© Photo : Trésors de ferveur→
, Saint Jean l'évangéliste (18e s.), gravure rehaussée sur vélin, 26,8 x 30,7 x 4,2 cm, reliquaire à papiers roulés, carmel de Beaune
© Photo : Trésors de ferveur→
3,16 En conclusion
11,1 La fratrie de Béthanie C'est en tant que membre d'une fratrie que Marie de Béthanie (Lc 10,39-42 ; Jn 11,1-45 ; 12,3) est présentée dans l'évangile : elle est soeur de Marthe et de Lazare et à chaque épisode de sa vie présenté dans les Écritures, son frère ou sa sœur sont également présents.
, Saint Lazare et ses sœurs Marthe et Marie (15e s.), 177 x 165 cm, 02882
musée Lazaro Galdiano, Madrid (Espagne) © Domaine public→
Les trois frères et sœurs mentionnés en Jn 11 sont ici représentés en habit d'aristocrates espagnols du 15e s. Selon la tradition provençale, ils seraient arrivés en Gaule lors des persécutions chrétiennes. À gauche, Marie de Béthanie, assimilée à Marie de Magdala, est représentée avec son attribut habituel : le flacon de baume dans une main. De l'autre main elle tient une couronne d'épines, peut-être en référence à sa présence au pied de la croix. Au centre Lazare tient une épée à la main. À droite Marthe tient une croix d'une main et une cruche de l'autre car selon la légende à Tarascon, elle aurait vaincu le monstre appelé « tarasque » en lui jetant de l'eau bénite et en lui montrant la croix.
Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit
, Marthe et Marie Madeleine (huile sur toile, 1599), 100 x 134,5 cmMusée d'Art de Détroit, MI (États-Unis) © Domaine public→
La main gauche posée sur un miroir tandis que la droite tient une fleur sur son cœur Marie Madeleine regarde sa sœur Marthe qui se tient dans l'ombre à ses côtés et qui cherche sans doute par ses propos à l'éloigner de ses activités frivoles. Le peigne et le pot de poudre placés sur la table devant elle montrent quelles sont les préoccupations de Marie Madeleine.
19,5 Voici l'homme Ecce homo
Le seul personnage véritablement lumineux et droit est le même qui est auréolé : le Christ.
Jacopo Robusti, dit
(1518-1594), Ponce Pilate se lavant les mains (huile sur toile, 1566-1567), 515 x 380 cmScuola Grande di San Rocco, Venise (Italie) © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18 ; Ac 23
Ce Jésus de granit, comprimé entre les gardes, est exposé à la dévotion des fidèles et aux vents marins comme il fut exposé aux huées de la foule réclamant sa condamnation à mort.
, Calvaire de Saint-Thégonnec (granit, 1610)
enclos paroissial de Saint-Thégonnec, Bretagne (France) © CC-BY-SA-3.0→
Christ aux outrages (pigments à la détrempe sur bois, 17e s.), 32 x 17 cm, porte de tabernacle
Provenance : Père Mazeau, ancien musée d’art sacré de Chancelade, Conservatoire diocésain de l’évêché de Périgueux et Sarlat
Photo : Laure Mallet © Association diocésaine de l'évêché de Périgueux et Sarlat→,
En cours de restauration (mai 2020) cette petite porte avait été couverte d'un moulage industriel de calice et d'un enduit gris au 19e s. Noter l'inscription « Ecce Homo » au-dessous de l'image.
, Agnus Dei représentant l'Ecce Homo édité par le pape Innocent XII, (1691-1700), diamètre 11 x 1 cm
Rome (Italie) © Trésors de ferveur→
, Agnus Dei représentant l'Ecce Homo (fin 17e s.), reliquaire à papiers roulés, 15,5 x 19 x 5,5 cm
France © Trésors de ferveur→
Le gouffre obscur au seuil duquel se tient le Christ accentue la solitude dans laquelle il se trouve à ce moment, quoiqu'il soit au centre de tous les regards (des balcons jusqu'à la chaussée).
Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit
(1606-1669), Le Christ présenté au peuple (eau-forte, 1655)musée de la maison de Rembrandt, Amsterdam (Pays-Bas) © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18
Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit
(1606–1669), Le Christ devant Pilate (gravure sur papier, 1636), 55 x 44,8 cmRijksmuseum, Amsterdam (Pays-Bas) © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18 ; Ac 23
Le dais en haut à droite n'est pas sans rappeler le mobilier liturgique catholique, tandis que la difformité des malfrats qui s'extraient du gouffre indifférencié de la foule évoque les représentations de l'enfer auquel Jésus, lumineux et les yeux levés au ciel, est absolument étranger.
Philippe de
(1602-1674), Le Christ aux outrages (huile sur toile, 1655), 186 x 126 cmMusée national de Port-Royal des Champs (France) © Domaine public→, Mt 27,27-31 ; Mc 15,16-20 ; Jn 19,2-3
Ici, le Christ est seul, sanguinolent, à la fois majestueux et vulnérable. Est-il assis comme un roi siège sur son trône ou comme quelqu'un de trop faible pour se tenir debout et qui se repose, affligé par les coups ?
Antonio
(1821-1891), Ecce homo (huile sur toile, 1860-1880), 292 x 380 cmGalleria dell'Arte Moderna, Palazzo Pitti, Florence (Italie) © Domaine public→
Le peintre néoclassique représente dans une œuvre presque grandeur nature ce passage de l'Évangile. L'angle est original : nous sommes dans le palais de Pilate. Au premier plan à droite, la femme de Pilate se détourne tristement : elle a tenté d'empêcher cela en racontant à son mari le rêve qu'elle a eu au sujet de Jésus, mais en vain. Les lignes de fuite, bien que discrètes parce que liées aux architectures de l'arrière-plan, attirent le regard vers le point signifiant toute l'intensité dramatique du moment : l'espace situé entre le corps de Jésus et la main de Pilate, cette main qui livre, et qui prétend se laver du crime.
19,6 Voici l'homme Ecce homo
Le seul personnage véritablement lumineux et droit est le même qui est auréolé : le Christ.
Jacopo Robusti, dit
(1518-1594), Ponce Pilate se lavant les mains (huile sur toile, 1566-1567), 515 x 380 cmScuola Grande di San Rocco, Venise (Italie) © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18 ; Ac 23
Ce Jésus de granit, comprimé entre les gardes, est exposé à la dévotion des fidèles et aux vents marins comme il fut exposé aux huées de la foule réclamant sa condamnation à mort.
, Calvaire de Saint-Thégonnec (granit, 1610)
enclos paroissial de Saint-Thégonnec, Bretagne (France) © CC-BY-SA-3.0→
Christ aux outrages (pigments à la détrempe sur bois, 17e s.), 32 x 17 cm, porte de tabernacle
Provenance : Père Mazeau, ancien musée d’art sacré de Chancelade, Conservatoire diocésain de l’évêché de Périgueux et Sarlat
Photo : Laure Mallet © Association diocésaine de l'évêché de Périgueux et Sarlat→,
En cours de restauration (mai 2020) cette petite porte avait été couverte d'un moulage industriel de calice et d'un enduit gris au 19e s. Noter l'inscription « Ecce Homo » au-dessous de l'image.
, Agnus Dei représentant l'Ecce Homo édité par le pape Innocent XII, (1691-1700), diamètre 11 x 1 cm
Rome (Italie) © Trésors de ferveur→
, Agnus Dei représentant l'Ecce Homo (fin 17e s.), reliquaire à papiers roulés, 15,5 x 19 x 5,5 cm
France © Trésors de ferveur→
Le gouffre obscur au seuil duquel se tient le Christ accentue la solitude dans laquelle il se trouve à ce moment, quoiqu'il soit au centre de tous les regards (des balcons jusqu'à la chaussée).
Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit
(1606-1669), Le Christ présenté au peuple (eau-forte, 1655)musée de la maison de Rembrandt, Amsterdam (Pays-Bas) © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18
Rembrandt Harmenszoon van Rijn dit
(1606–1669), Le Christ devant Pilate (gravure sur papier, 1636), 55 x 44,8 cmRijksmuseum, Amsterdam (Pays-Bas) © Domaine public→, Mt 27 ; Mc 15 ; Lc 23 ; Jn 18 ; Ac 23
Le dais en haut à droite n'est pas sans rappeler le mobilier liturgique catholique, tandis que la difformité des malfrats qui s'extraient du gouffre indifférencié de la foule évoque les représentations de l'enfer auquel Jésus, lumineux et les yeux levés au ciel, est absolument étranger.
Philippe de
(1602-1674), Le Christ aux outrages (huile sur toile, 1655), 186 x 126 cmMusée national de Port-Royal des Champs (France) © Domaine public→, Mt 27,27-31 ; Mc 15,16-20 ; Jn 19,2-3
Ici, le Christ est seul, sanguinolent, à la fois majestueux et vulnérable. Est-il assis comme un roi siège sur son trône ou comme quelqu'un de trop faible pour se tenir debout et qui se repose, affligé par les coups ?
Antonio
(1821-1891), Ecce homo (huile sur toile, 1860-1880), 292 x 380 cmGalleria dell'Arte Moderna, Palazzo Pitti, Florence (Italie) © Domaine public→
Le peintre néoclassique représente dans une œuvre presque grandeur nature ce passage de l'Évangile. L'angle est original : nous sommes dans le palais de Pilate. Au premier plan à droite, la femme de Pilate se détourne tristement : elle a tenté d'empêcher cela en racontant à son mari le rêve qu'elle a eu au sujet de Jésus, mais en vain. Les lignes de fuite, bien que discrètes parce que liées aux architectures de l'arrière-plan, attirent le regard vers le point signifiant toute l'intensité dramatique du moment : l'espace situé entre le corps de Jésus et la main de Pilate, cette main qui livre, et qui prétend se laver du crime.
4,35–5,1 Disposition du texte per cola et commata Cette section de Jean fournit un des plus beaux spécimens anciens de la division du texte biblique per cola et commata (le texte reproduit est celui de Jn 4,35-5,1. C’est saint Jérôme de Stridon (ca 347-420), le saint patron des traducteurs, qui inventa cette disposition du texte biblique. Notre traduction de la Bible est entièrement disposée en « vers », ou plutôt en « cola et commata », c’est-à-dire : « par membres et césures » (cola translittère le pluriel du terme grec kôlon, signifiant membre d’un corps ; comma vient du grec kómma signifiant coupure, césure ; le mot « comma » existe en français→).
; Pape († 731), dédicataire), Codex Amiatinus (Am), détail : fol. 856v, (encres et enluminures sur vélin, Wearmouth et Jarrow, Angleterre, ca 688-713), 36 x 25,5 cm de texte sur des pages de 50 x 34 cm.
(642-716), patronBibliothèque Medicea Laurenziana, Florence (Italie) © Creative Commons→
Nous disposons le texte comme dans l’édition de référence de la →Vulgate de saint Jérôme.* Elle se reconnaît d’emblée à l’alternance de lignes inégales, les unes en saillie, les autres rentrées : cela ressemble bien à la succession des vers d'un poème. En fait, le texte est divisé en petites sections correspondant à une phrase ou à un membre de phrase, dont la longueur ne dépasse guère deux ou trois lignes et peut même se réduire à une seule, voire à un seul mot, et chacune de ces sections débute sur une nouvelle ligne. Les autres lignes de la section, s'il y en a, commencent un peu en retrait vers la droite.
Le choix de disposer le texte de toutes les Écritures per cola et commata en affecte la lecture, par la forme littéraire qu’il leur reconnaît. Voici un bref historique de cette présentation du texte, et un aperçu de ses principales motivations et des effets de sens qu'elle peut produire.
étaient transmis en « stiques » (du mot grec stichos signifiant ligne).
Les Grecs segmentent le texte en lignes correspondant à une longueur de seize syllabes, soit la longueur d'un vers chez Homère (environ 36 lettres). Cette division stichométrique avait une double fonction, commerciale et éditoriale. Elle servait dans la production des livres à évaluer la longueur du texte et le paiement dû au copiste, et dans leur édition à se repérer en vue de leur étude critique
Au départ liée à la poésie, la division fut étendue aux œuvres en prose, sans doute pour en faciliter la lecture (elles aussi étaient lues à haute voix)
Dès le 1er s. →18 donne des explications sur les méthodes employées pour découper le texte de Démosthène en cola et en périodes. Comp.
, Commentaire sur le Peri ideôn d’Hermogène 1,63 (11e s., cf. Walz, Rh. Gr. 6, 127) affirme que l'écriture per cola et commata fut l'invention des rhéteurs à l'imitation de la poésie.
La division en lignes acquit aussi une dimension sémantique et l’on inventa une autre type de division, selon le sens :
(258-180 av. J.-C.) mesure la longueur des vers de la poésie lyrique y compris au théâtre, en les divisant selon le sens en kola (l’hexamètre grec est composé de quatre kôla) et en revenant à la ligne (stichos) à chaque kôlon.
Lorsqu’elles seraient appliquées à la traduction de textes déjà poétiques (avec leur propre prosodie, dans leur langue originelle) ces divisions pourraient y créer de nombreux effets de sens.
avait ses propres lois prosodiques.
→ 2,16,4) et David en vers de trois ou cinq pied ( A.J.→ 7,12,3). A.J.
, par exemple, affirme que Moïse a composé en vers de six pieds (Saint Jérôme lui-même reconnaît plusieurs sortes de pieds dans les psaumes (→ 30,3,1, CSEL 54,245,1) et plusieurs mètres dans la prophétie de Jérémie ( Ep.→ 63,8,16 : CSEL 54,460,16). Ep.
Il est probable qu’un effort d’édition, et donc d’organisation minutieuse du texte qui aboutirait à la quête d’exactitude du système massorétique fixé entre le 7e et le 10e s., se déployait au moins depuis la fin de la période hasmonéenne et la fixation d’un texte dit « protomassorétique » (cf. →MASSORÉTIQUE (Texte —, ou : M) ; les fières affirmations de →1,8 « Après tant de siècles écoulés, personne ne s’est permis aucune addition, aucune coupure, aucun changement » au texte biblique C. Ap. ; ou encore les attestations des manuscrits de la mer Morte, en particulier ceux de →Qumrân).
étaient transmises en scriptio continua (sans séparation entre les mots, ce qui en fait surtout les aide-mémoire d’une transmission surtout orale), sur des lignes de longueur arbitraire, déterminée par la largeur prédéfinie des colonnes.
Dès le 2e s. av. J.-C. les scribes s’étaient mis à mobiliser la mise en page pour indiquer les unités de base que sont le paragraphe et le capitulum, afin de clarifier les principales étapes d'une argumentation ou d'un récit.
Les grands manuscrits du 4e s. avaient commencé à abandonner la disposition quantitative en stiques alexandrins : les codices Sinaiticus et Vaticanus éditent non seulement les livres dits « poétiques », mais aussi Job, la Sagesse et le Siracide en deux colonnes au lieu de trois ou quatre, pour donner assez d’ampleur au lignes de sens sans trop les briser.
Faisant œuvre littéraire autant que scientifique, Jérôme appliqua au texte de la Vulgate le découpage per cola et commata en divisant chaque période en parties formant des unités de sens, et en commençant une nouvelle ligne pour chacune. Lorsque l'unité de sens est trop longue pour tenir sur une ligne (environ 30 signes), le reste est reporté à la ligne suivante avec un léger retrait par rapport à la marge. En cela il innovait littérairement en s’inspirant de la littérature profane :
Il divise le texte des « livres historiques » en cola et vers (Prologue à Josué : distinctiones per membra divisas ; Prologue aux Paralipomènes (Chroniques) : per versuum cola) ;
Il divise celui des livres prophétiques en cola et commata (Prologue à Ezéchiel : « per cola scriptus et commata manifestiorem legentibus sensum tribuit »).
Il invitait à ne pas confondre les mètres et les vers qu’il créait ainsi avec la prosodie hébraïque des psaumes ou des livres attribués à Salomon. Il indique appliquer un usage commun pour les œuvres de Démosthène et de Cicéron divisées en sentences longues et courtes, cola et commata, quoi qu’ils aient écrit en prose et affirme procéder ainsi pour la commodité du lecteur en faisant apparaître plus clairement le sens. Il insiste pour que l’on conserve toutes ses divisions :
Prologue à Isaïe « Nemo cum Prophetas versibus viderit esse descriptos metro eos aestimet apud Hebraeos ligari, et aliquid simile habere de Psalmis vel operibus Salomonis : sed quod in Demosthene et Tullio solet fieri, ut per cola scribantur et commata, qui utique prosa et non versibus conscripserunt, nos quoque utilitati legentium providentes, interpretationem novam novo scribendi genere distinximus. »
Il fut ensuite imité jusqu’au 9e s. dans les scriptoria qui transmettent la Bible :
Le ms de Cheltelham (Ms 12 266 de la Collection Phillips) dit parfois liste de Mommsen, présente un catalogue stichométrique livre par livre, arrondi en chiffres élégants. Il date du10e s. mais copie un matériel du milieu 4e s. La comparaison avec les coupures per cola et commata de l’Amiatinus montre une correspondance très remarquable (
, 505).Cf. William ; cf. Theodor , « Zur lateinischen Stichometrie », dans Hermès 21 (1886) 142-156.
, « The Cheltenham List of the Canonical Books of the New Testament and of the Writings of Cyprian », Studia Biblica et Ecclesiastica III (Oxford, 1891), 217-325 : la liste est « réimprimée à partir de l'article de Mommsen », dans lequel « la latinité et les erreurs d'écriture du manuscrit sont reproduites telles quelles » (222)Les premiers copistes de la Vulgate semblent avoir respecté les intentions de son auteur, même si la répartition du texte entre les lignes à l'intérieur des petites sections comporte des variations d'un manuscrit à l'autre, allant d'une copie très matérielle jusqu'à l'art consommé du scribe du codex Amiatinus (cf. supra), qui non seulement tient compte du sens du texte qu'il transcrit, mais se préoccupe aussi de l'esthétique de la mise en page.
La comparaison entre la dispositio du texte dans des codices comme l’Amiatinus, avec la ponctuation dans des codices comme le Cavensis (9e s.), montre que les coupures hiéronymiennes se sont bien transmises (
, 497-499).Vers le 8e s., les ateliers anglais inventent l’abréviation « K » (peut-être pour kôlon ou pour komma)afin de signaler les fautes de copistes dans la division des lignes, avec une double fonction: signaler l'endroit où une division a été omise, et réclameraux copistes postérieurs qu'ils commencent une nouvelle ligne.
Jérôme accomplit son œuvre alors que la rhétorique, conçue comme médiatrice entre la sagesse et les mots, est la science reine des savoirs. Il faut comprendre son initiative dans le contexte de l’anthropo-théologie du langage qu’elle véhicule.
La première motivation de Jérôme était physique, liée à l’actio ou performance orale. Il voulait faciliter la déclamation de sa traduction.
, Mémoire (référence complète en fin de note), 99 « Il n’y a dans la disposition de la Vulgate per cola et per commata qu’un seul genre de division matérielle : c’est une coupure du texte, tantôt plus long et tantôt plus courte, mais toujours apte à être lu d’une seule émission de voix »
, 495 « Jérôme fit jouer à ce système de coupures un rôle utilitaire. La lecture et surtout la lecture publique sur des manuscrits où phrases et mots défilaient en séries ininterrompues de lettres d'égale hauteur et à peine séparées les unes des autres, devait être un art fort difficile à son époque : Jérôme voulut que les plus simples eux-mêmes pussent remplir l'office de lecteur dans l'assemblée des Frères. A nouvelle traduction il donna, comme lui-même l'écrit, disposition nouvelle, et il coupa son texte par petites sections en allant à la ligne non seulement à la fin de chaque période, mais aussi à la fin de chaque membre secondaire, si bien que quiconque articule à haute voix les mots des phrases ainsi disposées, en prenant soin seulement de s'arrêter à chaque coupure, fait une lecture correcte et intelligible. »
La disposition colométrique du texte obéit donc aussi à un critère sémantique : elle regroupe les mots qui doivent être unis dans la lecture, sans pourtant imposer une seule lecture comme la ponctuation moderne tend à le faire :
, 495 : « Une pareille disposition offre, pour l'éditeur d'un texte ancien, un très grand avantage, car elle le dispense de cette perpétuelle intrusion dans la pensée de l'auteur qu'est notre ponctuation moderne. Cet avantage est accru encore lorsqu'il s'agit du texte biblique, car l'interprétation en est ainsi laissée à saint Jérôme lui-même. »
En mettant en relief le langage pour lui-même, sans le réduire à n’être qu’un signe transparent d’une « information », d’un « sens » qui seul importerait, cette disposition du texte écrit accompagne un idéal de connaissance modulée par la sagesse, une science dont la pierre de touche reste la docte ignorance : face qu mystère du monde, de l’homme et de Dieu « je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien » ( → 21d Apologie de Socrate. ; Ménon 80d 1-3 ; Hippias mineur 372b-372d).
La dispositio per cola et commata s’avère en fait riche de nombreux effets de sens : c’est ainsi qu’elle peut être motivée spirituellement.
La disposition per cola et commata produit aussi des effets rythmiques d’accélération ou de ralentissement dans les récits comme dans les discours. Cela imprime un rythme de lecture, en permettant de s'attarder sur certains mots et d’accélérer sur d'autres. En voici quelques exemples
Dans le NT les malices et péchés à éviter sont souvent listés en cola et commata brefs (Ga 5,19-21), formant diptyque avec des listes analogues d'actions bonnes ou de fruits de l’Esprit Ga 5,22-23).
La célèbre envolée de Paul sur le thème « tout est à vous et vous êtes au Christ... » est disposée en un mot par ligne : 1Co 3,21-22 ; il en est de même pour les signes de la venue du messie à annoncer à Jean en Mt 11,4-5 ou encore pour les dons de l’Esprit selon Paul en 1Co 12,5.
La disposition per cola et commata permet aussi de mettre en valeur de nombreux passages en style direct, proches du théâtre, en revenant à la ligne à chaque fois qu’une nouvelle prise de parole commence. En soulignant graphiquement la marquetterie des voix qui s'entendent, les retours à la ligne font des Écritures un grand opéra avec de nombreuses voix.
Plus généralement, en réduisant au strict minimum la ponctuation, la disposition per cola et commata permet de retrouver dans la langue cible certaines étrangetés produites par des constructions grammaticales de la langue-source inexistantes dans la langue-cible mais que les traducteurs, par respect pour la révélation, choisissent de préserver. Appliquée aux psaumes, qui sont régis en hébreu par une autre prosodie, elle aboutit à plusieurs reprises à rendre possibles des enjambements étrangement modernes.
La division per cola apparaît dans la plus ancienne copie conservée des évangiles de la Vulgate, dont voici une page :
Codex Sangallensis 1395 (détail), (encre brune sur velin, Italie du Nord : Vérone ?, déb. 5e s.), 24 x 18,5-19 cm, fol. 327
Stiftsbibliothek, St-Gall, Communauté Helvétique © Creative Commons→
Le Codex Sangallensis 1395, épais de 473 feuilles de parchemin (24 x 18,5 cm) disposées in quarto compile des fragments rassemblés au 19e s. Il recèle un précieux manuscrit latin du Nouveau Testament datant du 5e s., désigné par Σ. C’est le plus ancien manuscrit latin conservé de la traduction du Nouveau Testament de Jérôme, qui fut chargé par le pape Damase en 382 de réviser les anciennes traductions latines (Vetus Latina).
Le codex Sangallensis contient des marginalia présentant les notes d’un scribe contemporain du texte qui a été identifié de manière plausible avec saint Jérôme lui-même !
1,101-111), et par un second érudit inconnu. Le premier annotateur compare deux exemplaires latins et un texte grec. .Ce folio présente Lc 23,5-16, avec en marge en lettres noires les de I à MMLI les portions de la concordance des quatre Évangiles et leurs paragraphes ; en rouge de I à X les Canons d’Eusèbe. Dans la marge inférieure apparaît une des deux notes de ce manuscrit écrites en onciale romaine ancienne.
——————————————————————————
* Notre disposition suit celle de la →Vulgate Weber-Gryson, à deux différences près : pour la commodité du lecteur, nous y ajoutons des signes de ponctuation, et pour des raisons technologie numérique la division en versets (très postérieure au 4e s., puisqu'elle ne fut étendue à toute la Bible qu'à partir de Robert Estienne en 1555) force certains retours à la ligne qui ne sont pas dans les manuscrits anciens de la Vulgate.
Pour aller plus loin :
, Bernhard, Mittelalterliche Studien: ausgewählte Aufsätze zur Schriftkunde und Literaturgeschichte, 3 vols, vol. 1, Stuttgart : Hiersemann, 1966.
, James Rendel, Stichométrie, Londres : Clay, 1893.
, Elias Avery (et Roger Aubrey Baskerville Mynors, Bernhard Bischoff), CLA (Codices Latini Antiquiores. A palaeographical guide to Latin manuscripts prior to the ninth century), Oxford : Clarendon Press, 1934-1971 (12 vols.), puis index et addenda.
, Patrick, Latin Gospel Books from A. D. 400 to A. D. 800., Paris-Bruxelles : Erasme, 1961, 12-13 et 113-17 : sur les capitules.
, Eberhardt, « Die eusebianische Evangelien-Synopse », Neue kirchliche Zeitschrift, 19 (1908), 40-51, 93-114, 219- 232.
, Malcom Beckwith, Scribes, Scripts and Readers. Studies in the Communication, Presentation and Dissemination of Medieval Texts, Londres : The Hambledon Press, 1991.
, Malcom Beckwith, Pause and Effect: An Introduction to the History of Punctuation in the West, Berkeley-Los Angeles : University of California Press, 1993.
, Dom Henri, Mémoire sur l'établissement du texte de la Vulgate, Ie partie, Octateuque, « Collectanea Biblica Latina VI », Rome-Paris : Desclées-Gabalda 1922, 4e part., c.3 « De la disposition du texte per cola et commata, 495-505.
, William J. (éd.), Aristophanis Byzantii Fragmenta, « Sammlung griechischer und lateinischer Grammatiker » 6, Berlin et New York : Walter de Gruyter, 1989.
, Cuthbert Hamilton, The Oldest Manuscript of the Vulgate Gospels, Oxford : Clarendon press, 1931.
, Jean, « La division en paragraphes dans manuscrits de la basse Antiquité et du haut Moyen Âge », in La Notion du paragraphe, Paris : ed du CNRS, 1985, 41-51
, Christian, Rhetores graeci... Emendatiores et auctiores edidit, suis aliorumque annotationibus instruxit indices locupletissimos, 7 vol., Stuttgart : J.G. Cottae, 1832 (vol. 3).
, Robert, « La lettre grecque K employée comme signe de correction dans les manuscrits bibliques latins écrits ‘per cola et commata’ », Scriptorium 9/1 (1955), 57-63.
19,27 Voici ta mère Let it be
Une célèbre chanson du célèbre groupe britannique, morceau initialement très intime, a rapidement été considérée par beaucoup comme l'équivalent d'un gospel, un hymne à la Vierge Marie.
(texte : Paul McCartney), Let It Be (Remastered 2009), Paul McCartney : piano, chant – George Harrison : guitare électrique, chœurs – Ringo Starr : batterie, Apple Records, 1970
Lorsque la frénésie de la Beatlemania commençait à s'estomper et que les relations au sein du groupe se détérioraient, annonçant une fin imminente, Paul McCartney fit un rêve marquant : sa mère Mary, décédée depuis une douzaine d'années, lui apparut. Dans ce rêve, elle lui offrit la consolation d'une rencontre inattendue et lui transmit ces paroles apaisantes : Let it be – « qu'il en soit ainsi », « ainsi soit-il », amen – ou, plus simplement « lâche prise », « accepte que ce qui est, est ». Et le cœur troublé du jeune homme retrouva la paix.
Ce fut le dernier grand succès du groupe, qui, sans le prévoir, produisit une œuvre résonnant comme un écho à l'un des préceptes les plus célèbres de Jésus : « — Que votre parole soit oui, oui ; non, non » (Mt 5,37), peut-être en rétroversion araméenne : « Dis ce qui est est, ce qui n'est pas n'est pas » (cf. Eric Jésus parlait araméen, Paris : Les éditions du Relié, 2000, 206-209). En ce sens, Let it be exprime une invitation à l’acceptation complète de la réalité.
Sans en avoir conscience, les Beatles ont laissé un héritage musical transcendant les frontières de la pop et abordant indirectement la figure de la Vierge, incitant les auditeurs à tourner leur regard vers la Reine du ciel. Le choix de McCartney d’employer l’expression « Mother Mary », sans utiliser de possessif, ouvre cette figure à une interprétation universelle, et facilite l’association avec Marie. Comme souvent avec les grandes œuvres, celle-ci échappe à son auteur et acquiert un caractère universel, abordant des thèmes qui semblent dépasser les intentions initiales.
L'association entre la figure maternelle et la souffrance rappelle également, à une autre échelle, les paroles adressées par Jésus à Jean depuis la croix : « Voici ta mère » (Jn 19,27). Cependant, la chanson s'achève sur un passage des ténèbres vers la lumière, un thème central dans la Bible, d'Isaïe à la Résurrection. La mélodie de Let it be, évoquant pour McCartney l’aube d’un jour nouveau, semble ainsi renvoyer à cette symbolique de renaissance et de paix.
Ces dynamiques, exprimées de manière simple mais puissante dans cette chanson, trouvent un écho dans les paroles du frère Roger : « Avec Marie (…) attendre dans la paix des nuits […] comme aux heures des plus grands combats intérieurs, attendre que fleurissent nos déserts » (
, Marie, mère de réconciliation, Les Presses de Taizé / Le Centurion, 1989, 24).